RIVASTIGMINE VIATRIS 1,5 mg, gélule (Rivastigmine) est un médicament générique commercialisé en France. Retrouvez ici indications et posologie, composition, équivalents.
Extraits du résumé des caractéristiques du produit publié par l’ANSM, repris mot pour mot et jamais reformulés. Ils ne remplacent pas le document complet, qui seul fait foi.
Traitement symptomatique des formes légères à modérément sévères de la maladie d'Alzheimer.
Traitement symptomatique des formes légères à modérément sévères d'une démence chez les patients avec une maladie de Parkinson idiopathique.
Le traitement doit être instauré et supervisé par un médecin ayant l'expérience du diagnostic et du traitement des patients atteints de la maladie d'Alzheimer ou d'une démence associée à la maladie de Parkinson. Le diagnostic sera établi selon les critères en vigueur. Le traitement par la rivastigmine ne doit être entrepris que si un soignant peut s'assurer régulièrement de la prise du médicament par le patient.
Posologie
Dose initiale :
1,5 mg deux fois par jour.
Ajustement posologique :
La dose initiale est de 1,5 mg 2 fois par jour. Si cette posologie est bien tolérée pendant au moins deux semaines de traitement, elle peut être augmentée à 3 mg 2 fois par jour. Une augmentation ultérieure de la dose à 4,5 mg 2 fois par jour, puis à 6 mg 2 fois par jour sera envisagée, sous réserve d'une tolérance satisfaisante de chaque posologie après au moins deux semaines de traitement à chaque palier posologique.
En cas de survenue d'effets indésirables (par exemple, nausées, vomissements, douleurs abdominales, perte d'appétit), d'une perte de poids ou d'une aggravation des symptômes extrapyramidaux (par exemple, tremblements) chez les patients atteints d'une démence associée à la maladie de Parkinson au cours du traitement, ceux-ci peuvent régresser si l'on supprime une ou plusieurs prises. En cas de persistance de ces effets indésirables, la posologie quotidienne devra revenir temporairement à la posologie quotidienne antérieure bien tolérée ou le traitement pourra être arrêté.
Dose d'entretien :
La dose efficace est de 3 à 6 mg 2 fois par jour ; afin de garantir une efficacité thérapeutique maximale, il convient de maintenir les patients à leur dose maximale tolérée. La dose maximale quotidienne recommandée est de 6 mg 2 fois par jour.
Le traitement d'entretien peut être poursuivi aussi longtemps qu'un bénéfice thérapeutique existe pour le patient. Par conséquent, le bénéfice clinique de la rivastigmine doit être réévalué régulièrement, spécialement chez les patients traités par des doses inférieures à 3 mg 2 fois par jour.
Si, après 3 mois de traitement à la dose d'entretien, les symptômes liés à la démence du patient ne sont pas favorablement modifiés, le traitement devrait être arrêté. L'arrêt du traitement doit être aussi envisagé lorsqu'il est évident qu'il n'y a plus de bénéfice thérapeutique.
La réponse individuelle à la rivastigmine ne peut être anticipée. Cependant, un effet supérieur du traitement a été observé chez les patients atteints d'une démence modérée associée à la maladie de Parkinson. De façon similaire, un effet plus important a été observé chez les patients avec des hallucinations visuelles (voir rubrique 5.1).
L'effet du traitement n'a pas été étudié au-delà de 6 mois dans des études contrôlées versus placebo.
Reprise du traitement :
Si le traitement est interrompu pendant plus de trois jours, il devra être repris à 1,5 mg 2 fois par jour. L'ajustement posologique doit ensuite être réalisé comme indiqué ci-dessus.
Extrait abrégé — la section 4.2 continue dans le RCP.
L'utilisation de ce médicament est contre-indiquée chez les patients présentant :
une hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ou aux autres dérivés des carbamates ;
des antécédents de réactions au site d’application suggérant une dermatite allergique de contact avec le dispositif transdermique de rivastigmine (voir rubrique 4.4).
Grossesse
Chez les femelles gravides, la rivastigmine et/ou ses métabolites traversent le placenta. Il n’est pas déterminé si cela se produit chez l’Homme. Aucune donnée clinique concernant des grossesses n'est actuellement disponible. Au cours d'études péri/postnatales menées chez le rat, une augmentation de la durée de gestation a été observée. La rivastigmine ne doit pas être utilisée pendant la grossesse sauf en cas de nécessité clairement définie.
Allaitement
Chez l'animal, la rivastigmine est excrétée dans le lait. Dans l'espèce humaine, il n'existe pas de données concernant le passage de la rivastigmine dans le lait maternel. En conséquence, les femmes traitées par la rivastigmine ne doivent pas allaiter.
Fertilité
Aucun effet indésirable de la rivastigmine n'a été observé sur la fertilité ou la capacité de reproduction chez le rat (voir rubrique 5.3). Les effets de la rivastigmine sur la fertilité chez l’Homme sont inconnus.
L'incidence et la sévérité des effets indésirables augmentent généralement avec l'augmentation des posologies. Si le traitement est interrompu pendant plus de trois jours, il devra être réinstauré à 1,5 mg 2 fois par jour afin de limiter l'apparition d'effets indésirables (p. ex., vomissements).
Des réactions cutanées au site d’application peuvent survenir avec le dispositif transdermique de rivastigmine et sont généralement d’intensité légère à modérée. Ces réactions ne sont pas à elles seules un signe de sensibilisation. Cependant, l’utilisation du dispositif transdermique de rivastigmine peut conduire à une dermatite allergique de contact.
Une dermatite allergique de contact doit être suspectée si les réactions au site d’application se propagent au-delà de la taille du dispositif transdermique, s’il y a un signe de réaction locale plus intense (p. ex., aggravation de l’érythème, œdème, papules, vésicules) et si les symptômes ne s’améliorent pas significativement dans les 48 heures suivant le retrait du dispositif transdermique. Dans ces cas, le traitement doit être interrompu (voir rubrique 4.3).
Les patients développant des réactions au site d’application suggérant une dermatite allergique de contact au dispositif transdermique de rivastigmine et qui nécessitent encore un traitement par rivastigmine doivent changer pour la rivastigmine orale uniquement après un test allergique négatif et sous surveillance médicale étroite. Il est possible que certains patients sensibles à la rivastigmine suite à une exposition au dispositif transdermique de rivastigmine ne puissent prendre de la rivastigmine sous aucune forme.
Extrait abrégé — la section 4.4 continue dans le RCP.
En tant qu'inhibiteur de la cholinestérase, la rivastigmine peut potentialiser les effets des myorelaxants analogues de la succinylcholine au cours d'une anesthésie. Le choix des agents anesthésiants doit être effectué avec précaution. Des ajustements posologiques ou un arrêt temporaire du traitement peuvent être envisagés si nécessaire.
En raison de ses propriétés pharmacodynamiques et de ses possibles effets additifs, la rivastigmine ne doit pas être administrée simultanément à d'autres cholinomimétiques. La rivastigmine pourrait interférer avec l'activité des anticholinergiques (p. ex., oxybutynine, toltérodine).
Les effets additifs conduisant à une bradycardie (pouvant entraîner une syncope) ont été signalés avec l’utilisation concomitante de plusieurs bêta-bloquants (y compris de l’aténolol) et de rivastigmine. Les bêta-bloquants cardiovasculaires devraient être associés au risque le plus élevé. Toutefois, des notifications ont aussi été reçues chez des patients utilisant d’autres bêta-bloquants. Par conséquent, une attention particulière doit être portée lorsque la rivastigmine est associée à des bêta-bloquants ainsi qu’avec d’autres agents bradycardisants (p. ex., les produits anti-arythmiques de classe III, les antagonistes des canaux calciques, les glucosides digitaliques, la pilocarpine).
Extrait abrégé — la section 4.5 continue dans le RCP.
Résumé du profil de sécurité
Les effets indésirables (EI) les plus fréquemment rapportés sont gastro-intestinaux, incluant nausées (38 %) et vomissements (23 %), en particulier pendant la phase d'ajustement posologique. Dans les études cliniques, il a été observé que les femmes étaient plus susceptibles que les hommes de présenter des troubles gastro-intestinaux et une perte de poids.
Liste tabulée des effets indésirables
Les effets indésirables des tableaux 1 et 2 sont par classe de systèmes d'organes MedDRA et par catégorie de fréquence. Les catégories de fréquence sont définies selon la convention suivante :
très fréquent (≥ 1/10) ;
fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ;
peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ;
rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ;
très rare (< 1/10 000) ;
fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Les effets indésirables suivants, listés dans le tableau 1 ci-dessous, ont été rapportés chez les patients atteints de la maladie d'Alzheimer et traités par la rivastigmine.
Tableau 1
Infections et infestations
Très rare
Infection urinaire
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Très fréquent
Anorexie
Fréquent
Diminution de l’appétit
Fréquence indéterminée
Déshydratation
Affections psychiatriques
Fréquent
Cauchemars
Fréquent
Agitation
Fréquent
Confusion
Fréquent
Anxiété
Peu fréquent
Insomnie
Peu fréquent
Dépression
Très rare
Hallucinations
Fréquence indéterminée
Agressivité, agitation
Affections du système nerveux
Très fréquent
Vertiges
Fréquent
Céphalée
Fréquent
Somnolence
Fréquent
Tremblements
Peu fréquent
Syncope
Rare
Convulsions
Très rare
Symptômes extrapyramidaux (y compris aggravation d'une maladie de Parkinson).
Fréquence indéterminée
Pleurothotonus (Syndrome de la tour de Pise)
Affections cardiaques
Rare
Extrait abrégé — la section 4.8 continue dans le RCP.
Symptomatologie
La plupart des cas de surdosage accidentel n'ont entraîné aucune symptomatologie ou aucun symptôme clinique et presque tous les patients ont poursuivi le traitement par rivastigmine 24 heures après le surdosage.
Une toxicité cholinergique a été signalée associée à des symptômes muscariniques qui ont été observés lors d’intoxications modérées, tels que des myosis, bouffées vasomotrices, troubles gastro-intestinaux incluant des douleurs abdominales, nausées, vomissements et diarrhée, bradycardie, bronchospasmes et augmentation des sécrétions bronchiques, hyperhydrose, émissions d’urines et/ou défécations involontaires, larmoiements, hypotensions et hypersécrétions salivaire.
Dans les cas plus sévères, des effets nicotiniques pourraient se développer tels que faiblesse musculaire, fasciculations, convulsions et arrêts respiratoires avec une possible issue fatale.
En outre après la commercialisation, des cas de vertiges, tremblements, maux de tête, somnolence, état confusionnel, hypertension, hallucinations et malaises ont été rapportés.
Prise en charge
Extrait abrégé — la section 4.9 continue dans le RCP.
La maladie d'Alzheimer est susceptible de provoquer une dégradation progressive des aptitudes nécessaires à la conduite ou à l'utilisation de machines. De plus, la rivastigmine peut induire des étourdissements et une somnolence, principalement à l'instauration du traitement ou lors de l'augmentation posologique. De ce fait, la rivastigmine a une influence mineure à modérée sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Par conséquent, chez les patients atteints de démence traités par la rivastigmine, la capacité à continuer de conduire des véhicules ou d'utiliser des machines de maniement complexe devra être évaluée régulièrement par le médecin traitant.
| Substance | Dosage | Pour |
|---|---|---|
| Rivastigmine | 1,5 mg | une gélule |
Rivastigmine
La fiche de la molécule a été établie d'après EXELON PATCH 15 MG, Dispositif transdermique : sa posologie est celle de cette présentation.
| Nom commercial | Dosage | Forme | Prix | P/G |
|---|---|---|---|---|
| RIVASTIGMINE SANDOZ 4,6 mg/24 h, dispositif transdermique | 9 mg | dispositif | — | GEN |
| RIVASTIGMINE BIOGARAN 3 mg, gélule | 3 mg | gélule | — | GEN |
| RIVASTIGMINE ARROW 3 mg, gélule | 3 mg | gélule | — | GEN |
| RIVASTIGMINE VIATRIS 4,6 mg/24 heures, dispositif transdermique | 6,9 mg | dispositif | — | GEN |
| RIVASTIGMINE ARROW 4,6 mg/24 heures, dispositif transdermique | 6,9 mg | dispositif | — | GEN |
| RIVASTIGMINE VIATRIS 6 mg, gélule | 6 mg | gélule | — | GEN |
| RIVASTIGMINE ARROW 1,5 mg, gélule | 1,5 mg | gélule | — | GEN |
| RIVASTIGMINE BIOGARAN 4,6 mg/24 h, dispositif transdermique | 9 mg | dispositif | — | GEN |
| RIVASTIGMINE ZENTIVA 9,5 mg/24 heures, dispositif transdermique | 13,8 mg | dispositif | — | GEN |
| RIVASTIGMINE ARROW 9,5 mg/24 heures, dispositif transdermique | 13,8 mg | dispositif | — | GEN |
| RIVASTIGMINE BIOGARAN 4,5 mg, gélule | 4,5 mg | gélule | — | GEN |
| RIVASTIGMINE EG LABO 9,5 mg/24 h, patch transdermique | 13,8 mg | patch | — | GEN |
| RIVASTIGMINE VIATRIS 3 mg, gélule | 3 mg | gélule | — | GEN |
| RIVASTIGMINE BIOGARAN 9,5 mg/24 h, dispositif transdermique | 18 mg | dispositif | — | GEN |
| RIVASTIGMINE BIOGARAN 1,5 mg, gélule | 1,5 mg | gélule | — | GEN |
| RIVASTIGMINE ARROW 4,5 mg, gélule | 4,5 mg | gélule | — | GEN |
| RIVASTIGMINE VIATRIS 9,5 mg/24 heures, dispositif transdermique | 13,8 mg | dispositif | — | GEN |
| RIVASTIGMINE VIATRIS 4,5 mg, gélule | 4,5 mg | gélule | — | GEN |
| RIVASTIGMINE EG LABO 4,6 mg/24 h, patch transdermique | 6,9 mg | patch | — | GEN |
| RIVASTIGMINE ARROW 6 mg, gélule | 6 mg | gélule | — | GEN |
| RIVASTIGMINE SANDOZ 9,5 mg/24 h, dispositif transdermique | 18 mg | dispositif | — | GEN |
| EXELON 4,6 mg/24 h, dispositif transdermique | 9 mg | dispositif | — | PRI |
| EXELON 9,5 mg/24 h, dispositif transdermique | 18 mg | dispositif | — | PRI |
Non. RIVASTIGMINE VIATRIS 1,5 mg, gélule figure sur la liste I : sa délivrance exige une ordonnance, et le renouvellement n'est possible que si le prescripteur l'a explicitement mentionné.
Oui : 23 médicaments commercialisés en France contiennent la même substance active.
RIVASTIGMINE VIATRIS 1,5 mg, gélule appartient à la classe pharmacothérapeutique suivante : psychoanaleptiques, anticholinestérasiques. Son code ATC est N06DA03.