MYLERAN 2 mg, comprimé pelliculé (Busulfan) est un médicament commercialisé en France. Retrouvez ici indications et posologie, composition, équivalents.
Le service médical rendu par MYLERAN 2 mg, comprimé, est insuffisant pour justifier le maintien de la prise en charge par la solidarité nationale dans l’ensemble des indications de l’AMM.
Dans l’indication préparation à la transplantation des cellules souches hématopoïétiques, MYLERAN conserve l’apport thérapeutique important reconnu par la Commission de la Transparence le 3 juin 1998.
Extraits du résumé des caractéristiques du produit publié par l’ANSM, repris mot pour mot et jamais reformulés. Ils ne remplacent pas le document complet, qui seul fait foi.
MYLERAN est indiqué dans le traitement de la leucémie myéloïde chronique en cas de résistance ou de contre-indication aux autres traitements et pour la préparation à la transplantation des cellules souches hématopoïétiques.
Les comprimés de MYLERAN sont habituellement donnés dans le cadre de cures ou administrés en continu. La dose doit être ajustée à chaque patient sous étroit contrôle clinique et hématologique. Si un patient a besoin d’une dose quotidienne moyenne inférieure au contenu des comprimés disponibles de MYLERAN, cela est possible en intercalant au moins un jour sans MYLERAN entre les jours de traitement. Les comprimés ne doivent pas être divisés.
Posologie
Leucémie myéloïde chronique
Traitement d'induction chez l’adulte
La posologie est de 0,06 mg/kg/jour avec une dose initiale maximale de 4 mg/jour, qui peut être administrée en une seule prise.
On observe une variation individuelle de la réponse au traitement par MYLERAN. Dans certains cas, l'effet myélotoxique peut être sévère (voir rubrique 4.4).
Le bilan sanguin doit être étroitement surveillé : au moins une fois par semaine pendant la phase d'induction.
Une augmentation de la posologie peut être envisagée, seulement si la réponse obtenue après 3 semaines de traitement reste insuffisante.
Le traitement doit être poursuivi jusqu'à ce que le taux de leucocytes totaux soit compris entre 15 et 25x109/l (généralement après 12 à 20 semaines de traitement).
Le traitement peut alors être interrompu, le taux de leucocytes totaux pouvant continuer à chuter encore pendant les 2 semaines suivantes.
Si le traitement est poursuivi après la chute du taux de leucocytes totaux ou si l'on continue à traiter des patients dont le taux de plaquettes est inférieur à 100x109/l, il existe un risque réel d'aplasie médullaire prolongée voire irréversible.
Traitement d'entretien chez l’adulte
La rémission de la leucémie peut se poursuivre sur de longues périodes sans que la reprise du traitement soit nécessaire. De nouvelles cures sont habituellement initiées quand la numération leucocytaire dépasse 50 x 109/l ou que les symptômes réapparaissent.
La posologie d’entretien peut aussi être administrée de façon séquentielle (quelques jours par semaine). Un traitement continu est plus pratique quand les rémissions temporaires durent peu de temps.
L’objectif est de maintenir le taux de leucocytes entre 10 et 15x109/l. Le contrôle de la numération formule sanguine est à effectuer au moins toutes les 4 semaines.
La posologie usuelle pendant la phase d'entretien est de 0,5 à 2 mg par jour mais dans certains cas, cette posologie peut encore être réduite. Si un patient a besoin d’une dose quotidienne moyenne inférieure au contenu d’un comprimé, la dose d’entretien peut être ajustée en intercalant au moins un jour sans MYLERAN entre les jours de traitement.
Remarque : de plus faibles doses de MYLERAN doivent être utilisées en cas d'associations à d'autres agents cytotoxiques (voir rubriques 4.5 et 4.8).
Population pédiatrique
La leucémie myéloïde chronique est très rare à cet âge.
Extrait abrégé — la section 4.2 continue dans le RCP.
Ce médicament est contre-indiqué en cas de :
résistance antérieure de la maladie au busulfan,
hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
allaitement (voir rubriques 4.6).
Ce médicament est contre-indiqué en association avec :
Les vaccins vivants atténués pendant le traitement au busulfan et 6 mois après arrêt de la chimiothérapie, à l'exception de l'hydroxycarbamide dans son indication chez le patient drépanocytaire.
Contraception chez les hommes et chez les femmes
En raison de la génotoxicité du busulfan (voir rubrique 5.3), les femmes en âge de procréer doivent utiliser des mesures contraceptives efficaces et éviter de devenir enceintes au cours du traitement par MYLERAN et pendant 6 mois après la fin du traitement.
Pour les mêmes raisons, les hommes ayant une partenaire en âge de procréer doivent utiliser des mesures contraceptives efficaces et être informés de ne pas concevoir d’enfant au cours du traitement par MYLERAN et pendant 3 mois après la fin du traitement.
Grossesse
Il n’existe pas ou peu de données sur l’utilisation du busulfan chez la femme enceinte. Les études effectuées chez l’animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). En raison de son mécanisme d'action, l’utilisation du busulfan au cours de la grossesse peut induire des malformations congénitales et/ou induire une létalité embryonnaire et fœtale. Une exposition pendant le troisième trimestre peut être associée à un retard de croissance intra-utérin.
L'utilisation de MYLERAN est déconseillée pendant la grossesse, particulièrement pendant le premier trimestre. A chaque fois, il faudra évaluer les bénéfices attendus du traitement pour la mère par rapport aux risques encourus par le fœtus.
Allaitement
Le passage éventuel du busulfan ou de ses métabolites dans le lait maternel humain est inconnu. Un risque pour le nouveau-né allaité ne peut être exclu. L'allaitement est contre-indiqué chez les mères traitées par MYLERAN (voir rubrique 4.3).
Fertilité
Extrait abrégé — la section 4.6 continue dans le RCP.
MYLERAN EST UN AGENT CYTOTOXIQUE ACTIF A N'UTILISER QUE SOUS LA SURVEILLANCE D'UN PRATICIEN EXPERIMENTE DANS L’ADMINISTRATION DE TELS AGENTS.
L’immunisation avec un vaccin à base d’organismes vivants peut provoquer une infection chez les hôtes immun-compromis. Par conséquent, les immunisations par vaccins à base d’organismes vivants sont contre-indiquées.
Le traitement par MYLERAN doit être interrompu en cas d'apparition d'une toxicité pulmonaire (voir rubrique 4.8).
La prise de MYLERAN ne doit pas être associée à une radiothérapie, ni lui succéder de façon trop rapprochée.
Si une anesthésie est nécessaire chez des patients présentant un risque de toxicité pulmonaire, la concentration en oxygène inspiré doit être maintenue aussi faible que possible et une attention particulière aux soins respiratoires doit être portée en postopératoire.
Chez les patients atteints d'une leucémie myéloïde chronique, il existe souvent une hyperuricémie et/ou une hyperuricosurie. Ces troubles doivent être corrigés avant de débuter le traitement par MYLERAN. Au cours du traitement par le MYLERAN, l'hyperuricémie et le risque de néphropathie uratique doivent être prévenus par une prophylaxie adéquate comprenant une hydratation suffisante et un traitement par l'allopurinol.
Une surveillance périodique de la fonction rénale est nécessaire.
MYLERAN n’a pas fait l’objet d’études chez les patients présentant une insuffisance hépatique. Étant donné que le busulfan est principalement métabolisé par le foie, il convient d’être prudent quand on administre du busulfan à des patients présentant déjà une insuffisance hépatique, plus particulièrement chez ceux dont l’insuffisance est sévère.
Extrait abrégé — la section 4.4 continue dans le RCP.
Traitement anticoagulant
En raison de l'augmentation du risque thrombotique lors des affections tumorales, le recours à un traitement anticoagulant est fréquent. La grande variabilité intra-individuelle de la coagulabilité au cours de ces affections, à laquelle s'ajoute l'éventualité d'une interaction entre les anticoagulants oraux et la chimiothérapie anticancéreuse, imposent, s'il est décidé de traiter le patient par anticoagulants oraux, d'augmenter la fréquence des contrôles de l'INR.
Associations contre-indiquées
+ Vaccins vivants atténués (incluant fièvre jaune).
Les vaccins vivants atténués sont contre-indiqués pendant le traitement par busulfan et 6 mois après l'arrêt de la chimiothérapie, à l'exception de l'hydroxycarbamide dans son indication chez les patients atteints de drépanocytose, car il existe un risque de maladie vaccinale généralisée potentiellement mortelle. Ce risque est majoré chez les sujets déjà immunodéprimés par la maladie sous-jacente.
Il est recommandé d’utiliser un vaccin inactivé lorsqu'il existe (poliomyélite) (voir rubrique 4.4).
Associations déconseillées
+ Phénytoïne
Risque de majoration de la neurotoxicité (busulfan, ifosfamide) ou de perte d'efficacité du cytotoxique (étoposide, téniposide) par augmentation du métabolisme hépatique du cytotoxique par la phénytoïne.
Extrait abrégé — la section 4.5 continue dans le RCP.
Aucune documentation clinique moderne associée à ce produit ne peut servir de support pour déterminer la fréquence des effets indésirables. L’incidence des effets indésirables peut varier en fonction de la dose reçue et selon que le produit est administré en association avec d’autres agents thérapeutiques.
Les effets indésirables sont listés ci-dessous par classe-organe et par fréquence. Les fréquences sont définies en : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 et < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 et < 1/100), rare (≥ 1/10 000 et < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Le tableau de réactions indésirables suivant a été établi à partir de l’utilisation du busulfan ou du busulfan en association avec d’autres agents thérapeutiques.
Classes de systèmes d’organes
Fréquence
Effets indésirables
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl. kystes et polypes)
Fréquent
Leucémie consécutive d’une chimiothérapie oncologique (voir rubrique 4.4)
Affections hématologiques et du système lymphatique *
Très fréquent
Insuffisance médullaire dose dépendante se manifestant par une thrombopénie, leucopénie, anémie, et aux plus fortes doses par une agranulocytose
Rare
Aplasie médullaire
Affections du système nerveux
Rare
À des doses élevées : convulsions (voir rubrique 4.4 et 4.5)
Affections oculaires
Rare
Altérations du cristallin et cataractes (qui peuvent être bilatérales), amincissement de la cornée (déclaré après une transplantation de moelle osseuse précédée par un traitement par busulfan à forte dose)
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales *
Indéterminée
À des doses élevées : syndrome de pneumonie idiopathique
Fréquent
Extrait abrégé — la section 4.8 continue dans le RCP.
Symptômes et signes :
La toxicité aiguë de MYLERAN chez l'homme se manifeste par une myélosuppression (voir rubrique 4.8).
L'effet principal d'un surdosage chronique est l'insuffisance médullaire et la pancytopénie.
Si de fortes doses de MYLERAN sont utilisées lors d'une greffe de moelle osseuse, la toxicité gastro-intestinale devient alors dose-limitante avec stomatite, nausées, vomissements, diarrhées et anorexie.
Traitement :
Il n'y a pas d'antidote connu. Un cas de surdosage ayant été traité avec succès par dialyse, il convient d'envisager son utilisation en cas de surdosage. Un traitement symptomatique approprié doit être administré au cours de la période de toxicité hématologique et une transfusion sanguine doit être administrée si nécessaire.
Sans objet.
| Substance | Dosage | Pour |
|---|---|---|
| Busulfan | 2,00 mg | un comprimé |
| Nom commercial | Dosage | Forme | Prix | P/G |
|---|---|---|---|---|
| BUSULFAN FRESENIUS KABI 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion | 6 mg | solution à diluer pour perfusion | — | GEN |
| BUSULFAN TILLOMED 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion | 6 mg | solution à diluer pour perfusion | — | GEN |
| BUSULFAN ACCORD 6 mg/mL, solution à diluer pour perfusion | 6 mg | solution à diluer pour perfusion | — | GEN |
Non. MYLERAN 2 mg, comprimé pelliculé figure sur la liste I : sa délivrance exige une ordonnance, et le renouvellement n'est possible que si le prescripteur l'a explicitement mentionné.
Oui : 3 médicaments commercialisés en France contiennent la même substance active.
MYLERAN 2 mg, comprimé pelliculé appartient à la classe pharmacothérapeutique suivante : Agents alkylants – alkylsulfonates. Son code ATC est L01AB01.