AMISULPRIDE SANDOZ 100 mg, comprimé sécable (Amisulpride) est un médicament générique commercialisé en France. Retrouvez ici indications et posologie, composition, prix, équivalents.
Extraits du résumé des caractéristiques du produit publié par l’ANSM, repris mot pour mot et jamais reformulés. Ils ne remplacent pas le document complet, qui seul fait foi.
Traitement de la schizophrénie.
Posologie
De façon générale :
si la dose quotidienne est ≤ 400 mg, l'administration se fera en une prise,
au-delà de 400 mg, l'administration se fera en 2 prises par jour.
Episodes psychotiques aigus
Il est possible de commencer par la voie IM pendant quelques jours à une dose maximale de 400 mg/jour puis relais par la voie orale.
La posologie recommandée par voie orale est de 400 à 800 mg/jour, la posologie maximale ne devra pas dépasser 1200 mg/jour. La tolérance des doses supérieures à 1200 mg/jour n'a pas été largement évaluée. Par conséquent, ces doses ne devront pas être utilisées.
La posologie sera ensuite maintenue ou adaptée en fonction de la réponse individuelle du patient.
Dans tous les cas, le traitement d'entretien sera établi individuellement avec la dose minimale efficace.
Episodes négatifs prédominants
La posologie recommandée est de 50 à 300 mg/jour. Les posologies seront adaptées individuellement. La posologie optimale se situe autour de 100 mg par jour.
Enfant et adolescent
L'efficacité et la tolérance de l'amisulpride de la puberté à l'âge de 18 ans n'ont pas été établies : les données disponibles sur l'utilisation de l'amisulpride dans la schizophrénie chez les adolescents sont limitées. Par conséquent, l'utilisation de l'amisulpride n'est pas recommandée de la puberté jusqu'à l'âge de 18 ans. Chez les enfants de moins de 15 ans, l'amisulpride est contre-indiqué, sa tolérance n’ayant pas été établie (voir rubrique 4.3).
Personne âgée
La tolérance de l’amisulpride a été étudiée chez un nombre limité de personnes âgées. L’amisulpride devra être utilisé avec une précaution particulière dans cette population en raison du risque d’hypotension et de sédation. Une diminution de la dose peut aussi être nécessaire en cas d’insuffisance rénale (voir rubrique 4.4).
Insuffisance rénale
En raison de l'élimination rénale de l'amisulpride, la posologie chez l'insuffisant rénal devra être réduite de moitié chez les patients dont la clairance de la créatinine (CICr) est comprise entre 30 et 60 mL/min et au tiers chez les patients dont la clairance de la créatinine est comprise entre 10 et 30 mL/min.
En l'absence de donnée chez les patients présentant une insuffisance rénale grave (CICr < 10 mL/min), une surveillance particulière est recommandée chez ces patients (voir rubrique 4.4).
Insuffisance hépatique
L'amisulpride étant faiblement métabolisé, une réduction de la posologie n'est pas nécessaire chez les patients insuffisants hépatiques.
Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
des accidents hypertensifs graves ont été signalés chez les porteurs de phéochromocytome avec des médicaments antidopaminergiques dont certains benzamides ; il est donc prudent de s'abstenir de prescrire ce produit chez les porteurs, connus ou suspectés, de phéochromocytome,
enfants de moins de 15 ans, en l'absence de donnée clinique,
tumeur prolactino-dépendante connue ou suspectée par exemple adénome hypophysaire à prolactine et cancer du sein (voir rubriques 4.4 et 4.8),
en association avec :
o les dopaminergiques hors parkinson (cabergoline, quinagolide),
o le citalopram, l’escitalopram, la dompéridone, l’hydroxyzine, la pipéraquine (voir rubrique 4.5).
Grossesse
Les données sur l’utilisation de l’amisulpride chez la femme enceinte sont limitées. La sécurité d’emploi de l'amisulpride au cours de la grossesse n'a pas été établie.
L’amisulpride traverse le placenta.
Les études chez l'animal ont montré une toxicité sur la fonction de reproduction (voir rubrique 5.3).
L'utilisation de l'amisulpride n'est pas recommandée pendant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer n’utilisant pas de contraception efficace, sauf si les bénéfices attendus justifient les risques potentiels encourus.
Les nouveau-nés exposés aux antipsychotiques (dont AMISULPRIDE SANDOZ) au cours du troisième trimestre de la grossesse, présentent un risque d’événements indésirables incluant des symptômes extrapyramidaux et/ou des symptômes de sevrage, pouvant varier en terme de sévérité et de durée après la naissance (voir rubrique 4.8). Les réactions suivantes ont été rapportées : agitation, hypertonie, hypotonie, tremblements, somnolence, détresse respiratoire, troubles de l’alimentation. En conséquence, les nouveau-nés doivent être étroitement surveillés.
Allaitement
L'amisulpride est excrété dans le lait maternel en quantité assez importante, dépassant dans certains cas la valeur acceptée de 10 % de la posologie ajustée en fonction du poids de la mère, mais les concentrations dans le sang chez les nourrissons nourris au sein n'ont pas été évaluées. Les informations sur les effets de l’amisulpride chez les nouveau-nés / nourrissons sont insuffisantes.
Il faut décider d'interrompre l'allaitement ou de ne pas prendre d'amisulpride en tenant compte du bénéfice de l'allaitement pour l'enfant et du bénéfice du traitement pour la femme.
Fertilité
Extrait abrégé — la section 4.6 continue dans le RCP.
Syndrome malin des neuroleptiques potentiellement fatal
Comme avec les autres neuroleptiques, un syndrome malin des neuroleptiques (SMN) peut survenir. Cette affection se caractérise par une forte fièvre, une rigidité musculaire, un dysfonctionnement autonome, une altération de la conscience, une rhabdomyolyse et des valeurs élevées de CPK, et elle est potentiellement mortelle. Si un patient développe des signes et symptômes évoquant un SMN ou présente une hyperthermie inexpliquée, en particulier à des doses quotidiennes élevées, tout traitement antipsychotique, dont l'amisulpride, doit être interrompu.
Une rhabdomyolyse a également été observée chez des patients sans syndrome malin des neuroleptiques.
Allongement de l'intervalle QT
L'amisulpride prolonge de façon dose-dépendante l'intervalle QT. Cet effet, connu pour potentialiser le risque de survenue de troubles du rythme ventriculaire graves, notamment à type de torsades de pointes, est majoré par l'existence d'une bradycardie, d'une hypokaliémie, d'un QT long congénital ou acquis (association à un médicament augmentant l'intervalle QTc) (voir rubrique 4.8). Il convient donc, lorsque la situation clinique le permet, de s'assurer avant toute administration de l'absence de facteurs pouvant favoriser la survenue de ce trouble du rythme :
bradycardie inférieure à 55 battements par minute,
hypokaliémie,
allongement congénital de l'intervalle QT,
traitement en cours par un médicament susceptible d'entraîner une bradycardie marquée (< 55 battements par minute), une hypokaliémie, un ralentissement de la conduction intracardiaque, un allongement de l'intervalle QTc (voir rubriques 4.3 et 4.5).
Extrait abrégé — la section 4.4 continue dans le RCP.
Médicaments sédatifs
Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent additionner leurs effets dépresseurs du système nerveux central et contribuer à diminuer la vigilance. Il s'agit des dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), des neuroleptiques, des barbituriques, des benzodiazépines, des anxiolytiques autres que les benzodiazépines (par exemple, le méprobamate), des hypnotiques, des antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine), des antihistaminiques H1 sédatifs, des antihypertenseurs centraux, du baclofène et du thalidomide.
Médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes
Ce trouble du rythme cardiaque grave peut être provoqué par un certain nombre de médicaments, antiarythmiques ou non. L'hypokaliémie (voir médicaments hypokaliémiants) est un facteur favorisant, de même que la bradycardie (voir médicaments bradycardisants) ou un allongement préexistant de l'intervalle QT, congénital ou acquis.
Les médicaments à l’origine de cet effet indésirable sont notamment des antiarythmiques de classe Ia et III, certains neuroleptiques.
D’autres molécules n’appartenant pas à ces classes sont également en cause.
Pour le dolasétron, l'érythromycine, la spiramycine et la vincamine, seules les formes administrées par voie intraveineuse sont concernées par cette interaction.
Extrait abrégé — la section 4.5 continue dans le RCP.
Les effets indésirables ont été classés par ordre de fréquence en utilisant la convention suivante : très fréquent ≥ 1/10 ; fréquent ≥ 1/100, < 1/10 ; peu fréquent ≥ 1/1000, < 1/100 ; rare ≥ 1/10 000, < 1/1000 ; très rare < 1/10 000, fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Affections hématologiques et du système lymphatique
Peu fréquent
Leucopénie, neutropénie (voir rubrique 4.4).
Rare
Agranulocytose (voir rubrique 4.4).
Affections du système immunitaire
Peu fréquent
Réactions allergiques.
Affections endocriniennes
Fréquent
Augmentation de la prolactinémie réversible à l'arrêt du traitement, pouvant entraîner au plan clinique : galactorrhée, aménorrhée, gynécomastie, tension mammaire, dysérection.
Rare
Tumeur hypophysaire bénigne telle que prolactinome (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Peu fréquent
Hyperglycémie (voir rubrique 4.4), hypertriglycéridémie et hypercholestérolémie.
Rare
Hyponatrémie, syndrome de sécrétion inappropriée de l'hormone anti-diurétique (SIADH).
Affections psychiatriques
Fréquent
Insomnie, anxiété, agitation, frigidité.
Peu fréquent
Confusion.
Affections du système nerveux
Très fréquent
Des symptômes extrapyramidaux (tremblements, hypertonie, hypersalivation, akathisie, hypokinésie, dyskinésies) peuvent apparaître. Ces symptômes sont généralement modérés aux posologies optimales et partiellement réversibles, sans arrêt d'AMISULPRIDE SANDOZ, avec un traitement anti-parkinsonien anticholinergique.
La fréquence des symptômes extrapyramidaux, qui sont dose-dépendants, est très faible chez les patients recevant des doses entre 50 et 300 mg/j dans le traitement des symptômes déficitaires prédominants.
Fréquent
Extrait abrégé — la section 4.8 continue dans le RCP.
A ce jour, les données concernant le surdosage aigu avec l'amisulpride sont limitées. Les signes et symptômes qui ont été rapportés résultaient généralement d'une augmentation des effets pharmacologiques du médicament, se traduisant au plan clinique par : somnolence, sédation, coma, hypotension et symptômes extrapyramidaux. Des issues fatales ont été rapportées principalement lors d'association avec d'autres antipsychotiques.
Il n'existe pas d'antidote spécifique connu à l'amisulpride. En cas de surdosage aigu, l'association à d'autres médicaments doit être recherchée et des mesures appropriées doivent être mises en œuvre :
Surveillance étroite des fonctions vitales.
Surveillance cardiaque sous monitorage (risque d'allongement de l'intervalle Q.T.) qui sera poursuivie jusqu'à rétablissement du patient.
En cas d'apparition de symptômes extrapyramidaux sévères, un traitement anticholinergique doit être administré.
L'amisulpride étant faiblement dialysable, l'hémodialyse a un intérêt limité pour éliminer le produit.
L'attention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur les risques de somnolence et de vision trouble attachés à l'emploi de ce médicament (voir rubrique 4.8).
| Substance | Dosage | Pour |
|---|---|---|
| Amisulpride | 100 mg | un comprimé |
Amisulpride
Traitement de la schizophrénie, notamment des symptômes positifs (délires, hallucinations) et négatifs (repli, apathie) selon la dose utilisée ; À faible dose, traitement de la dysthymie (trouble dépressif chronique léger) chez l'adulte.
La fiche de la molécule a été établie d'après AMIPRIM 50 MG, Comprimé, Boite de 30 : sa posologie est celle de cette présentation.
| Nom commercial | Dosage | Forme | Prix | P/G |
|---|---|---|---|---|
| AMISULPRIDE ARROW LAB 100 mg, comprimé sécable | 100 mg | comprimé sécable | 10,41 € | GEN |
| AMISULPRIDE CRISTERS PHARMA 100 mg, comprimé | 100 mg | comprimé | 10,41 € | GEN |
| AMISULPRIDE TEVA 100 mg, comprimé sécable | 100 mg | comprimé sécable | 10,41 € | GEN |
| AMISULPRIDE BIOGARAN 100 mg, comprimé sécable | 100 mg | comprimé sécable | 10,41 € | GEN |
| AMISULPRIDE VIATRIS 100 mg, comprimé sécable | 100 mg | comprimé sécable | 10,41 € | GEN |
| AMISULPRIDE EG 100 mg, comprimé sécable | 100 mg | comprimé sécable | 10,41 € | GEN |
| AMISULPRIDE ZENTIVA 100 mg, comprimé sécable | 100 mg | comprimé sécable | 10,41 € | GEN |
| AMISULPRIDE BIOGARAN 400 mg, comprimé pelliculé sécable | 400 mg | comprimé pelliculé sécable | 14,25 € | GEN |
| AMISULPRIDE VIATRIS 400 mg, comprimé pelliculé sécable | 400 mg | comprimé pelliculé sécable | 14,25 € | GEN |
| AMISULPRIDE ARROW LAB 400 mg, comprimé pelliculé sécable | 400 mg | comprimé pelliculé sécable | 14,25 € | GEN |
| AMISULPRIDE CRISTERS PHARMA 400 mg, comprimé sécable | 400 mg | comprimé sécable | 14,25 € | GEN |
| AMISULPRIDE EG 400 mg, comprimé pelliculé sécable | 400 mg | comprimé pelliculé sécable | 14,25 € | GEN |
| AMISULPRIDE TEVA 400 mg, comprimé pelliculé sécable | 400 mg | comprimé pelliculé sécable | 14,25 € | GEN |
| AMISULPRIDE STRAGEN 100 mg/mL, solution buvable | 100 mg | solution buvable | 23,78 € | GEN |
| AMISULPRIDE VIATRIS 200 mg, comprimé sécable | 200 mg | comprimé sécable | 37,24 € | GEN |
| AMISULPRIDE EG 200 mg, comprimé sécable | 200 mg | comprimé sécable | 37,24 € | GEN |
| AMISULPRIDE SANDOZ 200 mg, comprimé sécable | 200 mg | comprimé sécable | 37,24 € | GEN |
| AMISULPRIDE BIOGARAN 200 mg, comprimé sécable | 200 mg | comprimé sécable | 37,24 € | GEN |
| AMISULPRIDE ARROW LAB 200 mg, comprimé sécable | 200 mg | comprimé sécable | 37,24 € | GEN |
| AMISULPRIDE TEVA 200 mg, comprimé sécable | 200 mg | comprimé sécable | 37,24 € | GEN |
| AMISULPRIDE CRISTERS PHARMA 200 mg, comprimé sécable | 200 mg | comprimé sécable | 37,24 € | GEN |
| AMISULPRIDE ZENTIVA 200 mg, comprimé sécable | 200 mg | comprimé sécable | 37,24 € | GEN |
| SOLIAN 100 mg, comprimé sécable | 100 mg | comprimé sécable | 10,41 € | PRI |
| SOLIAN 100 mg/ml, solution buvable | 100 mg | solution buvable | 29,13 € | PRI |
| SOLIAN 200 mg, comprimé sécable | 200 mg | comprimé sécable | 37,24 € | PRI |
Non. AMISULPRIDE SANDOZ 100 mg, comprimé sécable figure sur la liste I : sa délivrance exige une ordonnance, et le renouvellement n'est possible que si le prescripteur l'a explicitement mentionné.
Le prix public de AMISULPRIDE SANDOZ 100 mg, comprimé sécable est de 10,41 €. Le registre national indique un taux de remboursement de 65%.
Oui : 25 médicaments commercialisés en France contiennent la même substance active. Le premier générique listé, AMISULPRIDE ARROW LAB 100 mg, comprimé sécable, est à 10,41 €.
AMISULPRIDE SANDOZ 100 mg, comprimé sécable appartient à la classe pharmacothérapeutique suivante : Antipsychotiques. Son code ATC est N05AL05.