RYTHMOL 300 mg, comprimé pelliculé sécable (Chlorhydrate De Propafénone) est un médicament de référence commercialisé en France. Retrouvez ici indications et posologie, composition, prix, équivalents.
Le service médical rendu par RYTHMOL (propafénone) est insuffisant pour justifier d’une prise en charge par la solidarité nationale au regard des alternatives disponibles dans :
• le traitement et la prévention des récidives des troubles ventriculaires .
• la prévention des chocs cardiaques électriques chez certains patients porteurs d’un défibrillateur.
Extraits du résumé des caractéristiques du produit publié par l’ANSM, repris mot pour mot et jamais reformulés. Ils ne remplacent pas le document complet, qui seul fait foi.
Traitement et prévention des récidives des troubles du rythme ventriculaire documentés, symptomatiques et invalidants, en l'absence confirmée d'altération de la fonction ventriculaire gauche et/ou de coronaropathie avérée. Il convient d'initier le traitement avec des posologies faibles et de pratiquer des contrôles ECG.
Prévention des récidives des tachycardies supraventriculaires documentées lorsque la nécessité d'un traitement est établie et en l'absence d'altération de la fonction ventriculaire gauche.
Prévention des chocs cardiaques électriques chez certains patients porteurs de défibrillateurs implantables.
Posologie
La posologie usuelle est de 450 à 600 mg fractionnés en 2 ou 3 prises par jour pendant la période de titration et en traitement d’entretien chez les patients pesant environ 70 kg.
La posologie maximale est de 1 comprimé à 300 mg 3 fois par jour.
La dose quotidienne doit être diminuée en conséquence chez les patients pesant moins de 70 kg.
Ne pas augmenter la posologie avant 3 à 4 jours de traitement.
Une réduction de la dose doit être envisagée chez les patients présentant un élargissement significatif du complexe QRS ou un bloc auriculo-ventriculaire du deuxième ou troisième degré.
La dose d’entretien individuelle doit être déterminée sous surveillance cardiologique incluant une surveillance ECG et des contrôles répétés de la pression artérielle (phase de titration).
En cas d’insuffisance hépatique modérée, la dose initiale sera de 1 comprimé à 300 mg par jour. La posologie pourra, si nécessaire, être augmentée sous surveillance clinique et électrocardiographique.
Chez les patients présentant une altération de la fonction hépatique et/ou rénale, une accumulation du médicament peut se produire aux doses thérapeutiques habituelles. Néanmoins, l’augmentation du dosage en chlorhydrate de propafénone est tout de même possible chez ces patients en surveillant l’ECG et les concentrations plasmatiques.
Sujets âgés :
Aucune différence globale de tolérance ou d’efficacité n’a été observée dans cette population de patients, toutefois, une plus grande sensibilité des personnes âgées ne peut être exclue, par conséquent, ces patients nécessitent une surveillance particulière. La même recommandation s’applique au traitement d’entretien.
Chez le sujet âgé, la dose initiale sera de 1 comprimé à 300 mg par jour. La posologie pourra, si nécessaire, être augmentée sous surveillance clinique et électrocardiographique.
Si une augmentation de la posologie est nécessaire, elle peut être réalisée après 5 à 8 jours de traitement.
Mode d’administration
En raison du goût amer et de l’action anesthésique de surface de la propafénone, les comprimés doivent être avalés entier (sans être croqués), avec un liquide.
Ce médicament NE DOIT JAMAIS être utilisé dans les cas suivants :
hypersensibilité connue au chlorhydrate de propafénone ou à l'un des excipients,
syndrome de Brugada connu (voir rubrique 4.4),
antécédent d’infarctus du myocarde au cours des 3 mois précédents,
insuffisance cardiaque congestive non contrôlée avec débit ventriculaire gauche inférieur à 35%,
choc cardiogénique, sauf si celui-ci est provoqué par l’arythmie,
bradycardie symptomatique sévère,
bloc de branche ou bloc distal en l’absence de stimulateur cardiaque, blocs auriculo-ventriculaires du 2ème et du 3ème degré, dysfonctionnement sinusal, anomalies de la conduction auriculaire,
hypotension sévère,
cirrhose,
hypokaliémie, hyperkaliémie ou hypomagnésémie (voir rubrique 4.4),
bronchopneumopathie obstructive sévère,
myasthénie grave,
en association au ritonavir et aux bêta-bloquants utilisés dans l'insuffisance cardiaque (voir rubrique 4.5).
Grossesse
Il n’a pas été mené d’études contrôlées spécifiques chez la femme enceinte. La propafénone ne doit être utilisée pendant la grossesse que si le bénéfice potentiel justifie le risque potentiel pour le fœtus.
La propafénone passe la barrière placentaire. Il a été rapporté dans le cordon ombilical une concentration d’environ 30% de celle mesurée dans le sang maternel.
Allaitement
L'excrétion de la propafénone dans le lait maternel n'a pas été étudiée. Des données limitées suggèrent un passage dans le lait maternel. Il convient d’utiliser avec précaution la propafénone en cas d’allaitement.
La propafénone comme les autres antiarythmiques peut provoquer des effets proarythmiques i.e. elle peut provoquer de nouvelles arythmies ou aggraver des arythmies préexistantes (voir rubrique 4.8). Chez chaque patient traité par la propafénone, une évaluation électrocardiographique et clinique avant et pendant le traitement est essentielle pour déterminer si la réponse à la propafénone justifie la poursuite du traitement.
Comme pour les autres antiarythmiques de classe Ic, les sujets atteints d'anomalies cardiaques structurelles significatives peuvent être prédisposés à des effets indésirables sévères. La propafénone est donc contre‑indiquée chez ces patients (voir rubrique 4.3).
L’exposition à la propafénone chez les porteurs asymptomatiques du syndrome de Brugada peut révéler le syndrome ou entraîner des modifications sur l’ECG semblables à celles induites par un syndrome de Brugada. Après l’initiation du traitement par la propafénone, tout symptôme suggérant un syndrome de Brugada doit imposer la réalisation d’un ECG (voir rubrique 4.3).
Effets pro-arythmiques :
La propafénone, comme d'autres agents anti-arythmiques, peut provoquer la survenue d'une forme plus sévère d'arythmie, augmenter la fréquence d'une arythmie préexistante ou aggraver la sévérité des symptômes. Une variation spontanée du trouble du rythme propre au patient peut se révéler difficile à distinguer d'une aggravation secondaire à l'administration du médicament. L'apparition d'extrasystoles ventriculaires plus nombreuses ou polymorphes doit faire interrompre le traitement.
Modifications électrocardiographiques :
La propafénone doit être administrée avec précaution chez les patients ayant des anomalies préexistantes de conduction.
Extrait abrégé — la section 4.4 continue dans le RCP.
De nombreux antiarythmiques sont dépresseurs de l’automatisme, de la conduction et de la contractilité cardiaques.
L’association d’antiarythmiques de classes différentes peut apporter un effet thérapeutique bénéfique, mais s’avère le plus souvent très délicate, nécessitant une surveillance clinique étroite et un contrôle de l'ECG. L’association d’antiarythmiques donnant des torsades de pointes (amiodarone, disopyramide, quinidiniques, sotalol ) est contre-indiquée
L’association d’antiarythmiques de même classe est déconseillée, sauf cas exceptionnels, en raison du risque accru d’effets indésirables cardiaques.
L'association à des médicaments ayant des propriétés inotropes négatives, bradycardisantes et/ou ralentissant la conduction auriculoventriculaire est délicate et nécessite une surveillance clinique et un contrôle de l'ECG.
Les médicaments inhibant les isoenzymes CYP2D6, CYP1A2 et CYP3A4 tels que le kétoconazole, la cimétidine, la quinidine, l'érythromycine ou le jus de pamplemousse peuvent conduire à une augmentation des concentrations plasmatiques de propafénone. Une surveillance clinique étroite et une adaptation de la posologie sont nécessaires lors de l’administration concomitante de propafénone avec des inhibiteurs de ces enzymes.
Extrait abrégé — la section 4.5 continue dans le RCP.
a. Synthèse du profil de sécurité
Les effets indésirables les plus fréquents et très fréquents associés au traitement par la propafénone sont des étourdissements, des troubles de la conduction cardiaque et des palpitations.
b. Synthèse des effets indésirables
Le tableau ci-dessous présente les effets indésirables rapportés avec la propafénone dans les essais cliniques et dans le cadre de la pharmacovigilance.
Les effets indésirables considérés comme ayant une relation au moins possible avec la propafénone sont présentés par classe de système d’organes et fréquence selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) et fréquence indéterminée (effets indésirables rapportés dans le cadre de la pharmacovigilance ; ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité lorsque la gravité a pu être évaluée.
Classe de système d’organes
Très fréquent ≥ 1/10
Fréquent ≥ 1/100, < 1/10
Peu fréquent ≥ 1/100, < 1/10
Fréquence indéterminée (ne peut être estimée à partir des données disponibles)
Affections hématologiques et du système lymphatique
Thrombopénie
Agranulocytose, leucopénie, granulopénie
Affections du système immunitaire
Hypersensibilité1
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Diminution de l’appétit
Affections psychiatriques
Anxiété, troubles du sommeil
Cauchemars
Etat confusionnel
Affections du système nerveux
Etourdisse-ments2
Céphalées, dysgueusie
Syncope, ataxie, paresthésies
Convulsions, symptômes extrapyramidaux, agitation, lipothymie, tremblements
Affections oculaires
Vision trouble
Affections de l’oreille et du labyrinthe
Vertige
Affections cardiaques
Extrait abrégé — la section 4.8 continue dans le RCP.
Symptômes
Symptômes myocardiques
Il est marqué en particulier par des modifications électrocardiographiques, un allongement de l’intervalle PQ, un élargissement du complexe QRS par une suppression de l'automatisme sinusal, un bloc auriculo-ventriculaire, une tachycardie ventriculaire, un flutter ventriculaire, une fibrillation ventriculaire et un arrêt cardiaque. La diminution de la contractilité (effet inotrope négatif) peut provoquer une hypotension qui dans les cas sévères peut entrainer un choc cardiovasculaire.
Symptômes extracardiaques
Des acidoses métaboliques, des céphalées, des étourdissements, une vision trouble, des paresthésies, des tremblements, des nausées, une constipation, une sécheresse buccale et des convulsions ont été rapportés après un surdosage. Des décès ont également été rapportés.
Dans les cas sévères d’intoxication, des convulsions tonico‑cloniques, des paresthésies, une somnolence, un coma et un arrêt respiratoire peuvent survenir.
Traitement
En plus des mesures d’urgence générales, les paramètres vitaux du patient doivent être surveillés dans un service de soins intensifs et corrigés le cas échéant.
Extrait abrégé — la section 4.9 continue dans le RCP.
La vision trouble, les étourdissements, la fatigue et l’hypotension orthostatique peuvent diminuer la vitesse de réaction du patient et altérer son aptitude à conduire des véhicules à moteur ou utiliser des machines.
| Substance | Dosage | Pour |
|---|---|---|
| Chlorhydrate De Propafénone | 300 mg | un comprimé |
| Nom commercial | Dosage | Forme | Prix | P/G |
|---|---|---|---|---|
| PROPAFENONE VIATRIS 300 mg, comprimé pelliculé sécable | 300 mg | comprimé pelliculé sécable | 4,73 € | GEN |
| PROPAFENONE ACCORD 300 mg, comprimé pelliculé sécable | 300 mg | comprimé pelliculé sécable | 4,73 € | GEN |
Non. RYTHMOL 300 mg, comprimé pelliculé sécable figure sur la liste I : sa délivrance exige une ordonnance, et le renouvellement n'est possible que si le prescripteur l'a explicitement mentionné.
Le prix public de RYTHMOL 300 mg, comprimé pelliculé sécable est de 4,92 €. Le registre national indique un taux de remboursement de 30%. La Haute Autorité de santé a jugé son service médical rendu insuffisant.
Oui : 2 médicaments commercialisés en France contiennent la même substance active. Le premier générique listé, PROPAFENONE VIATRIS 300 mg, comprimé pelliculé sécable, est à 4,73 €.
RYTHMOL 300 mg, comprimé pelliculé sécable appartient à la classe pharmacothérapeutique suivante : Antiarythmique. Son code ATC est C01BC03.