Budésonide | Formotérol

Fiche molécule

Cette fiche décrit la molécule, quel que soit le pays. Le nom commercial, les dosages disponibles et le prix dépendent du pays : choisissez le vôtre ci-dessous.

Fiche établie d'après la notice de SYMBICORT TURBUHALER 100 µG / 6 µG, médicament commercialisé au Maroc. Les indications et la posologie ci-dessous sont celles de cette présentation. Pour une autre forme ou un autre dosage, reportez-vous au résumé des caractéristiques du produit ou à la notice de votre médicament.
📋 Fiche détaillée

1Indications

Indications officielles
  • Traitement de fond de l'asthme, chez l'adulte et l'enfant (selon l'âge et le dosage), lorsqu'un corticoïde inhalé associé à un bronchodilatateur de longue durée est justifié
  • Certains schémas permettent d'utiliser le même inhalateur comme traitement de fond ET de secours (schéma dit « en traitement d'entretien et de secours »), selon la prescription
  • Traitement symptomatique de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) chez l'adulte (selon le dosage)
En clair

Cet inhalateur contient deux médicaments complémentaires. Le budésonide est un corticoïde inhalé : il agit sur l'inflammation chronique des bronches, cause de fond de l'asthme, ce qui réduit la fréquence et la sévérité des crises. Le formotérol est un bronchodilatateur bêta-2 de longue durée d'action, mais qui agit aussi rapidement : il détend les muscles des bronches et les ouvre, facilitant la respiration. Inhalés ensemble, ils traitent à la fois l'inflammation (corticoïde) et le rétrécissement des bronches (bronchodilatateur), améliorant durablement le contrôle de l'asthme ou de la BPCO.

2Posologie

Adulte

Asthme (traitement de fond) : généralement 1 à 2 inhalations 2 fois par jour ; certains schémas autorisent des inhalations supplémentaires en cas de symptômes (schéma entretien + secours), selon la prescription. Toujours respecter le nombre maximal d'inhalations par jour indiqué par le médecin.

Enfant

Selon l'âge et le dosage, sur prescription ; ce dosage 100/6 est adapté à l'enfant et à l'adulte selon le schéma.

Personne âgée

Aucune adaptation particulière liée à l'âge.

Cas particuliers

Vérifier la technique d'inhalation (dispositif Turbuhaler) ; ne pas dépasser la dose maximale prescrite.

3Mode d'administration

Comment le prendre

Utiliser le dispositif Turbuhaler selon la technique : dévisser le capuchon, armer la dose (tourner la molette jusqu'au déclic), expirer à fond hors de l'inhalateur, puis inspirer profondément et rapidement par la bouche à travers l'embout ; retenir sa respiration quelques secondes.

Avec ou sans repas

Sans objet, voie inhalée.

Écraser le comprimé ?

Sans objet.

Ouvrir la gélule ?

Sans objet.

Conseils pratiques

Se rincer la bouche (et recracher l'eau) après chaque prise pour éviter les mycoses et la voix rauque ; ne pas expirer dans l'inhalateur (humidité) ; vérifier le compteur de doses ; respecter le schéma prescrit et ne pas dépasser la dose maximale ; avoir toujours un traitement de secours si le schéma n'inclut pas cet inhalateur pour la crise.

4Durée du traitement

Traitement de fond au long cours de l'asthme ou de la BPCO, avec réévaluation régulière ; ne pas arrêter brutalement.

5Oubli d'une dose

Prendre l'inhalation oubliée dès que possible ; si l'heure de la prise suivante est proche, ne pas doubler et reprendre le schéma normal.

6Surdosage

Signes possibles

Liés au formotérol : tremblements, palpitations, tachycardie, maux de tête, baisse du potassium ; agitation.

Quand consulter en urgence

Surveillance cardiaque en cas de surdosage important ; contacter un médecin.

7Contre-indications

Liste officielle
  • Hypersensibilité au budésonide, au formotérol ou au lactose/excipient du dispositif

8Mises en garde

Ne jamais utiliser comme unique traitement de fond de l'asthme un bronchodilatateur de longue durée sans corticoïde (ici l'association le garantit) ; se rincer la bouche après inhalation (mycoses, dysphonie) ; prudence en cas de maladie cardiovasculaire, de troubles du rythme, d'hyperthyroïdie, de diabète (le formotérol peut augmenter la glycémie), d'hypokaliémie ; surveiller la croissance chez l'enfant en traitement prolongé ; en cas d'aggravation de l'asthme malgré le traitement, réévaluer (ne pas seulement augmenter les inhalations de secours) ; ne pas arrêter brutalement.

9Interactions

Interactions majeures
  • Bêtabloquants (y compris en collyre) : antagonisent le formotérol et peuvent provoquer un bronchospasme — à éviter
  • Médicaments allongeant le QT et autres bêta-2 mimétiques : risque additif
Interactions fréquentes
  • Diurétiques, corticoïdes, théophylline : majoration de la baisse du potassium
  • Inhibiteurs puissants du CYP3A4 (kétoconazole, ritonavir) : augmentent l'exposition au budésonide
Interactions alimentaires

Aucune interaction alimentaire spécifique majeure connue.

10Effets indésirables

Fréquents
  • Candidose buccale (muguet), voix rauque (dysphonie), irritation de la gorge
  • Tremblements
  • Palpitations
  • Céphalées
Peu fréquents
  • Tachycardie
  • Crampes musculaires
  • Agitation, troubles du sommeil
  • Nausées
  • Baisse du potassium
Rares
  • Bronchospasme paradoxal (aggravation de la gêne juste après l'inhalation)
  • Troubles du rythme cardiaque
  • Réactions cutanées
Très rares
  • Effets d'une corticothérapie en cas de fortes doses prolongées (freinage surrénalien, ralentissement de croissance chez l'enfant, baisse de densité osseuse)
  • Angio-œdème

11Grossesse

Utilisable pendant la grossesse si nécessaire : le budésonide est le corticoïde inhalé le mieux documenté et l'asthme doit rester bien contrôlé (un asthme mal traité est plus dangereux pour la grossesse que le traitement) ; le formotérol peut être poursuivi si besoin selon le CRAT. Ne pas arrêter un traitement de fond nécessaire.

12Allaitement

Compatible avec l'allaitement : le passage dans le lait est négligeable aux doses inhalées.

13Chez l'enfant

Utilisable selon l'âge et le dosage, sur prescription ; surveiller la croissance en traitement prolongé et vérifier la technique d'inhalation.

14Chez la personne âgée

Aucune adaptation particulière ; prudence en cas de maladie cardiaque.

15Insuffisance rénale

Aucune adaptation particulière ; l'exposition systémique aux doses inhalées est faible.

16Insuffisance hépatique

En cas d'atteinte hépatique sévère, l'exposition au budésonide peut augmenter ; prudence, mais l'exposition inhalée reste globalement faible.

17Conduite automobile

Généralement sans effet ; prudence en cas de tremblements ou d'étourdissements.

18Alcool

Pas d'interaction directe majeure.

19Temps d'action

Début d'effet

Le formotérol ouvre les bronches en quelques minutes ; l'effet anti-inflammatoire du budésonide s'installe sur plusieurs jours à semaines

Effet maximal

Contrôle optimal de l'asthme après quelques semaines de traitement régulier

Durée d'action

Effet bronchodilatateur prolongé (environ 12 heures), justifiant deux prises par jour

20Conservation

À conserver à température ambiante, capuchon bien vissé, à l'abri de l'humidité ; hors de portée des enfants ; noter la date de première ouverture si la notice l'indique.

21Composition

Substance active

Budésonide 100 µg et formotérol (fumarate dihydraté) 6 µg par dose inhalée

Excipients importants

Lactose — voir notice complète (contient de petites quantités de protéines de lait).

24Questions fréquentes

Pourquoi dois-je me rincer la bouche après chaque inhalation ?
Le corticoïde inhalé peut favoriser une mycose buccale (muguet) et une voix rauque ; se rincer la bouche et recracher l'eau après chaque prise réduit fortement ce risque.
Puis-je utiliser cet inhalateur pour soulager une crise ?
Cela dépend du schéma prescrit : certains schémas autorisent des inhalations supplémentaires en cas de symptômes (grâce à l'action rapide du formotérol), d'autres non. Suivez précisément les consignes de votre médecin et gardez au besoin un traitement de secours.
Que signifie l'aggravation de mon asthme malgré le traitement ?
Si vous avez besoin de plus en plus d'inhalations ou si la gêne s'aggrave, cela peut signaler un asthme non contrôlé ; il faut consulter plutôt que d'augmenter seul les doses, afin de réévaluer le traitement de fond.
Le corticoïde inhalé a-t-il les mêmes effets que la cortisone en comprimés ?
Non : aux doses inhalées, le passage dans le sang est faible et les effets généraux sont bien moindres qu'avec la cortisone orale ; les effets sont surtout locaux (bouche, gorge) et évitables par le rinçage.

25Quand consulter ?

Consulter en cas d'aggravation de l'asthme ou de besoin croissant de traitement de secours, de palpitations importantes, de gêne respiratoire survenant juste après l'inhalation (bronchospasme paradoxal), ou de mycose buccale persistante malgré le rinçage.

27Sources

Dernière vérification : 14/07/2026. En cas de doute, référez-vous à la notice du médicament.

⚕️ Fiche reprise d'ordonnance.ma, avec l'accord de son éditeur, puis débarrassée des références propres au Maroc (importée le 12/08/2026). Elle ne remplace ni l'avis d'un professionnel de santé, ni le RCP en vigueur dans votre pays. Nos sources · Signaler une erreur