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CISPLATINE VIATRIS 10 mg/10 ml, solution à diluer pour perfusion

Cisplatine
🇫🇷 France Liste I

CISPLATINE VIATRIS 10 mg/10 ml, solution à diluer pour perfusion (Cisplatine) est un médicament commercialisé en France. Retrouvez ici indications et posologie, composition, équivalents.

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Informations générales
Dosage10 mg
Formesolution à diluer pour perfusion
Voie d'administrationintraveineuse
Présentation1 flacon(s) en verre brun de 10 ml avec ou sans suremballée(s)/surpochée(s)
LaboratoireVIATRIS SANTE
Code national62432376
Classe thérapeutiqueAGENTS ALKYLANTS ET APPARENTES
Code ATCL01XA01
Prix & Remboursement
Prix public
Remboursement
Type
📝 Conditions de prescription et de délivrance
  • médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement
  • prescription réservée aux spécialistes et services ONCOLOGIE MEDICALE
  • prescription réservée aux spécialistes et services HEMATOLOGIE
  • prescription hospitalière
  • liste I
  • prescription réservée aux médecins compétents en CANCEROLOGIE
📄 Indications et posologie

Le résumé des caractéristiques de ce produit n’est pas publié sur la base française : cette spécialité relève d’une autorisation européenne, et son document de référence est tenu par l’Agence européenne des médicaments.

Fiche officielle de CISPLATINE VIATRIS 10 mg/10 ml, solution à diluer pour perfusion ↗
🧪 Composition
SubstanceDosagePour
Cisplatine 10 mg 10 ml
📋 Fiche détaillée

1Indications

Indications officielles
  • Traitement du cancer du testicule métastatique
  • Traitement du cancer de l'ovaire avancé
  • Traitement du cancer de la vessie avancé
  • Traitement des carcinomes épidermoïdes de la tête et du cou
  • Traitement du cancer bronchique, en association selon les protocoles
En clair

Le cisplatine est un agent de chimiothérapie cytotoxique dérivé du platine, l'un des piliers historiques de nombreux protocoles de chimiothérapie. Il se lie à l'ADN des cellules, y compris cancéreuses, formant des liaisons croisées qui empêchent sa réplication et sa transcription normales, entraînant la mort des cellules à division rapide. Son efficacité dans de nombreux cancers solides en fait un traitement de référence, mais sa toxicité rénale et auditive importante impose des mesures de prévention rigoureuses (hyperhydratation, surveillance biologique et audiométrique) systématiquement associées à chaque cure.

2Posologie

Adulte

Dose calculée selon la surface corporelle et le protocole précis déterminé par l'oncologue (généralement 50 à 100 mg/m² par cycle selon l'indication), administrée en perfusion intraveineuse lente avec hyperhydratation obligatoire avant, pendant et après l'administration, répétée selon un calendrier de cycles espacés de plusieurs semaines.

Enfant

Utilisable dans certains protocoles pédiatriques oncologiques spécifiques, à dose calculée selon la surface corporelle, sous stricte surveillance hospitalière spécialisée.

Personne âgée

Personne âgée : dose calculée selon le même principe individualisé, avec surveillance rénale et auditive renforcée.

Cas particuliers

L'hyperhydratation péri-cure (avant, pendant et après la perfusion) est systématique et indispensable pour limiter la toxicité rénale ; la dose est ajustée strictement selon la fonction rénale du patient.

3Mode d'administration

Comment le prendre

Perfusion intraveineuse lente après dilution, précédée et suivie d'une hyperhydratation intraveineuse, réalisée exclusivement en milieu hospitalier spécialisé par du personnel formé à la manipulation des produits cytotoxiques.

Avec ou sans repas

Sans rapport avec les repas.

Écraser le comprimé ?

Non applicable (injection).

Ouvrir la gélule ?

Non applicable, préparation réalisée par le personnel soignant selon un protocole précis (précautions cytotoxiques).

Conseils pratiques

Signaler immédiatement toute baisse de l'audition, tout bourdonnement d'oreille, toute diminution marquée des urines, ou des fourmillements dans les mains et les pieds. Respecter scrupuleusement le calendrier des cycles et des bilans sanguins de surveillance.

4Durée du traitement

Traitement en cycles répétés selon le protocole précis déterminé par l'oncologue, sur plusieurs mois selon l'indication et la réponse de la maladie, avec une dose cumulée totale surveillée en raison de la toxicité rénale et auditive cumulative.

5Oubli d'une dose

Non applicable : traitement administré selon un calendrier précis établi par l'équipe d'oncologie, à ne pas modifier sans concertation avec celle-ci.

6Surdosage

Signes possibles

Aggravation majeure de la toxicité rénale (insuffisance rénale aiguë), aplasie médullaire sévère, toxicité auditive et neurologique importante, dans les formes très sévères : défaillance multiviscérale.

Quand consulter en urgence

Prise en charge hospitalière d'urgence immédiate en cas de surdosage suspecté, avec hyperhydratation renforcée et surveillance rénale, hématologique et neurologique très rapprochée.

7Contre-indications

Liste officielle
  • Hypersensibilité connue au cisplatine ou à d'autres composés contenant du platine
  • Insuffisance rénale préexistante significative (selon le seuil défini par le protocole)
  • Insuffisance médullaire sévère préexistante non liée à la pathologie traitée
  • Déshydratation préexistante non corrigée
  • Surdité préexistante significative (relative, selon le contexte oncologique)
  • Grossesse et allaitement
  • Association aux vaccins vivants

8Mises en garde

Hyperhydratation obligatoire avant, pendant et après chaque administration pour protéger la fonction rénale. Surveillance stricte de la fonction rénale (créatinine, clairance) avant chaque cure. Audiométrie recommandée avant traitement et pendant le suivi (ototoxicité cumulative et potentiellement irréversible). Surveillance de la numération formule sanguine. Prévention antiémétique systématique (fort potentiel émétisant). Surveillance des électrolytes (magnésium, potassium, calcium, souvent abaissés).

9Interactions

Interactions majeures
  • Aminosides (certains antibiotiques) : majoration importante du risque de toxicité rénale et auditive — association à éviter autant que possible
  • Autres agents néphrotoxiques ou ototoxiques : majoration du risque de toxicité
  • Autres agents myélosuppresseurs : majoration importante du risque de toxicité hématologique
Interactions fréquentes
  • Phénytoïne : le cisplatine peut réduire ses concentrations plasmatiques
  • Diurétiques de l'anse : peuvent majorer la toxicité auditive en association
Interactions alimentaires

Sans objet (voie injectable).

10Effets indésirables

Très fréquents
  • Nausées et vomissements sévères (potentiel émétisant élevé)
  • Toxicité rénale (élévation de la créatinine)
  • Aplasie médullaire (neutropénie, thrombopénie, anémie)
Fréquents
  • Ototoxicité (baisse de l'audition, acouphènes)
  • Neuropathie périphérique (fourmillements, engourdissements)
  • Perte d'appétit
  • Alopécie
  • Troubles électrolytiques (hypomagnésémie, hypokaliémie, hypocalcémie)
Peu fréquents
  • Élévation des transaminases
  • Réactions allergiques
Rares
  • Insuffisance rénale aiguë sévère
  • Surdité définitive
  • Toxicité cardiaque (arythmies, ischémie)
  • Cécité corticale transitoire
Très rares
  • Choc anaphylactique
  • Aplasie médullaire irréversible
  • Microangiopathie thrombotique

11Grossesse

Le cisplatine est CONTRE-INDIQUÉ pendant la grossesse en raison d'un potentiel tératogène et mutagène démontré, sauf situation où le pronostic vital maternel impose son utilisation en l'absence d'alternative ; une contraception efficace est indispensable chez la femme en âge de procréer pendant le traitement et plusieurs mois après son arrêt.

12Allaitement

L'allaitement est formellement contre-indiqué pendant un traitement par cisplatine, en raison de sa toxicité majeure.

13Chez l'enfant

Utilisable chez l'enfant dans certains protocoles pédiatriques oncologiques spécifiques, sous stricte surveillance hospitalière spécialisée, avec surveillance particulière de la fonction rénale et de l'audition compte tenu de l'impact potentiel à long terme.

14Chez la personne âgée

Dose calculée selon le même principe individualisé que l'adulte, avec surveillance rénale et auditive renforcée en raison d'une fonction rénale souvent diminuée.

15Insuffisance rénale

Fonction rénaleRecommandation
NormaleDose standard selon protocole, hyperhydratation systématique
AltéréeRéduction de dose ou report du traitement selon la sévérité, avis oncologique spécialisé
SévèreGénéralement contre-indiqué, alternative thérapeutique à discuter

16Insuffisance hépatique

Aucun ajustement de dose systématique n'est nécessaire en cas d'insuffisance hépatique légère à modérée ; prudence et surveillance renforcée en cas d'atteinte sévère.

17Conduite automobile

Formellement déconseillé de conduire ou d'utiliser des machines pendant le traitement, en raison de la fatigue importante, des nausées et du risque de toxicité neurologique et auditive.

18Alcool

Formellement déconseillé : majoration du risque de toxicité digestive et rénale déjà présent avec ce traitement.

19Temps d'action

Début d'effet

Action cytotoxique dès l'administration

Effet maximal

Effet sur la maladie évalué par imagerie selon le protocole et les marqueurs biologiques spécifiques, généralement après plusieurs cycles

Durée d'action

Nécessite des cycles répétés selon le protocole prescrit par l'équipe spécialisée, avec surveillance de la dose cumulée totale

20Conservation

À conserver à température ambiante, à l'abri de la lumière, ne pas réfrigérer (risque de précipitation), avec précautions de manipulation spécifiques (produit cytotoxique).

21Composition

Substance active

Cisplatine 10 mg pour 10 mL de solution à diluer pour perfusion

Excipients importants

Excipients variables selon le fabricant (voir notice) : chlorure de sodium, acide chlorhydrique ou hydroxyde de sodium (ajustement du pH), eau pour préparations injectables.

24Questions fréquentes

Pourquoi dois-je recevoir autant de perfusions de liquide autour de ma chimiothérapie ?
Cette hyperhydratation protège vos reins, qui sont particulièrement exposés à la toxicité du cisplatine. Elle est systématique et indispensable avant, pendant et après chaque cure.
Pourquoi teste-t-on mon audition régulièrement ?
Le cisplatine peut endommager l'oreille interne de façon parfois irréversible. Un contrôle auditif régulier permet de détecter précocement toute atteinte et d'adapter la prise en charge si nécessaire.
Pourquoi ai-je des fourmillements dans les mains et les pieds ?
C'est un effet fréquent lié à l'atteinte des nerfs périphériques par ce traitement (neuropathie). Signalez-le à votre équipe soignante, qui pourra évaluer la nécessité d'ajuster le traitement.
Pourquoi ai-je des nausées si importantes malgré les médicaments anti-nausée ?
Le cisplatine est l'une des chimiothérapies les plus émétisantes. Un traitement antiémétique préventif renforcé vous est généralement prescrit systématiquement ; signalez à votre équipe si les nausées restent mal contrôlées, un ajustement est possible.

25Quand consulter ?

Ce traitement étant administré en milieu hospitalier spécialisé, signaler immédiatement toute baisse d'audition ou bourdonnement d'oreille, diminution marquée des urines, fourmillements ou engourdissements progressifs, fièvre (signe d'infection sur aplasie), ou saignements inhabituels à l'équipe soignante.

27Sources

Dernière vérification : 14/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.

🔄 Médicaments équivalents commercialisés en France
Nom commercialDosageFormePrixP/G
CISPLATINE TEVA 1 mg/1 mL, solution pour perfusion 1 mg solution pour perfusion
CISPLATINE VIATRIS 1 mg/1 ml, solution à diluer pour perfusion 1 mg solution à diluer pour perfusion
CISPLATINE VIATRIS 25 mg/25 ml, solution à diluer pour perfusion 25 mg solution à diluer pour perfusion
CISPLATINE HIKMA 1 mg/mL, solution à diluer pour perfusion 1 mg solution à diluer pour perfusion GEN
CISPLATINE ACCORD 1 mg/ml, solution à diluer pour perfusion 1 mg solution à diluer pour perfusion GEN
❓ Questions fréquentes sur CISPLATINE VIATRIS 10 mg/10 ml, solution à diluer pour perfusion
CISPLATINE VIATRIS 10 mg/10 ml, solution à diluer pour perfusion est-il délivré sans ordonnance ?

Non. CISPLATINE VIATRIS 10 mg/10 ml, solution à diluer pour perfusion figure sur la liste I : sa délivrance exige une ordonnance, et le renouvellement n'est possible que si le prescripteur l'a explicitement mentionné.

Existe-t-il un équivalent ou un générique de CISPLATINE VIATRIS 10 mg/10 ml, solution à diluer pour perfusion ?

Oui : 5 médicaments commercialisés en France contiennent la même substance active.

À quelle famille ou classe thérapeutique appartient CISPLATINE VIATRIS 10 mg/10 ml, solution à diluer pour perfusion ?

CISPLATINE VIATRIS 10 mg/10 ml, solution à diluer pour perfusion appartient à la classe pharmacothérapeutique suivante : AGENTS ALKYLANTS ET APPARENTES. Son code ATC est L01XA01.

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