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Cystite récidivante chez la femme ménopausée – Atrophie vulvovaginale

Ordonnance type commune à tous les pays : molécules et posologie non encore relues par un médecin sur ce site, sauf la 1re intention, adaptée aux recommandations françaises mais pas encore relue. Les noms commerciaux viennent de la base officielle de chaque pays. Point de départ pour un professionnel de santé : ne remplace ni le jugement clinique, ni les recommandations nationales, ni le RCP.
Ordonnance recommandée

Selon les recommandations françaises.

  1. Estriol 50 µg/g, gel vaginal
    1 application par jour pendant 3 semaines, puis 2 applications par semaine en entretien.
    ⚠️ Contre-indiqué en cas d'antécédent de cancer hormonodépendant.
    ⏱ traitement d'entretien, à réévaluer
    Noms commerciaux Fiche molécule
Diagnostic en bref

Chez la femme ménopausée, l'hypœstrogénie entraîne une atrophie vulvovaginale qui modifie la flore locale et favorise les infections urinaires récidivantes. La restauration locale d'un trophisme muqueux par un estriol vaginal à faible dose est recommandée en association aux mesures comportementales, sans passer par une estroprogestative systémique.

Critères de gravité
  • Fièvre, frissons, douleur lombaire → pyélonéphrite → consultation urgente
  • Métrorragies inexpliquées sous estriol local
  • Grossesse (contre-indication absolue)
  • Cancer du sein ou de l'endomètre évolutif
  • Symptômes persistants malgré traitement
Pourquoi ce traitement

Après la ménopause, la carence œstrogénique modifie la flore vaginale : disparition des lactobacilles, élévation du pH, fragilisation de la muqueuse urogénitale. Le tractus se laisse coloniser plus facilement par les entérobactéries, d'où des cystites à répétition.

ŒSTROGÉNOTHÉRAPIE LOCALE PAR ESTRIOL

  • Restaure le trophisme de la muqueuse vaginale et urétrale et recolonise la flore en lactobacilles
  • Agit sur la cause, là où l'antibiotique ne traite que l'épisode
  • Voie locale : passage systémique très faible, à la différence d'un traitement hormonal substitutif
  • Contre-indiqué en cas d'antécédent de cancer hormonodépendant

L'antibioprophylaxie ne se discute qu'après échec de cette approche, jamais en première intention.

Alternatives thérapeutiques
  • Mesures non médicamenteuses en premier lieu
  • Antibioprophylaxie seulement si les récidives persistent malgré l'œstrogénothérapie locale
Conseils au patient
  • Appliquer l'ovule vaginal le soir au coucher
  • Un léger suintement peut survenir : normal
  • Reconsulter si douleur, saignements ou récidive de cystite malgré le traitement
  • Boire suffisamment et uriner après les rapports
  • Contrôle gynécologique régulier sous traitement hormonal local
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