MILNACIPRAN EG 50 mg, gélule (Milnacipran) est un médicament générique commercialisé en France. Retrouvez ici indications et posologie, composition, prix, équivalents.
Extraits du résumé des caractéristiques du produit publié par l’ANSM, repris mot pour mot et jamais reformulés. Ils ne remplacent pas le document complet, qui seul fait foi.
Traitement des épisodes dépressifs majeurs de l'adulte.
Voie orale.
Adultes:
La dose recommandée est de 100 mg par jour, répartie en deux prises de 50 mg, 1 gélule le matin et 1 gélule le soir, à prendre de préférence au cours des repas.
Dans ce cas, utilisez les gélules à 50 mg.
Populations particulières
Population pédiatrique :
L'utilisation de MILNACIPRAN EG est déconseillée chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans (voir rubrique 4.4).
Patients âgés :
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire tant que la fonction rénale est normale (voir rubrique 5.2).
Patients atteints d'insuffisance rénale :
Une adaptation posologique est nécessaire. Il est recommandé de réduire la posologie à 50 ou 25 mg en fonction du degré d'altération de la fonction rénale (voir rubrique 5.2). Dans ce cas, utilisez les gélules à 25 mg.
L'adaptation posologique suivante est recommandée :
Clairance de la créatinine (ClCr) (ml/min)
Posologie / 24 h
ClCr > 60
50 mg x 2
60 > ClCr ≥ 30
25 mg x 2
30 > ClCr ≥ 10
25 mg
Durée du traitement
Le traitement par antidépresseur est symptomatique.
Comme lors de tout traitement antidépresseur, l'efficacité du milnacipran apparaît seulement après un certain délai pouvant varier de 1 à 3 semaines.
Le traitement d'un épisode est de plusieurs mois (habituellement de l’ordre de 6 mois) afin de prévenir les risques de rechute de l'épisode dépressif.
Le traitement par milnacipran doit être interrompu progressivement.
Traitements psychotropes associés
L'adjonction d'un traitement sédatif ou anxiolytique peut être utile en début de traitement, afin de prévenir la survenue ou l'aggravation de manifestations d’angoisse.
Toutefois, les anxiolytiques ne protègent pas forcément le patient de la levée de l'inhibition.
Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE dans les cas suivants :
hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. ;
association avec les IMAO irréversibles, les IMAO sélectifs B, les digitaliques et les agonistes des récepteurs 5HT1D (sumatriptan, etc.) (voir rubrique 4.5) ;
allaitement ;
hypertension non contrôlée, cardiopathie coronarienne sévère ou instable, car les augmentations de la tension artérielle ou de la fréquence cardiaque peuvent aggraver ces pathologies sous-jacentes.
De façon générale, ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
en association avec l'adrénaline et la noradrénaline par voie parentérale, la clonidine et les composés apparentés, ainsi qu'avec les IMAO sélectifs A (voir rubriques 4.5) ;
hypertrophie de la prostate et autres troubles uro-génitaux.
Grossesse
Les données concernant l'utilisation du milnacipran chez la femme enceinte sont insuffisantes.
Les études effectuées chez l’animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3).
Un risque a été rapporté pour le nouveau-né en cas d'exposition aux inhibiteurs de la recapture de la sérotonine au cours de la grossesse, et peut correspondre soit à un syndrome de sevrage, soit à une toxicité de la sérotonine : tachypnée, difficulté à s'alimenter, tremblements, hypertonie ou hypotonie, troubles du sommeil, hyperexcitabilité ou, plus rarement, pleurs persistants. Tous ces signes apparaissent dans les premiers jours de vie et sont généralement de courte durée et non sévères.
En conséquence, par mesure de précaution, il est préférable d’éviter l’utilisation du milnacipran pendant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer n’utilisant pas de contraception..
Les données issues d’études observationnelles indiquent un risque accru (moins de 2 fois supérieur) d’hémorragie du post-partum faisant suite à une exposition aux ISRS/IRSNA dans le mois précédant la naissance (voir rubriques 4.4, 4.8).
Allaitement
En raison d'un faible passage du milnacipran dans le lait maternel, l'allaitement est contre-indiqué.
Fertilité
Le milnacipran affecte la fertilité chez le rat et induit une létalité embryonnaire sans marge de sécurité (voir rubrique 5.3)
Aucune donnée concernant l’effet du milnacipran sur la fertilité n’est disponible chez l’humain.
Dysfonction sexuelle
Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS)/inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (ou norépinéphrine) (IRSN) pourraient causer des symptômes de dysfonction sexuelle (voir rubrique 4.8). Des cas de dysfonction sexuelle dont les symptômes se sont prolongés malgré l’arrêt du traitement par des ISRS/IRSN ont été rapportés.
Suicide/idées suicidaires ou aggravation clinique
La dépression est associée à une augmentation du risque de pensées suicidaires, d’automutilation et de suicide (évènement lié au suicide). Ce risque persiste jusqu'à l’apparition d’une rémission significative. Comme l'amélioration peut ne pas apparaître au cours des premières semaines ou plus de traitement, les patients doivent être étroitement surveillés jusqu’à l'obtention d'une telle amélioration. Il est connu en clinique que le risque suicidaire peut augmenter au tout début du rétablissement.
Les patients ayant des antécédents d'évènements de type suicidaire ou ceux qui expriment un degré significatif d’idées suicidaires avant de débuter le traitement présentent un risque plus élevé de survenue d'idées suicidaires ou de tentatives de suicide, et doivent donc faire l'objet d'une surveillance étroite pendant le traitement.
Une méta-analyse d'essais cliniques contrôlés par placebo évaluant l'utilisation d'antidépresseurs chez les patients adultes présentant des troubles psychiatriques a mis en évidence une augmentation du risque de comportement suicidaire traités par antidépresseurs, par rapport à ceux sous placebo chez les patients de moins de 25 ans.
Extrait abrégé — la section 4.4 continue dans le RCP.
Les études d’interaction ont été uniquement réalisées chez l’adulte.
Associations contre-indiquées
+ Inhibiteurs irréversibles de la MAO (iproniazide)
Risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique* (voir ci-dessous).
Respecter un délai de deux semaines entre la fin du traitement par IMAO et le début du traitement par milnacipran, et un délai d'au moins une semaine entre la fin du traitement par milnacipran et le début du traitement par l'IMAO.
Le strict respect des doses prescrites est un essentiel pour prévenir l’apparition de ce syndrome.
+ IMAO sélectifs B (sélégiline)
Risque d'hypertension paroxystique.
Respecter un délai de deux semaines entre la fin du traitement par IMAO sélectif B et le début du traitement par milnacipran, et un délai d'au moins une semaine entre la fin du traitement par milnacipran et le début du traitement par l'IMAO sélectif B.
+ Agonistes des récepteurs 5HT1D (sumatriptan, etc.)
Par extrapolation avec les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine.
Risque d'hypertension artérielle, de vasoconstriction artérielle coronaire à la suite d'effets sérotoninergiques additifs.
Respecter un délai d'une semaine entre l'arrêt du milnacipran et le début du traitement par les agonistes des récepteurs 5HT1D.
+ Digitaliques (digoxine, etc.)
Risque de potentialisation des effets hémodynamiques, notamment par voie parentérale.
+ Avec les sympathomimétiques alpha et bêta (par voie IM et IV)
Extrait abrégé — la section 4.5 continue dans le RCP.
Les effets indésirables observés durant le traitement par milnacipran sont surtout relevés durant la première semaine, ou durant les deux premières semaines du traitement, et s'atténuent par la suite, parallèlement à une amélioration de l'épisode dépressif.
Le tableau suivant ci-dessous énumère les événements indésirables pour lesquels une relation de l’évaluation de la causalité n’a pas été « exclue », qui ont été observés dans 13 études cliniques, dont 5 études contrôlées versus placebo (comprenant au total 3 059 patients - 2 557 sous milnacipran et 502 sous placebo), menées chez des patients dépressifs.
L’effet indésirable le plus fréquemment rapporté chez les patients dépressifs traités par milnacipran dans les études cliniques étaient les nausées et les céphalées.
Tableau des effets indésirables pour la dépression
Fréquence estimée :
Très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Aucun effet indésirable n’était de fréquence « très rare » et par conséquent, la colonne « très rare » n’est pas représentée dans le tableau.
Très fréquent
(≥ 1/10)
Fréquent
(> 1/100, < 1/10)
Peu fréquent
(≥1/1 000,
Quelques cas isolés de surdosage ont été observés sous milnacipran.
Aux doses élevées, l'effet émétisant peut réduire considérablement le risque de surdosage.
A la dose de 200 mg ont été observés fréquemment (> 10%) : nausées, transpiration excessive et constipation.
Aux doses de 800 mg à 1 g en monothérapie, les principaux symptômes observés sont : vomissements, difficultés respiratoires (nombre d’apnées) et tachycardie.
A dose massive (1,9 g à 2,8 g), en association avec d'autres médicaments (en particulier des benzodiazépines), les symptômes supplémentaires suivants se produisent : somnolence, hypercapnie et troubles de la conscience.
Traitement en cas de surdosage
Il n’existe pas d’antidote spécifique du milnacipran.
Le traitement est symptomatique, avec lavage gastrique et charbon activé le plus rapidement possible après ingestion orale.
Une surveillance médicale doit être maintenue pendant au moins 24 heures.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
Bien qu'il n’ait pas été observé chez le volontaire sain d’altération des fonctions cognitives ou psychomotrices, ce médicament peut affaiblir les facultés mentales et physiques nécessaires à l'exécution de certaines tâches dangereuses, telles que la manipulation de machines ou la conduite des véhicules à moteur.
| Substance | Dosage | Pour |
|---|---|---|
| Milnacipran | 43,55 mg | une gélule |
| Nom commercial | Dosage | Forme | Prix | P/G |
|---|---|---|---|---|
| MILNACIPRAN EG 25 mg, gélule | 21,77 mg | gélule | 6,06 € | GEN |
| MILNACIPRAN ARROW 25 mg, gélule | 21,77 mg | gélule | 6,10 € | GEN |
| MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule | 43,55 mg | gélule | 8,07 € | GEN |
Traitement des épisodes dépressifs majeurs de l'adulte.
Non. MILNACIPRAN EG 50 mg, gélule figure sur la liste I : sa délivrance exige une ordonnance, et le renouvellement n'est possible que si le prescripteur l'a explicitement mentionné.
Le prix public de MILNACIPRAN EG 50 mg, gélule est de 6,06 €. Le registre national indique un taux de remboursement de 65%.
Voie orale. Adultes: La dose recommandée est de 100 mg par jour, répartie en deux prises de 50 mg, 1 gélule le matin et 1 gélule le soir, à prendre de préférence au cours des repas. Dans ce cas, utilisez les gélules à 50 mg.… Extrait du RCP : la posologie retenue est celle de votre prescripteur.
Oui : 3 médicaments commercialisés en France contiennent la même substance active. Le premier générique listé, MILNACIPRAN EG 25 mg, gélule, est à 6,06 €.
Les effets indésirables observés durant le traitement par milnacipran sont surtout relevés durant la première semaine, ou durant les deux premières semaines du traitement, et s'atténuent par la suite, parallèlement à une amélioration de l'épisode dépressif.… Tout effet indésirable peut être déclaré sur signalement-sante.gouv.fr.
La classe pharmacothérapeutique de MILNACIPRAN EG 50 mg, gélule est identifiée par son code ATC. Son code ATC est N06AX17.
Quelques cas isolés de surdosage ont été observés sous milnacipran. Aux doses élevées, l'effet émétisant peut réduire considérablement le risque de surdosage. A la dose de 200 mg ont été observés fréquemment (> 10%) : nausées, transpiration excessive et constipation.…
Grossesse Les données concernant l'utilisation du milnacipran chez la femme enceinte sont insuffisantes. Les études effectuées chez l’animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3).…