GONAPEPTYL 3,75 mg, poudre et solvant pour suspension injectable à libération prolongée en seringues pré-remplies (Triptoréline) est un médicament commercialisé en France. Retrouvez ici indications et posologie, composition, prix, équivalents.
Le service médical rendu par GONAPEPTYL 3,75 mg reste important dans les indications de l’AMM.
Extraits du résumé des caractéristiques du produit publié par l’ANSM, repris mot pour mot et jamais reformulés. Ils ne remplacent pas le document complet, qui seul fait foi.
Hommes
Traitement du cancer de la prostate hormono-dépendant localement avancé ou métastatique.
Femmes
Réduction préopératoire de la taille du fibrome pour diminuer les hémorragies et la douleur en cas de fibromes utérins symptomatiques.
Endométriose symptomatique confirmée par une laparoscopie, pour laquelle une suppression de l’hormonogenèse ovarienne est indiquée dans la mesure où un traitement chirurgical n’est pas indiqué en première intention.
Enfants
Traitement de la puberté précoce centrale avérée (avant 9 ans pour les filles, avant 10 ans pour les garçons).
Ce produit doit être utilisé sous la stricte surveillance d’un spécialiste, disposant des moyens appropriés pour une surveillance régulière de la réponse.
Le traitement des enfants par la triptoréline doit être réalisé sous la responsabilité d’un pédiatre endocrinologue ou d’un pédiatre ou d’un endocrinologue ayant l’expérience du traitement de la puberté précoce centrale.
Il est important que la forme à libération prolongée soit injectée en respectant strictement les instructions figurant dans la rubrique 6.6.
Après la reconstitution, la suspension doit être injectée immédiatement.
Posologie et mode d’administration
Administrer la dose contenue dans une seringue, soit l’équivalent de 3,75 mg de triptoréline, tous les 28 jours, soit par voie sous-cutanée (p. ex. dans la peau de l’abdomen, de la fesse ou de la cuisse), soit par voie intramusculaire profonde.
Changer de site d’injection à chaque nouvelle injection.
Hommes :
Toutes les quatre semaines, injecter le contenu d’une seringue, soit l’équivalent de 3,75 mg de triptoréline. Pour supprimer en permanence les taux de testostérone, il est important de respecter le rythme d’administration d’une fois toutes les 4 semaines.
Femmes :
Fibromes utérins et endométriose :
Toutes les quatre semaines, injecter le contenu d’une seringue, soit l’équivalent de 3,75 mg de triptoréline. Le traitement doit débuter dans les 5 premiers jours du cycle.
Enfants :
En début de traitement, la posologie doit être déterminée en fonction du poids ; une injection de triptoréline aux jours 0, 14 et 28, puis une injection toutes les 4 semaines. En cas d’effet insuffisant, les injections peuvent être répétées toutes les trois semaines.
La posologie sera fonction du poids corporel ; voir tableau ci-dessous :
Poids corporel
Posologie
< 20 kg
1,875 mg (demi-dose)
20 – 30 kg
2,5 mg (2/3 de dose)
> 30 kg
3,75 mg (dose complète)
Populations particulières de patients :
Il est inutile d’ajuster la dose chez le sujet âgé.
D’après les données actuelles, il n’est pas nécessaire de réduire la dose ou d’espacer les injections chez les patients atteints d’insuffisance rénale.
Durée d’administration
Cancer de la prostate :
GONAPEPTYL est habituellement administré en traitement au long cours.
Fibromes utérins et endométriose
La durée du traitement dépend du degré de gravité initial de l’endométriose et de l’évolution de ses manifestations cliniques (fonctionnelles et anatomiques) et de l’évolution du volume des fibromes utérins, déterminée par échographie pendant le traitement. Normalement, le résultat optimal est obtenu après 3 ou 4 injections.
En raison de ses effets potentiels sur la densité osseuse, la durée du traitement ne devra pas dépasser 6 mois (voir 4.4).
Puberté précoce centrale (PPC)
Le traitement doit être interrompu dès qu’une maturation osseuse correspondant à l’âge de plus de 12 ans chez les filles et de plus de 13 ans chez les garçons est obtenue.
Générales
Hypersensibilité à la triptoréline ou à l’un des excipients du produit.
Hypersensibilité à l’hormone naturelle de libération des gonadotrophines (GnRH) ou à ses analogues.
Chez la femme
Grossesse
Allaitement
Femme en âge de procréer/ Contraception chez l’homme et la femme
Les femmes en âge de procréer devront utiliser une méthode contraceptive non hormonale efficace pendant le traitement jusqu’à reprise des règles.
Grossesse
Avant l’instauration du traitement, les femmes en âge de procréer doivent faire l’objet d’un examen attentif pour exclure toute grossesse.
Les très rares données sur l’usage de la triptoréline pendant la grossesse n’indiquent pas d’augmentation du risque de malformations congénitales. Toutefois, les études de suivi au long cours sur le développement sont limitées. Les études chez l’animal ont montré une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Au vu des effets pharmacologiques, un effet indésirable sur la grossesse et la descendance ne peut être exclu et, de ce fait, GONAPEPTYL ne doit pas être administré aux femmes enceintes.
Allaitement
Le passage de la triptoréline dans le lait maternel n'est pas connu. En raison du risque d’effets indésirables de la triptoréline chez le nourrisson, l’allaitement doit être interrompu avant et pendant le traitement.
Fertilité
En raison de leur effet pharmacodynamique, les analogues de la GnRH, comme la triptoréline, sont utilisés dans le traitement de l’infertilité. Dans les études chez l’animal, le traitement par triptoréline a eu des effets sur les systèmes reproducteurs male et femelle qui étaient le plus souvent réversibles (voir rubrique 5.3).
Général
L’administration d’agoniste de la GnRH peut entraîner une réduction de la densité osseuse. Chez les hommes des données préliminaires suggèrent que l’administration de biphosphonates, en association avec l’agoniste de la GnRH peut réduire cette perte de densité osseuse.
Une surveillance particulière s’impose chez les patients présentant des facteurs de risque d’ostéoporose supplémentaires tels que les sujets alcooliques chroniques, les fumeurs, un traitement au long cours par des médicaments réduisant la densité osseuse (anticonvulsifs ou corticoïdes), les antécédents familiaux d’ostéoporose, une malnutrition.
Rarement, le traitement par les agonistes de la GnRH a mis en évidence un adénome hypophysaire gonadotrope non diagnostiqué au préalable. Dans ce cas, l’apoplexie hypophysaire peut se manifester sous forme de céphalées brutales, de vomissements, de troubles visuels, et d’une ophtalmoplégie.
Il existe un risque accru de survenue de dépression incidente (qui peut être sévère) chez les patients traités par agonistes de la GnRH, tels que la triptoréline. Les patients doivent être informés en conséquence et traités de façon appropriée si des symptômes apparaissent.
Des cas de changements d’humeur ont été rapportés. Les patients souffrant de dépression connue devront être attentivement surveillés pendant le traitement.
Hommes :
Extrait abrégé — la section 4.4 continue dans le RCP.
La prudence s’imposera lorsque la triptoréline sera administrée en même temps que des médicaments affectant la sécrétion hypophysaire des gonadotrophines et le statut hormonal du patient devra être surveillé.
Etant donné qu’un traitement par suppression androgénique peut provoquer un allongement de l’intervalle QT, l’utilisation concomitante de GONAPEPTYL et de médicaments connus pour allonger l’intervalle QT ou de médicaments susceptibles de provoquer des torsades de pointe tels les médicaments antiarythmiques de classe Ia (par exemple : quinidine, disopyramide) ou de classe III (par exemple : amiodarone, sotalol, dofetilide, ibutilide), la méthadone, la moxifloxacine, les antipsychotiques, etc doit être évaluée avec attention (voir rubrique 4.4).
Aucune étude formelle d’interaction avec d’autres médicaments n’a été réalisée. La possibilité d’interaction avec des médicaments habituellement utilisés dont les produits libérateurs d’histamine, ne peut pas être exclue.
Les événements indésirables rapportés pendant les essais cliniques et dans le cadre de la pharmacovigilance sont présentés ci-dessous. Suite à la baisse des taux de testostérone ou d’estrogènes, on peut s’attendre à ce que la plupart des patient(e)s présentent des réactions indésirables. Les plus fréquentes sont les bouffées vasomotrices (30% des hommes et 75-100% des femmes). Par ailleurs, on peut prévoir une impuissance et une diminution de la libido chez 30 à 40% des hommes, tandis que des saignements vaginaux, des sueurs, une sécheresse vaginale et/ou une dyspareunie, une diminution de la libido, céphalées et des troubles de l'humeur sont à prévoir chez plus de 10% des femmes.
Du fait de l'augmentation des taux de testostérone pendant la première semaine de traitement, une aggravation de la symptomatologie générale et des plaintes peuvent être rapportées (obstruction urinaire, douleurs osseuses dues à des métastases, compression médullaire, fatigue musculaire et œdème lymphatique des jambes). Dans certains cas, il a été observé une obstruction des voies urinaires avec altération de la fonction rénale. Des cas de compression neurologique, s'accompagnant d'une asthénie et d'une paresthésie dans les jambes ont été observés.
Tolérance générale chez les hommes (voir « Mises en garde spéciales et précautions d’emploi »)
Extrait abrégé — la section 4.8 continue dans le RCP.
Peu d'informations sur des cas de surdosage à la triptoréline sont disponibles, pour pouvoir en tirer des conclusions sur les effets indésirables possibles. Compte-tenu de la forme galénique et du conditionnement, un surdosage est improbable.
Dans le cas d’un surdosage, un traitement symptomatique est préconisé.
Aucune étude sur les effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n’a été réalisée. Toutefois, les étourdissements, un état de somnolence et les troubles visuels étant des effets indésirables du traitement ou résultant de la maladie sous-jacente, l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines peut être altérée chez certains patients.
| Substance | Dosage | Pour |
|---|---|---|
| Triptoréline | 3.75 mg | une seringue pré-remplie |
Triptoréline
Stimulation ovarienne contrôlée dans le cadre de l'assistance médicale à la procréation (protocoles de fécondation in vitro) ; Traitement de la puberté précoce centrale chez l'enfant ; Endométriose et fibromes utérins, selon la posologie et le schéma utilisés ; Cancer de la prost…
La fiche de la molécule a été établie d'après DECAPEPTYL 0.1 MG, Solution injectable : sa posologie est celle de cette présentation.
| Nom commercial | Dosage | Forme | Prix | P/G |
|---|---|---|---|---|
| DECAPEPTYL 0,1 mg, poudre et solvant pour solution injectable (S.C.) | 100 microgrammes | poudre et solvant pour solution injectable | 28,06 € | — |
| DECAPEPTYL 0,1 mg, poudre et solvant pour solution injectable (S.C.) | 100 microgrammes | poudre et solvant pour solution injectable | 29,46 € | — |
| DECAPEPTYL 0,1 mg, poudre et solvant pour solution injectable (S.C.) | 100 microgrammes | poudre et solvant pour solution injectable | 30,12 € | — |
| DECAPEPTYL L.P. 3 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (I.M.) forme à libération prolongée sur 28 jours | 3 mg | poudre et solvant pour suspension injectable à libération prolongée | 86,99 € | — |
| DECAPEPTYL L.P. 11,25 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (IM ou SC) forme à libération prolongée sur 3 mois | 11,25 mg | poudre et solvant pour suspension injectable à libération prolongée | 249,93 € | — |
| DECAPEPTYL L.P. 11,25 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (IM ou SC) forme à libération prolongée sur 3 mois | 11,25 mg | poudre et solvant pour suspension injectable à libération prolongée | 249,93 € | — |
| DECAPEPTYL L.P. 11,25 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (IM ou SC) forme à libération prolongée sur 3 mois | 11,25 mg | poudre et solvant pour suspension injectable à libération prolongée | 249,93 € | — |
| DECAPEPTYL L.P. 11,25 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (IM ou SC) forme à libération prolongée sur 3 mois | 11,25 mg | poudre et solvant pour suspension injectable à libération prolongée | 262,97 € | — |
| DECAPEPTYL L.P. 11,25 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (IM ou SC) forme à libération prolongée sur 3 mois | 11,25 mg | poudre et solvant pour suspension injectable à libération prolongée | 269,16 € | — |
| DECAPEPTYL L.P. 11,25 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (IM ou SC) forme à libération prolongée sur 3 mois | 11,25 mg | poudre et solvant pour suspension injectable à libération prolongée | 269,16 € | — |
| SALVACYL L.P. 11,25 mg, poudre et solvant pour suspension injectable à libération prolongée | 11,25 mg | poudre et solvant pour suspension injectable à libération prolongée | 301,10 € | — |
| DECAPEPTYL LP 22,5 mg, poudre et solvant pour suspension injectable à libération prolongée | 22,5 mg | poudre et solvant pour suspension injectable à libération prolongée | 497,66 € | — |
| DECAPEPTYL LP 22,5 mg, poudre et solvant pour suspension injectable à libération prolongée | 22,5 mg | poudre et solvant pour suspension injectable à libération prolongée | 523,74 € | — |
Non. GONAPEPTYL 3,75 mg, poudre et solvant pour suspension injectable à libération prolongée en seringues pré-remplies figure sur la liste I : sa délivrance exige une ordonnance, et le renouvellement n'est possible que si le prescripteur l'a explicitement mentionné.
Le prix public de GONAPEPTYL 3,75 mg, poudre et solvant pour suspension injectable à libération prolongée en seringues pré-remplies est de 88,13 €. Le registre national indique un taux de remboursement de 65%. La Haute Autorité de santé a jugé son service médical rendu important.
Oui : 13 médicaments commercialisés en France contiennent la même substance active.
GONAPEPTYL 3,75 mg, poudre et solvant pour suspension injectable à libération prolongée en seringues pré-remplies appartient à la classe pharmacothérapeutique suivante : Analogue de la gonadoréline, Analogue de l’hormone entraînant la libération de gonadotrophines. Son code ATC est L02AE04.