TEMGESIC 0,2 mg, comprimé sublingual (Buprénorphine) est un médicament commercialisé en France. Retrouvez ici indications et posologie, composition, prix, équivalents.
Le service médical rendu par TEMGESIC reste important dans l’indication de l’AMM, excepté dans les douleurs chroniques non cancéreuses et non neuropathiques, notamment dans les rhumatismes inflammatoires chroniques (principalement la polyarthrite rhumatoïde et la spondyloarthrite), en dehors d’un traitement de dernier recours des douleurs intenses et/ou rebelles de l’arthrose du genou ou de la hanche et de la lombalgie chronique après échec des autres mesures médicamenteuses et du traitement physique recommandés dans ces indications.
Extraits du résumé des caractéristiques du produit publié par l’ANSM, repris mot pour mot et jamais reformulés. Ils ne remplacent pas le document complet, qui seul fait foi.
Douleurs intenses, en particulier:
douleurs post-opératoires
douleurs néoplasiques.
Posologie
La posologie doit être adaptée en fonction de l'intensité de la douleur.
Chez l'adulte:
1 à 2 comprimés par prise, en moyenne 3 fois par jour.
Chez le sujet âgé de plus de 65 ans et notamment de plus de 80 ans:
Il convient de diminuer la posologie de moitié.
Chez l'enfant de 7 à 15 ans:
6 microgrammes/kg/24 heures (voir rubrique 4.4).
Population particulière
Insuffisance hépatique
Comme la pharmacocinétique de la buprénorphine peut être modifiée chez les patients présentant une insuffisance hépatique, il est recommandé d'instaurer le traitement avec une dose plus faible et d'adapter la posologie avec précaution chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique (voir rubrique 4.4.).
Mode d’administration
Voie sublinguale:
Les comprimés ne doivent pas être avalés ni croqués. Ils doivent être maintenus sous la langue jusqu'à dissolution, ce qui intervient habituellement en 5 à 10 minutes.
Objectifs et arrêt du traitement :
Avant de commencer le traitement par Temgesic, une stratégie de traitement comprenant la durée du traitement et les objectifs du traitement, ainsi qu'un plan de fin de traitement, doivent être convenues avec le patient, conformément aux recommandations de la gestion de la douleur. Pendant le traitement, des contacts fréquents doivent être établis entre le médecin et le patient pour évaluer la nécessité de poursuivre le traitement, envisager son arrêt et ajuster les posologies si nécessaire. Lorsqu'un patient n'a plus besoin d'un traitement par Temgesic, il peut être conseillé de réduire progressivement la dose pour prévenir les symptômes de sevrage. En l'absence d'un contrôle adéquat de la douleur, la possibilité d'une hyperalgésie, d'une tolérance et d'une progression de la maladie sous-jacente doit être envisagée (voir rubrique 4.4).
Durée de traitement :
Temgesic ne doit pas être utilisé plus longtemps que nécessaire.
Hypersensibilité à la buprénorphine ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
Insuffisance respiratoire sévère,
Insuffisance hépatocellulaire grave,
Traitement par les agonistes morphiniques purs,
Intoxication alcoolique aiguë et delirium tremens,
Enfant de moins de 7 ans.
Grossesse
Il n'existe pas d'études bien contrôlées et adéquates menées chez la femme enceinte. Les produits faiblement dosés en buprénorphine doivent être utilisés pendant la grossesse uniquement si le bénéfice potentiel est supérieur au risque potentiel pour le fœtus.
En fin de grossesse, des doses élevées, même sur une courte durée, peuvent induire une dépression respiratoire chez le nouveau-né.
Au cours des trois derniers mois de la grossesse, la prise chronique de buprénorphine par la mère, et cela quelle que soit la dose, peut être à l'origine d'un syndrome de sevrage chez le nouveau-né.
En conséquence, en fin de grossesse en cas de prises ponctuelles à posologie élevée, ou d'administration chronique de buprénorphine, une surveillance néonatale doit être envisagée en raison d'un risque théorique de dépression respiratoire ou de syndrome de sevrage chez le nouveau-né.
Allaitement
La buprénorphine et ses métabolites passant dans le lait maternel, Temgesic ne devrait pas être utilisé pendant l’allaitement.
Troubles respiratoires du sommeil
Les opioïdes peuvent provoquer des troubles respiratoires du sommeil, notamment l’apnée centrale du sommeil (ACS) et l’hypoxémie du sommeil. Le risque d’ACS augmente en fonction de la dose d’opioïdes utilisée. Chez les patients présentant une ACS, une diminution de la dose totale d’opioïdes doit être envisagée.
Dépression respiratoire
Comme avec d'autres opioïdes puissants, une dépression respiratoire cliniquement significative peut se produire dans l’intervalle de dose recommandée chez des patients recevant des doses thérapeutiques de buprénorphine.
Temgesic doit être utilisé avec précaution chez les patients dont la fonction respiratoire est compromise (par exemple, bronchopneumopathie chronique obstructive, asthme, cœur pulmonaire, diminution de la capacité respiratoire, hypoxie, hypercapnie ou dépression respiratoire préexistante). Une attention particulière est recommandée lorsque Temgesic est administré à des patients prenant ou ayant pris récemment des médicaments ayant des effets dépresseurs sur le SNC et la fonction respiratoire. En présence des facteurs de risque physiques ou pharmacologiques mentionnés ci-dessus, les patients doivent être surveillés et une réduction de la dose peut être envisagée.
Troubles de la tolérance et de l’usage des opioïdes (abus et dépendance)
Une tolérance, une dépendance physique et psychologique et un trouble lié à l'usage des opioïdes peuvent se développer lors de l'administration répétée d'opioïdes tels que Temgesic. L'utilisation répétée de Temgesic peut conduire à un trouble lié à l'usage d'opioïdes. Une dose plus élevée et une durée plus longue de traitement aux opioïdes peuvent augmenter le risque de développer un trouble lié à l'usage d'opioïdes.
Extrait abrégé — la section 4.4 continue dans le RCP.
Associations contre-indiquées
+ Analgésiques morphiniques de palier III (alfentanil, dextromoramide, fentanyl, hydromorphone, morphine, oxycodone, pethidine, phénoperidine, remifentanyl, sufentanil):
Diminution de l'effet analgésique par blocage compétitif des récepteurs, avec risque d'émergence d'un syndrome de sevrage.
Associations déconseillées
+ Autres analgésiques opioïdes
Les effets analgésiques des agonistes complets des récepteurs opioïdes peuvent être réduits par la compétition de l'agoniste partiel qu’est la buprénorphine.
Chez les patients qui ont développé une dépendance physiologique aux agonistes complets des récepteurs opioïdes, l'administration de buprénorphine (agoniste partiel) peut entraîner des symptômes de sevrage (voir également « Utilisation chez les patients dépendants aux opioïdes » à la rubrique 4.4.).
+ Alcool
Temgesic ne doit pas être pris en association avec des boissons alcoolisées ou des médicaments qui contiennent de l'alcool. L'alcool augmente l'effet sédatif de la buprénorphine (voir également la rubrique 4.7).
+ Naltrexone
La naltrexone, un antagoniste opioïde, peut bloquer l'effet pharmacologique de la buprénorphine. Les patients traités par naltrexone peuvent ne pas ressentir les effets analgésiques escomptés avec la buprénorphine. Les patients qui ont développé une dépendance physique aux effets de la buprénorphine peuvent noter l’apparition soudaine des symptômes de sevrage aux opioïdes.
Extrait abrégé — la section 4.5 continue dans le RCP.
Liste tabulée des effets indésirables
La fréquence des effets indésirables répertoriés ci-dessous est définie selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000).
Le Tableau 1 récapitule les effets indésirables les plus fréquemment rapportés dans la base de données de pharmacovigilance globale du titulaire, identifiés dans les études cliniques et lors de la surveillance du produit après commercialisation. La fréquence est dite indéterminée quand l’effet indésirable n’a pas été identifié dans les études cliniques
Tableau 1 : Effets indésirables observés dans une étude clinique pivot et/ou notifiés dans le cadre de la pharmacovigilance, présentés par classe de systèmes d’organes
Classe de systèmes d’organes
Très fréquent
Fréquent
Peu fréquent
Rare
Très rare
Fréquence indéterminée
Affections du système immunitaire
Hypersen-sibilité1
Choc anaphylactique
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Perte d’appétit
Troubles psychiatriques
Confusion
Euphorie
Nervosité
Dépression
Trouble psychotique
Hallucination
Dépersonnalisation
Dysphorie
Agitation
Affections du système nerveux
Somnolence
Étourdissements
Céphalées
Insomnie
Dysarthrie
Paresthésie
Coma
Tremblements
Convulsions
Anomalie de la coordination
Affections oculaires
Myosis
Diplopie
Trouble visuel
Conjonctivite
Affections de l'oreille et du labyrinthe
Vertiges
Acouphènes
Affections cardiaques
Tachycardie
Bradycardie
Cyanose
Bloc auriculo-ventriculaire du deuxième degré
Affections vasculaires
Hypotension
Hypertension
Pâleur
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Hypoventilation
Dyspnée
Apnée
Bronchospasme
Dépression respiratoire
Affections gastro-intestinales
Nausées
Vomissements
Extrait abrégé — la section 4.8 continue dans le RCP.
La buprénorphine a un index thérapeutique élevé en raison de ses propriétés d'antagoniste/agoniste partiel des opioïdes.
Bien que l'activité antagoniste de la buprénorphine agisse à des doses légèrement supérieures à l’intervalle de doses thérapeutiques recommandées, l’intervalle de doses thérapeutiques recommandées peut entraîner une dépression respiratoire significative sur le plan clinique dans certaines circonstances (voir rubrique 4.4 « Mises en garde spéciales et précautions d'emploi »).
Symptômes
Un surdosage aigu peut se manifester par un myosis, une sédation, une hypotension ou une dépression respiratoire, pouvant aller jusqu'au décès.
Des nausées et des vomissements peuvent être observés.
Le principal symptôme nécessitant une intervention est la dépression respiratoire, qui peut conduire à un arrêt respiratoire et au décès.
Traitement
Extrait abrégé — la section 4.9 continue dans le RCP.
L'attention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur les risques de somnolence attachés à l'utilisation de ce médicament, en particulier s'il est associé à l'alcool ou à un médicament dépresseur du système nerveux central (voir rubrique 4.5).
| Substance | Dosage | Pour |
|---|---|---|
| Buprénorphine | 0,200 mg | un comprimé |
Buprenorphine
Traitement des douleurs intenses, notamment d'origine cancéreuse, ne répondant pas aux antalgiques non opioïdes.
La fiche de la molécule a été établie d'après TEMGESIC 0.2 MG, Comprimé sublingual : sa posologie est celle de cette présentation.
| Nom commercial | Dosage | Forme | Prix | P/G |
|---|---|---|---|---|
| BUPRENORPHINE VIATRIS 1 mg, comprimé sublingual | 1,00 mg | comprimé | 3,48 € | — |
| BUPRENORPHINE SANDOZ 1 mg, comprimé sublingual | 1 mg | comprimé | 3,48 € | — |
| BUPRENORPHINE ARROW 1 mg, comprimé sublingual | 1 mg | comprimé | 3,48 € | — |
| OROBUPRE 2 mg, lyophilisat oral | 2 mg | lyophilisat | 4,28 € | — |
| BUPRENORPHINE SANDOZ 4 mg, comprimé sublingual | 4 mg | comprimé | 6,93 € | — |
| BUPRENORPHINE ARROW 4 mg, comprimé sublingual | 4 mg | comprimé | 6,93 € | — |
| BUPRENORPHINE VIATRIS 4 mg, comprimé sublingual | 4,00 mg | comprimé | 6,93 € | — |
| BUPRENORPHINE VIATRIS 6 mg, comprimé sublingual | 6,00 mg | comprimé | 9,86 € | — |
| BUPRENORPHINE ARROW 6 mg, comprimé sublingual | 6 mg | comprimé | 9,86 € | — |
| BUPRENORPHINE SANDOZ 6 mg, comprimé sublingual | 6 mg | comprimé | 9,86 € | — |
| OROBUPRE 8 mg, lyophilisat oral | 8 mg | lyophilisat | 10,40 € | — |
| BUVIDAL 16 mg, solution injectable à libération prolongée | 16 mg | solution injectable à libération prolongée | — | — |
| BUVIDAL 24 mg, solution injectable à libération prolongée | 24 mg | solution injectable à libération prolongée | — | — |
| BUVIDAL 160 mg, solution injectable à libération prolongée | 160 mg | solution injectable à libération prolongée | — | — |
| BUVIDAL 32 mg, solution injectable à libération prolongée | 32 mg | solution injectable à libération prolongée | — | — |
| BUVIDAL 8 mg, solution injectable à libération prolongée | 8 mg | solution injectable à libération prolongée | — | — |
| BUVIDAL 64 mg, solution injectable à libération prolongée | 64 mg | solution injectable à libération prolongée | — | — |
| BUVIDAL 96 mg, solution injectable à libération prolongée | 96 mg | solution injectable à libération prolongée | — | — |
| BUVIDAL 128 mg, solution injectable à libération prolongée | 128 mg | solution injectable à libération prolongée | — | — |
| BUPRENORPHINE SANDOZ 0,4 mg, comprimé sublingual | 0,4 mg | comprimé | 2,61 € | GEN |
| BUPRENORPHINE VIATRIS 0,4 mg, comprimé sublingual | 0,4 mg | comprimé | 2,61 € | GEN |
| BUPRENORPHINE BIOGARAN 0,4 mg, comprimé sublingual | 0,4 mg | comprimé | 2,61 € | GEN |
| BUPRENORPHINE TEVA 0,4 mg, comprimé sublingual | 0,4 mg | comprimé | 2,61 € | GEN |
| BUPRENORPHINE ARROW 0,4 mg, comprimé sublingual | 0,4 mg | comprimé | 2,61 € | GEN |
| BUPRENORPHINE/NALOXONE VIATRIS 2 mg/0,5 mg, comprimé sublingual sécable | 2 mg + 0,5 mg | comprimé sécable | 2,87 € | GEN |
| BUPRENORPHINE ARROW 2 mg, comprimé sublingual | 2 mg | comprimé | 4,35 € | GEN |
| BUPRENORPHINE VIATRIS 2 mg, comprimé sublingual | 2 mg | comprimé | 4,35 € | GEN |
| BUPRENORPHINE TEVA 2 mg, comprimé sublingual | 2 mg | comprimé | 4,35 € | GEN |
| BUPRENORPHINE BIOGARAN 2 mg, comprimé sublingual | 2 mg | comprimé | 4,35 € | GEN |
| BUPRENORPHINE SANDOZ 2 mg, comprimé sublingual | 2 mg | comprimé | 4,35 € | GEN |
| BUPRENORPHINE/NALOXONE VIATRIS 8 mg/2 mg, comprimé sublingual sécable | 8 mg + 2 mg | comprimé sécable | 5,69 € | GEN |
| BUPRENORPHINE BIOGARAN 8 mg, comprimé sublingual | 8 mg | comprimé | 10,62 € | GEN |
| BUPRENORPHINE VIATRIS 8 mg, comprimé sublingual | 8 mg | comprimé | 10,62 € | GEN |
| BUPRENORPHINE TEVA 8 mg, comprimé sublingual | 8 mg | comprimé | 10,62 € | GEN |
| BUPRENORPHINE ARROW 8 mg, comprimé sublingual | 8 mg | comprimé | 10,62 € | GEN |
| BUPRENORPHINE SANDOZ 8 mg, comprimé sublingual | 8 mg | comprimé | 10,62 € | GEN |
| SUBUTEX 0,4 mg, comprimé sublingual | 0,400 mg | comprimé | 2,83 € | PRI |
| SUBOXONE 2 mg/0,5 mg, comprimé sublingual | 2 mg + 0,5 mg | comprimé | 4,13 € | PRI |
| SUBUTEX 2 mg, comprimé sublingual | 2 mg | comprimé | 5,38 € | PRI |
| SUBOXONE 8 mg/2 mg, comprimé sublingual | 8 mg + 2 mg | comprimé | 9,98 € | PRI |
Non. TEMGESIC 0,2 mg, comprimé sublingual figure sur la liste I : sa délivrance exige une ordonnance, et le renouvellement n'est possible que si le prescripteur l'a explicitement mentionné.
Le prix public de TEMGESIC 0,2 mg, comprimé sublingual est de 9,21 €. Le registre national indique un taux de remboursement de 65%. La Haute Autorité de santé a jugé son service médical rendu important.
Oui : 41 médicaments commercialisés en France contiennent la même substance active. Le premier générique listé, BUPRENORPHINE SANDOZ 0,4 mg, comprimé sublingual, est à 2,61 €.
TEMGESIC 0,2 mg, comprimé sublingual appartient à la classe pharmacothérapeutique suivante : Analgésique opioïde. Son code ATC est N02AE01.