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Bronchiolite aiguë du nourrisson sans signe de gravité

Ordonnance type commune à tous les pays : molécules et posologie non encore relues par un médecin sur ce site. Les noms commerciaux viennent de la base officielle de chaque pays. Point de départ pour un professionnel de santé : ne remplace ni le jugement clinique, ni les recommandations nationales, ni le RCP.
Ordonnance recommandée
  1. Chlorure de sodium 0,9 % nacl 0,9 % isotonique, solution pour instillation nasale — unidoses stériles
    2 à 3 unidoses par narine, 3 à 4 fois par jour et systématiquement avant les tétées, biberons et le coucher. Administrer en position allongée sur le côté ou en décubitus dorsal tête tournée sur le côté.
    Noms commerciaux
  2. Paracétamol 100 mg — boîte de 12, sachet pédiatrique
    15 mg/kg/dose toutes les 6 heures uniquement si fièvre mal tolérée ou douleur. Exemple : nourrisson de 5–8 kg → 1 sachet de 100 mg. Ne pas donner systématiquement pour faire baisser la température.
    Noms commerciaux Fiche molécule
Diagnostic en bref
  • Nourrisson de moins de 2 ans (surtout < 12 mois) présentant une rhinite initiale puis une toux.
  • Respiration rapide ou légère gêne respiratoire possible.
  • Sibilants et/ou crépitants à l'auscultation.
  • Fièvre souvent absente ou modérée (< 38,5 °C).
  • NICE décrit la bronchiolite par un prodrome rhinopharyngé suivi de toux persistante avec tachypnée, rétractions et sibilants ou crépitants.
Critères de gravité
  • Apnée.
  • Mauvais état général, geignement, épuisement ou somnolence.
  • Tirage important (sous-costal, sus-sternal) ou battement des ailes du nez.
  • Cyanose.
  • Alimentation < 50 % des rations habituelles ou refus total.
  • Déshydratation.
  • Âge < 6 semaines, prématurité, cardiopathie congénitale, pathologie pulmonaire chronique ou immunodépression.
  • NICE recommande une oxygénothérapie si saturation persistante < 90 % (≥ 6 semaines) ou < 92 % (< 6 semaines ou comorbidité).
Pourquoi ce traitement

La bronchiolite aiguë du nourrisson est une infection virale des voies respiratoires basses (VRS le plus souvent), première cause de détresse respiratoire du nourrisson. La forme sans signe de gravité se traite à domicile.

Le traitement est essentiellement symptomatique et de soutien (recommandations HAS 2019, AAP) :

  • Désobstruction rhinopharyngée au sérum physiologique : libère les voies aériennes supérieures, améliore l'alimentation et le sommeil — geste central
  • Paracétamol (Paracetamol) : uniquement si fièvre/inconfort

⚠️ Ni bronchodilatateurs, ni corticoïdes, ni antibiotiques ne sont recommandés dans la bronchiolite simple (inefficaces). Fractionner les repas, maintenir l'hydratation, surveiller les signes de gravité (apnées, difficultés alimentaires, signes de lutte respiratoire). Consultation urgente si aggravation.

Alternatives thérapeutiques
  • Pas d'antibiotique systématique (étiologie virale dans > 90 % des cas).
  • Pas de corticoïde inhalé ou systématique.
  • Pas de bronchodilatateur systématique (salbutamol, adrénaline).
  • Pas d'antitussif ni de fluidifiant bronchique (contre-indiqués < 2 ans).
  • Kinésithérapie respiratoire de désencombrement non recommandée en routine (HAS 2019).
Conseils au patient
  • Lavage nasal régulier au sérum physiologique 0,9 %, surtout avant les tétées et biberons.
  • Fractionner les repas (petites quantités fréquentes, toutes les 2–3 heures).
  • Éviter tabac, encens et parfums forts dans l'environnement du nourrisson.
  • Surveiller respiration, alimentation, coloration et qualité du sommeil.
  • Reconsulter rapidement si aggravation, apnée ou refus alimentaire.
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