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Sécheresse vaginale de la ménopause

Ordonnance type commune à tous les pays : molécules et posologie non encore relues par un médecin sur ce site. Les noms commerciaux viennent de la base officielle de chaque pays. Point de départ pour un professionnel de santé : ne remplace ni le jugement clinique, ni les recommandations nationales, ni le RCP.
Ordonnance recommandée
  1. Estriol 0,5 mg, ovule
    Phase d'attaque : 1 ovule le soir pendant 2 à 3 semaines
    Phase d'entretien : 1 ovule 2 fois par semaine
    Dose minimale efficace, à réévaluer régulièrement
    Noms commerciaux Fiche molécule
  2. Non applicable, gel ou crème vaginale sans hormones
    Appliquer avant les rapports sexuels en cas de dyspareunie
    À utiliser en complément ou en attendant l'effet de l'estriol local
    Noms commerciaux
  3. Non applicable, gel vaginal hydratant
    Appliquer en entretien 2 à 3 fois par semaine
    Indépendamment des rapports
    Si sécheresse légère à modérée ou en complément de l'estriol
    Noms commerciaux
Diagnostic en bref

Sécheresse, brûlures, irritation et dyspareunie liées au déficit œstrogénique local après la ménopause. Parfois dysurie, urgenturie ou cystites récidivantes associées (syndrome génito-urinaire de la ménopause). L'estriol vaginal à faible dose restaure le trophisme muqueux avec un passage systémique minime et sans nécessiter l'ajout d'un progestatif.

Critères de gravité
  • Métrorragies ou saignements vaginaux inexpliqués
  • Cancer du sein ou de l'endomètre évolutif (contre-indication)
  • Douleur pelvienne ou masse pelvienne
  • Absence d'amélioration après 4 semaines de traitement bien conduit
  • Thromboembolie veineuse active (contre-indication)
Pourquoi ce traitement

La sécheresse vaginale de la ménopause résulte de l'atrophie vulvovaginale liée à la carence œstrogénique (amincissement de la muqueuse, baisse des sécrétions). Elle provoque une dyspareunie, des brûlures et un inconfort.

Deux approches complémentaires :

  • Estriol vaginal (Estriol 0,5 mg) : œstrogénothérapie locale restaurant le trophisme de la muqueuse vaginale — traitement le plus efficace de l'atrophie symptomatique (recommandation NAMS), passage systémique négligeable
  • Lubrifiants et hydratants vaginaux non hormonaux : pour le confort immédiat (lubrifiants lors des rapports) et l'hydratation de fond — alternative ou complément, notamment si contre-indication aux œstrogènes

L'œstrogénothérapie vaginale locale est sûre (faible dose) même en cas de contre-indication relative au THM systémique, après évaluation.

Alternatives thérapeutiques
  • Lubrifiants et hydratants vaginaux non hormonaux (à base d'acide hyaluronique ou de glycérol) : en 1ère intention si symptômes légers, ou en complément de l'estriol
  • Traitement hormonal substitutif systémique si autres symptômes climatériques associés (bouffées de chaleur, troubles du sommeil) : avis gynécologique indispensable
  • Probiotiques vaginaux à Lactobacillus : données préliminaires insuffisantes pour recommandation formelle
  • Acide hyaluronique vaginal : alternative non hormonale valide en monothérapie si symptômes modérés
Conseils au patient
  • Appliquer l'ovule le soir au coucher avec l'applicateur fourni
  • Un léger suintement est normal : utiliser une serviette hygiénique
  • L'amélioration des symptômes est progressive (2 à 4 semaines)
  • Ne pas interrompre le traitement sans avis médical
  • Utiliser un lubrifiant vaginal avant les rapports si dyspareunie
  • Contrôle gynécologique régulier (examen annuel recommandé sous traitement hormonal local)
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