LISINOPRIL EG 5 mg, comprimé sécable (Lisinopril Anhydre) est un médicament générique commercialisé en France. Retrouvez ici indications et posologie, composition, prix, équivalents.
Extraits du résumé des caractéristiques du produit publié par l’ANSM, repris mot pour mot et jamais reformulés. Ils ne remplacent pas le document complet, qui seul fait foi.
Hypertension artérielle
Traitement de l'hypertension artérielle.
Insuffisance cardiaque
Traitement de l'insuffisance cardiaque symptomatique.
Infarctus du myocarde en phase aiguë
Traitement à court terme (6 semaines), chez les patients en situation hémodynamique stable, de l'infarctus du myocarde en phase aiguë, dès les 24 premières heures.
Complications rénales du diabète
Traitement de l'atteinte rénale chez l'hypertendu diabétique de type II présentant une néphropathie débutante (voir rubrique 5.1).
Mode d’administration
Le lisinopril doit être administré par voie orale en une prise par jour. Comme tout traitement administré en 1 prise quotidienne, il doit être pris à heure régulière. La prise d'aliments ne modifie pas l'absorption de lisinopril.
La posologie doit être adaptée individuellement en fonction du profil du patient et de la réponse tensionnelle (voir rubrique 4.4).
Hypertension artérielle
Le lisinopril peut être utilisé seul ou en association avec d'autres classes de médicaments antihypertenseurs (voir rubriques 4.3, 4.4, 4.5 et 5.1).
Initiation du traitement
Dans l'hypertension artérielle, la dose initiale recommandée est de 10 mg/jour.
En cas de stimulation importante du système rénine-angiotensine-aldostérone (en particulier en cas d'hypertension réno-vasculaire, de déplétion sodée et/ou hydrique, de décompensation cardiaque ou d'hypertension sévère), une chute tensionnelle excessive peut survenir à l'occasion de la première prise. Chez ces patients, il est recommandé de débuter le traitement à la dose de 2,5 à 5 mg/jour, sous surveillance médicale attentive.
En cas d'insuffisance rénale, la posologie initiale doit être réduite (voir tableau 1 ci-dessous).
Traitement d'entretien
La posologie d'entretien habituelle est de 20 mg/jour, en une prise.
En général, si l'effet thérapeutique recherché n'est pas atteint en 2 à 4 semaines à une posologie donnée, celle-ci pourra être augmentée. La posologie maximale utilisée lors des études cliniques contrôlées au long cours a été de 80 mg/jour.
Patients traités par diurétiques
Une hypotension symptomatique peut survenir lors de l'initiation du traitement par le lisinopril, en particulier chez les patients déjà traités par diurétiques. Une surveillance attentive est recommandée chez ces patients, car ces patients peuvent présenter une déplétion hydrique et/ou sodée. Si possible, le diurétique doit être arrêté 2 à 3 jours avant l'initiation du traitement par le lisinopril. Si le diurétique ne peut pas être interrompu, la dose initiale de lisinopril sera de 5 mg/jour, sous surveillance de la fonction rénale et de la kaliémie. La posologie sera ensuite adaptée en fonction de la réponse tensionnelle. Si besoin, le traitement diurétique pourra être repris (voir rubriques 4.4. et 4.5).
Ajustement posologique en cas d'insuffisance rénale
La posologie doit être adaptée en fonction de la clairance de la créatinine (voir tableau 1 ci-dessous).
Tableau 1 : Ajustement posologique en cas d'insuffisance rénale
Clairance de la créatinine (ml/min)
Posologie initiale (mg/jour)
hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ou à tout autre inhibiteur de l'enzyme de conversion (IEC) ;
antécédent d'angio-œdème associé à la prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion ;
angio-œdème héréditaire ou idiopathique ;
2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6) ;
l’association de LISINOPRIL EG à des médicaments contenant de l’aliskiren est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 ml/min/1,73 m2) (voir rubriques 4.5 et 5.1).
utilisation concomitante avec un traitement par sacubitril/valsartan. Le traitement par LISINOPRIL ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir également rubriques 4.4 et 4.5).
Grossesse
L'utilisation d'IEC est déconseillée pendant le 1er trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4). L'utilisation des IEC est contre-indiquée aux 2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformation après exposition aux IEC au 1er trimestre de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant une petite augmentation du risque de malformation congénitale ne peut être exclue. A moins que le traitement IEC soit considéré comme essentiel, il est recommandé de modifier le traitement antihypertenseur chez les patientes qui envisagent une grossesse pour un médicament ayant un profil de sécurité établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté.
L'exposition aux IEC au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une fœtotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard d'ossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir aussi rubrique 5.3). En cas d'exposition à partir du 2ème trimestre de la grossesse il est recommandé de faire une échographie fœtale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voûte du crâne. Les nouveau-nés de mère traitée par IEC doivent être surveillés sur le plan tensionnel (voir aussi rubriques 4.3 et 4.4).
Allaitement
Il n'existe pas de données concernant le passage dans le lait maternel chez la femme. Le lisinopril est excrété dans le lait maternel chez le rat. L'utilisation du lisinopril n'est pas recommandée chez la femme qui allaite.
Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Il est établi que l’association d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC), d’antagonistes des récepteurs de l’angiotensine-II (ARA II) ou d’aliskiren augmente le risque d’hypotension, d’hyperkaliémie et d’altération de la fonction rénale (incluant le risque d’insuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par l’association d’IEC, d’ARA II ou d’aliskiren n’est pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1).
Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance d’un spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de l’ionogramme sanguin et de la pression artérielle. Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints d’une néphropathie diabétique.
Hypotension symptomatique
Au cours du traitement de l'hypertension artérielle non compliquée, il est rare d'observer une hypotension symptomatique. Néanmoins, une hypotension peut survenir plus fréquemment lorsque le lisinopril est administré chez l'hypertendu présentant une déplétion hydrique (ex. traitement diurétique, régime hyposodé, dialyse, diarrhée ou vomissements) ou en cas d'hypertension sévère rénine-dépendante (voir rubriques 4.5 et 4.8). En cas d'insuffisance cardiaque, accompagnée ou non d'insuffisance rénale, des cas d'hypotension symptomatique ont été observés. Ils sont plus fréquents en cas d'insuffisance cardiaque sévère (définie par l'utilisation de fortes doses de diurétiques de l'anse, la présence d'hyponatrémie ou d'insuffisance rénale fonctionnelle). En cas de risque accru d'hypotension symptomatique, l'initiation du traitement et l'adaptation posologique doivent faire l'objet d'un suivi étroit.
Extrait abrégé — la section 4.4 continue dans le RCP.
Associations contre-indiquées
Antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II, aliskiren
Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) par l’utilisation concomitante d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion, d’antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II ou d’aliskiren est associé à une fréquence plus élevée d’événements indésirables tels que l’hypotension, l’hyperkaliémie et l’altération de la fonction rénale (incluant l’insuffisance rénale aiguë) en comparaison à l’utilisation d’un seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1).
Racécadotril
Risque de majoration des effets indésirables à type d'œdème angioneurotique (angio-oedème).
Contre-indication en cas d'antécédents d'angio-oedème sous IEC.
Médicaments augmentant le risque d’angio-oedème
L’utilisation concomitante d’IEC avec l’association sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru d’angio-oedème (voir rubriques 4.3 et 4.4).
L’utilisation concomitante d’IEC avec le racécadotril, les inhibiteurs de mTOR (p. ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et la vildagliptine peut entraîner un risque accru d’angio-oedème (voir rubrique 4.4).
Associations déconseillées
Diurétiques épargneurs de potassium, suppléments potassiques ou substituts de sel contenant du potassium
Extrait abrégé — la section 4.5 continue dans le RCP.
Les effets indésirables suivants ont été observés et rapportés au cours du traitement par le lisinopril ou par d'autres IEC, selon les fréquences suivantes : très fréquent (≥ 10 %), fréquent (≥ 1 %, < 10 % ), peu fréquent (≥ 0,1, < 1 %), rare (≥ 0,01, < 0,1 %), très rare (< 0,01 %) y compris cas isolés.
Anomalies du sang et du système lymphatique
Rare : diminution de l'hémoglobine et de l'hématocrite.
Très rare : dépression médullaire, anémie, thrombocytopénie, leucopénie, neutropénie, agranulocytose (voir rubrique 4.4), anémie hémolytique, lymphadénopathie, maladie auto-immune.
Affections endocriniennes
Très rare : syndrome de sécrétion inappropriée de l'hormone antidiurétique (SIADH).
Troubles métaboliques et nutritionnels
Très rare : hypoglycémie (voir rubrique 4.4 « Hypoglycémie »).
Troubles du système nerveux et troubles psychiatriques
Fréquent : étourdissements, céphalées.
Peu fréquent : troubles de l'humeur, paresthésie, vertiges, troubles du goût, troubles du sommeil.
Rare : confusion mentale.
Troubles cardiovasculaires
Fréquent : troubles orthostatiques (dont hypotension).
Peu fréquent : infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral, pouvant être secondaires à une hypotension excessive chez des patients à haut risque (voir rubrique 4.4), palpitations, tachycardie, syndrome de Raynaud.
Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux
Fréquent : toux.
Peu fréquent : rhinite.
Très rare : bronchospasme, sinusite, alvéolite allergique/pneumonie à éosinophiles.
Troubles gastro-intestinaux
Fréquent : diarrhée, vomissements.
Peu fréquent : nausées, douleurs abdominales, troubles digestifs.
Rare : sécheresse buccale.
Très rare : pancréatite, angio-œdème intestinal, hépatite (cytolytique ou cholestatique), ictère et insuffisance hépatique (voir rubrique 4.4).
Extrait abrégé — la section 4.8 continue dans le RCP.
Peu de données sont disponibles en cas de surdosage chez l'homme. Les symptômes liés au surdosage en IEC peuvent comporter : hypotension, choc circulatoire, perturbations électrolytiques, insuffisance rénale, hyperventilation, tachycardie, palpitations, bradycardie, étourdissements, anxiété et toux.
Le traitement recommandé consiste en une perfusion IV de sérum salé. En cas d'hypotension, le patient doit être mis en position de choc. Si nécessaire, l'administration d'angiotensine II en perfusion et/ou de catécholamines par voie IV pourra être envisagée. En cas d'ingestion récente, des mesures visant à l'élimination du lisinopril doivent être prises (ex. vomissement, lavage gastrique, administration d'agents absorbants, sulfate de sodium). Le lisinopril peut être éliminé de la circulation sanguine par hémodialyse (voir rubrique 4.4).
La pause de pacemaker est indiquée en cas de bradycardie résistante au traitement. Un contrôle des signes vitaux, des électrolytes plasmatiques et de la créatininémie devra être effectué fréquemment.
Les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines doivent prendre en compte la survenue possible de vertiges et de fatigue.
| Substance | Dosage | Pour |
|---|---|---|
| Lisinopril Anhydre | 5 mg | un comprimé |
Non recommandé chez l'enfant et l'adolescent (données insuffisantes).
Grossesse
Déconseillé au 1er trimestre et contre-indiqué aux 2e et 3e trimestres (toxicité fœtale et néonatale).
Allaitement
Déconseillé pendant l'allaitement, surtout chez le nouveau-né ou le prématuré.
| Nom commercial | Dosage | Forme | Prix | P/G |
|---|---|---|---|---|
| LISINOPRIL TEVA 5 mg, comprimé sécable | 5 mg | comprimé sécable | 4,20 € | GEN |
| LISINOPRIL VIATRIS 5 mg, comprimé sécable | 5 mg | comprimé sécable | 4,20 € | GEN |
| LISINOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable | 12,5 mg + 20 mg | comprimé sécable | 4,54 € | GEN |
| LISINOPRIL VIATRIS 20 mg, comprimé sécable | 20 mg | comprimé sécable | 4,54 € | GEN |
| LISINOPRIL TEVA 20 mg, comprimé sécable | 20 mg | comprimé sécable | 4,54 € | GEN |
| LISINOPRIL EG 20 mg, comprimé sécable | 20 mg | comprimé sécable | 4,54 € | GEN |
| LISINOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW LAB 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable | 12,5 mg + 20 mg | comprimé sécable | 4,54 € | GEN |
| LISINOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE BIOGARAN 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable | 12,5 mg + 20 mg | comprimé sécable | 4,54 € | GEN |
| LISINOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE EG 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable | 12,5 mg + 20 mg | comprimé sécable | 4,54 € | GEN |
| LISINOPRIL ARROW 20 mg, comprimé sécable | 20 mg | comprimé sécable | 4,54 € | GEN |
| LISINOPRIL ZENTIVA 20 mg, comprimé sécable | — | comprimé sécable | 4,77 € | GEN |
| LISINOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ZENTIVA 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable | 12,5 mg + 20 mg | comprimé sécable | 4,77 € | GEN |
| LISINOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE SANDOZ 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable | 12,5 mg + 20 mg | comprimé sécable | 4,77 € | GEN |
| LISINOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE VIATRIS 20mg/12,5mg, comprimé sécable | 12,5 mg + 20 mg | comprimé sécable | 4,77 € | GEN |
| ZESTRIL 5 mg, comprimé sécable | 5,000 mg | comprimé sécable | 4,20 € | PRI |
| ZESTRIL 20 mg, comprimé | 20,00 mg | comprimé | 5,97 € | PRI |
| ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable | 12,5 mg + 20 mg | comprimé sécable | 6,31 € | PRI |
Hypertension artérielle Traitement de l'hypertension artérielle. Insuffisance cardiaque Traitement de l'insuffisance cardiaque symptomatique.…
Non. LISINOPRIL EG 5 mg, comprimé sécable figure sur la liste I : sa délivrance exige une ordonnance, et le renouvellement n'est possible que si le prescripteur l'a explicitement mentionné.
Le prix public de LISINOPRIL EG 5 mg, comprimé sécable est de 4,20 €. Le registre national indique un taux de remboursement de 65%.
Mode d’administration Le lisinopril doit être administré par voie orale en une prise par jour. Comme tout traitement administré en 1 prise quotidienne, il doit être pris à heure régulière. La prise d'aliments ne modifie pas l'absorption de lisinopril.… Extrait du RCP : la posologie retenue est celle de votre prescripteur.
Oui : 17 médicaments commercialisés en France contiennent la même substance active. Le premier générique listé, LISINOPRIL TEVA 5 mg, comprimé sécable, est à 4,20 €.
Les effets indésirables suivants ont été observés et rapportés au cours du traitement par le lisinopril ou par d'autres IEC, selon les fréquences suivantes : très fréquent (≥ 10 %), fréquent (≥ 1 %, < 10 % ), peu fréquent (≥ 0,1, < 1 %), rare (≥ 0,01, < 0,1 %), très rare (< 0,01 %) y compris cas isolés.… Tout effet indésirable peut être déclaré sur signalement-sante.gouv.fr.
LISINOPRIL EG 5 mg, comprimé sécable appartient à la classe pharmacothérapeutique suivante : INHIBITEURS DE L'ENZYME DE CONVERSION. Son code ATC est C09AA03.
Peu de données sont disponibles en cas de surdosage chez l'homme. Les symptômes liés au surdosage en IEC peuvent comporter : hypotension, choc circulatoire, perturbations électrolytiques, insuffisance rénale, hyperventilation, tachycardie, palpitations, bradycardie, étourdissements, anxiété et toux.…
Grossesse L'utilisation d'IEC est déconseillée pendant le 1er trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4). L'utilisation des IEC est contre-indiquée aux 2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4).…