DOXORUBICINE TEVA 10 mg/5 ml, solution injectable (Chlorhydrate De Doxorubicine) est un médicament générique commercialisé en France. Retrouvez ici indications et posologie, composition, équivalents.
Extraits du résumé des caractéristiques du produit publié par l’ANSM, repris mot pour mot et jamais reformulés. Ils ne remplacent pas le document complet, qui seul fait foi.
Carcinomes du sein ;
Sarcomes des os et des parties molles ;
Maladie de Hodgkin, lymphomes non hodgkiniens ;
Tumeurs solides de l'enfant ;
Cancers du poumon ;
Leucémies aiguës et chroniques ;
Cancers de la vessie, de l'ovaire, de l'estomac.
La doxorubicine est généralement administrée par voie intraveineuse. La voie intravésicale peut être envisagée dans le cancer de la vessie.
Posologie
Administration intraveineuse :
La dose totale de doxorubicine par cycle peut varier en fonction du protocole thérapeutique (monothérapie ou association à d’autres cytotoxiques) et de l’indication thérapeutique.
Dose initiale recommandée :
En monothérapie, la dose initiale recommandée par cycle chez l’adulte est de 60 à 90 mg/m2 de surface corporelle.
La dose totale par cycle peut être administrée en dose unique ou sur 3 jours successifs ou enfin à J1 et J8. Dans les conditions où le patient récupère normalement de la toxicité induite par le traitement (notamment dépression médullaire et stomatite), chaque cycle peut être répété toutes les 3 à 4 semaines.
L’administration de la doxorubicine en cycle hebdomadaire de 10 à 20 mg/m2 a aussi montré son efficacité. Si la doxorubicine est utilisée en association avec d’autres cytotoxiques dont la toxicité peut se surajouter, la dose recommandée par cycle est alors de 30 à 60 mg/m2.
Adaptation posologique :
Atteinte de la fonction hépatique :
Le taux de bilirubine doit être surveillé avant chaque traitement. En cas d’atteinte de la fonction hépatique (voir rubrique 4.4), des réductions de doses sont recommandées selon :
Paramètres de biochimie sérique
Dose à administrer
(en pourcentage de la dose théorique)
Bilirubine : 20-51 μmol/l
Ou
ASAT : 2 à 4 fois la limite supérieure de la normale
50
Bilirubine > 51 μmol/l
Ou
ASAT > 4 fois la limite supérieure de la normale
25
La doxorubicine ne doit pas être administrée chez les patients présentant une altération sévère de la fonction hépatique (voir rubrique 4.3).
Autres populations particulières : des doses initiales plus faibles ou un espacement plus important des cycles de traitement doivent être envisagés chez les patients lourdement prétraités, les enfants, les personnes âgées, les patients obèses ou les patients avec un envahissement médullaire tumoral (voir rubrique 4.4).
Administration intravésicale :
La doxorubicine administrée par voie intravésicale peut être utilisée pour le traitement des tumeurs superficielles de la vessie ou en prophylaxie pour réduire la résurgence après une résection trans-urétrale. L’administration intravésicale n’est pas appropriée pour le traitement des tumeurs invasives qui ont envahi la couche musculeuse de la paroi de la vessie.
Mode d’administration
Administration intraveineuse
La dose de doxorubicine doit être injectée en 3 à 5 minutes minimum et en 10 minutes maximum (afin de réduire le risque de thrombose ou d’extravasation) dans la tubulure d'une perfusion veineuse de solution de chlorure de sodium isotonique à 0,9 % ou de solution de glucose à 5 %:
Une injection directe en bolus n’est pas recommandée en raison du risque d’extravasation, qui peut survenir même en présence d’un retour sanguin adéquat à l’aspiration.
ATTENTION
Extrait abrégé — la section 4.2 continue dans le RCP.
Ce médicament est contre-indiqué dans les cas suivants :
hypersensibilité à la doxorubicine ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ou à d’autres anthracyclines ou anthracèdiones ;
grossesse ;
allaitement (voir rubrique 4.6) ;
en association avec les vaccins vivants atténués (contre fièvre jaune, varicelle, zona, rougeole, oreillons, rubéole, tuberculose, rotavirus, grippe) (voir rubrique 4.5) : risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle et ce pendant les 6 mois suivant l’arrêt de la chimiothérapie ;
Administration intraveineuse :
myélosuppression persistante ;
insuffisance hépatique sévère ;
insuffisance myocardique sévère ;
infarctus du myocarde récent ;
arythmie sévère ;
traitements antérieurs par la doxorubicine, daunorubicine, épirubicine, idarubicine et/ou d’autres anthracyclines ou anthracènediones à la dose maximale cumulative (voir rubrique 4.4).
Administration intravésicale :
infections urinaires ;
inflammation de la vessie ;
hématurie.
Ce médicament est contre-indiqué en cas de grossesse et/ou pendant l’allaitement.
Grossesse
L’embryotoxicité de la doxorubicine a été confirmée in vitro et in vivo. L’administration de la doxorubicine à des rats femelles avant et pendant la fécondation, la grossesse et l’allaitement, a été toxique pour la femelle et le fœtus.
La toxicité fœtale de la doxorubicine administrée à la femme enceinte a été démontrée. Si une femme reçoit de la doxorubicine durant sa grossesse ou qu’elle tombe enceinte alors qu’elle est traitée par la doxorubicine, elle doit être informée des risques encourus par le fœtus.
Femmes en âge de procréer / Contraception chez les hommes et les femmes
Il doit être conseillé aux femmes en âge de procréer d’éviter de tomber enceintes et d’utiliser une contraception efficace pendant le traitement et pendant au moins 6 mois et 10 jours après la dernière dose. Il doit être conseillé aux hommes ayant des partenaires féminines en âge de procréer d’utiliser une contraception efficace pendant le traitement par doxorubicine et pendant au moins 3 mois et 10 jours après la dernière dose (voir rubrique 4.4).
Allaitement
La doxorubicine est excrétée dans le lait maternel. En raison de la possibilité d’effets indésirables graves dus à la doxorubicine chez les nourrissons allaités, les femmes ne doivent pas allaiter pendant leur traitement par doxorubicine et pendant au moins 10 jours après la dernière dose.
Fertilité
Chez la femme, le traitement par doxorubicine peut causer une stérilité. La doxorubicine peut entraîner une aménorrhée. L’ovulation et les menstruations réapparaissent généralement après l’arrêt du traitement, bien qu’une ménopause précoce puisse apparaître.
Extrait abrégé — la section 4.6 continue dans le RCP.
Générales
La doxorubicine ne doit être administrée que sous la surveillance de médecins qualifiés ayant l’expérience de l’usage des traitements cytotoxiques.
Avant d’initier un traitement par la doxorubicine, le patient devra s’être rétabli des toxicités aiguës (telles que stomatite, neutropénie, thrombopénie et infections généralisées) induites par un traitement cytotoxique antérieur.
La clairance systémique de la doxorubicine est réduite chez les patients obèses (> 130 % par rapport à une personne de poids normal) (voir rubrique 4.2).
Ce médicament est déconseillé en association avec la phénytoïne (et, par extrapolation, la fosphénytoïne) et l’olaparib (voir rubrique 4.5).
Fonction cardiaque
Un risque de cardiotoxicité est associé au traitement par les anthracyclines. Elle peut se manifester de façon immédiate ou retardée.
Cardiotoxicité immédiate : elle consiste principalement en une tachycardie sinusale et/ou des anomalies de l'électrocardiogramme (ECG) telles que des modifications non spécifiques de l'onde ST-T. Des tachyarythmies incluant des complexes ventriculaires prématurés, une tachycardie ventriculaire, une bradycardie ainsi que des troubles de la conduction auriculo-ventriculaire et intra-ventriculaire (bloc de branche) ont été également décrits. Ces effets, rarement importants sur le plan clinique, ne constituent habituellement pas un motif d'arrêt du traitement et ne sont généralement pas prédictifs du développement d'une cardiotoxicité retardée.
Cardiotoxicité retardée : elle peut se développer tardivement au cours du traitement ou dans les deux à trois mois qui suivent la fin de celui-ci. Des cas plus tardifs survenant plusieurs mois voire plusieurs années après la fin du traitement ont également été décrits.
Extrait abrégé — la section 4.4 continue dans le RCP.
INTERACTIONS LIEES A LA DOXORUBICINE
La doxorubicine est surtout utilisée en association avec d’autres cytotoxiques.
Une toxicité additive peut survenir notamment pour les effets médullaires/hématologiques et gastro-intestinaux (voir rubrique 4.4). L’utilisation de la doxorubicine dans des chimiothérapies associant d’autres produits potentiellement cardiotoxiques (par exemple : cyclophosphamide), de même que l’utilisation concomitante d’autres produits à visée cardiaque (par exemple, inhibiteurs calciques) requièrent une surveillance de la fonction cardiaque tout-au-long du traitement.
Les modifications de la fonction hépatique induites par des traitements concomitants peuvent affecter le métabolisme, la pharmacocinétique, l’efficacité et/ou la toxicité de la doxorubicine.
Quand le paclitaxel est administré avant la doxorubicine, il peut augmenter les taux plasmatiques de la doxorubicine et/ou de ses métabolites. Certaines données indiquent que cet effet est mineur quand l’anthracycline est administrée avant le paclitaxel.
Associations à prendre en compte
+ Sorafénib
En cas d’association au sorafénib, risque d’augmentation des concentrations plasmatiques de la doxorubicine.
Lors de la prise concomitante de sorafénib à la posologie de 400 mg, deux fois par jour, l'aire sous la courbe de doxorubicine a été dans certains cas augmentée (21 % - 47 %) et dans d'autres cas inchangée. La signification clinique de ces résultats n’est pas connue.
+ Vérapamil
Extrait abrégé — la section 4.5 continue dans le RCP.
Les effets indésirables rapportés suite au traitement par doxorubicine sont présentés ci-dessous par classes de système d’organe MedDRA et par fréquence.
Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (≥ 10 %), fréquent (≥ 1 % à < 10 %), peu fréquent (≥ 0,1 % à < 1 %), rare (≥ 0,01 % à < 0,1 %), très rare (< 0,01 %), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Tableau des Effets indésirables
Infections et infestations
Très fréquent
Infection
Fréquent
Sepsis
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incluant kystes et polypes)
Fréquence indéterminée
Leucémie lymphoïde aiguë, leucémie myéloïde aiguë
Affections hématologiques et du système lymphatique
Très fréquent
Leucopénie, neutropénie, anémie, thrombocytopénie
Affections du système immunitaire
Fréquence indéterminée
Réaction anaphylactique
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Très fréquent
Anorexie
Fréquence indéterminée
Déshydratation, hyperuricémie
Affections oculaires
Fréquent
Conjonctivite
Fréquence indéterminée
Kératite, augmentation du larmoiement
Affections cardiaques
Fréquent
Insuffisance cardiaque congestive, tachycardie sinusale et ventriculaire
Fréquence indéterminée
Bloc auriculo-ventriculaire et bloc de branche, tachyarythmie
Affections vasculaires
Peu fréquent
Embolie
Fréquence indéterminée
Choc, hémorragie, thrombophlébite, phlébite, bouffées de chaleur
Affections gastro-intestinales
Très fréquent
Inflammation des muqueuses/stomatite, diarrhée, vomissements, nausées
Fréquent
Œsophagite, douleurs abdominales
Fréquence indéterminée
Hémorragie gastro-intestinale, gastrite érosive, colite, décoloration des muqueuses
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Très fréquent
Erythrodysesthésie palmoplantaire, alopécie
Fréquent
Extrait abrégé — la section 4.8 continue dans le RCP.
L'hémodialyse est inutile, la doxorubicine étant excrétée en majorité par voie biliaire et intestinale.
En cas de surdosage, on doit s'attendre à ce que les effets indésirables soient exagérés.
Sont observés notamment : une myélosuppression sévère (principalement leucopénie et thrombocytopénie), une toxicité gastro-intestinale (principalement mucite) ainsi qu’une toxicité cardiaque aiguë. Il faut donc surveiller de façon très stricte la fonction cardiaque et effectuer quotidiennement des numérations formules sanguines.
Les effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n’ont pas été étudiés. Cependant, sur la base des effets indésirables notifiés (dont nausées, vomissements, modifications de l’ECG, troubles électrolytiques), les patients doivent être avertis de ne pas conduire et de ne pas utiliser de machines sans l’avis préalable d’un professionnel de santé.
| Substance | Dosage | Pour |
|---|---|---|
| Chlorhydrate De Doxorubicine | 10 mg | 5 ml de solution injectable |
Doxorubicine
La fiche de la molécule a été établie d'après D-RUBICIN 50 MG / 50 ML, Boîte unitaire : sa posologie est celle de cette présentation.
| Nom commercial | Dosage | Forme | Prix | P/G |
|---|---|---|---|---|
| CAELYX PEGYLATED LIPOSOMAL 2 mg/ml, solution à diluer pour perfusion | 2 mg | solution à diluer pour perfusion | — | — |
| ZOLSKETIL PEGYLATED LIPOSOMAL 2 mg/mL, dispersion à diluer pour perfusion | 2 mg | dispersion à diluer pour perfusion | — | — |
| DOXORUBICINE ARROW 2 mg/mL, solution pour perfusion | 2 mg | solution pour perfusion | — | GEN |
| DOXORUBICINE TEVA 50 mg/25 mL, solution injectable | 50 mg | solution injectable | — | GEN |
| DOXORUBICINE ACCORD 2 mg/ml, solution pour perfusion | 2 mg | solution pour perfusion | — | GEN |
| ADRIBLASTINE 10 mg, poudre pour solution injectable en flacon | 10 mg | poudre pour solution injectable | 14,69 € | PRI |
| ADRIBLASTINE 50 mg, poudre pour solution injectable en flacon | 50 mg | poudre pour solution injectable | 58,95 € | PRI |
Non. DOXORUBICINE TEVA 10 mg/5 ml, solution injectable figure sur la liste I : sa délivrance exige une ordonnance, et le renouvellement n'est possible que si le prescripteur l'a explicitement mentionné.
Oui : 7 médicaments commercialisés en France contiennent la même substance active.
DOXORUBICINE TEVA 10 mg/5 ml, solution injectable appartient à la classe pharmacothérapeutique suivante : ANTHRACYCLINES ET APPARENTES. Son code ATC est L01DB01.