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Cystite aiguë à risque de complication – adulte

Ordonnance type commune à tous les pays : molécules et posologie non encore relues par un médecin sur ce site, sauf la 1re intention, adaptée aux recommandations françaises mais pas encore relue. Les noms commerciaux viennent de la base officielle de chaque pays. Point de départ pour un professionnel de santé : ne remplace ni le jugement clinique, ni les recommandations nationales, ni le RCP.
Ordonnance recommandée

Selon les recommandations françaises.

  1. Nitrofurantoïne 50 mg, gélule
    100 mg × 3 par jour (soit 2 gélules de 50 mg trois fois par jour), au cours des repas.
    ⚠️ Contre-indiquée si DFG < 45 mL/min.
    ⚠️ Ne pas utiliser en traitement répété ou prolongé.
    ⏱ 7 jours
    Noms commerciaux Fiche molécule
  2. Paracétamol 1 g, comprimé
    1 g jusqu'à 3 fois par jour si douleur, en respectant un intervalle d'au moins 6 heures entre deux prises.
    Maximum 3 g par 24 h.
    ⏱ selon la douleur
    Noms commerciaux Fiche molécule
Diagnostic en bref

Symptômes de cystite basse (brûlures, pollakiurie, urgenturie) sans fièvre ni douleur lombaire, mais sur terrain à risque : immunodépression, anomalie urologique, insuffisance rénale, diabète déséquilibré, âge > 65 ans avec fragilité, récidives documentées. ECBU obligatoire avant antibiothérapie si possible ; traitement probabiliste à adapter dès réception des résultats.

Critères de gravité
  • Fièvre, frissons ou douleur lombaire → pyélonéphrite → consultation urgente
  • Vomissements ou altération de l'état général
  • Sepsis suspecté
  • Échec du traitement probabiliste
  • Hématurie macroscopique persistante
Examens complémentaires

ECBU systématique, avant toute antibiothérapie.

Rechercher le facteur de complication (uropathie, immunodépression, insuffisance rénale, grossesse, sujet âgé fragile).

Pourquoi ce traitement

Cystite survenant chez une patiente porteuse d'un facteur de risque de complication : uropathie, insuffisance rénale, immunodépression, diabète déséquilibré, sujet âgé fragile, homme. Le risque n'est pas la gravité immédiate mais l'échec du traitement et l'évolution vers une pyélonéphrite.

DIFFÉRER PLUTÔT QUE TRAITER À L'AVEUGLE

  • L'ECBU est systématique avant toute antibiothérapie
  • Quand l'état clinique le permet, la stratégie française est d'attendre l'antibiogramme et de traiter d'emblée avec la molécule au spectre le plus étroit
  • Ce délai est acceptable ici : l'infection reste basse et peu symptomatique
  • Il évite une pression de sélection inutile sur une population qui recevra d'autres antibiotiques au cours de sa vie

SI LE TRAITEMENT NE PEUT PAS ÊTRE DIFFÉRÉ

  • Nitrofurantoïne si le DFG est supérieur à 45 mL/min — bonne concentration urinaire, spectre étroit
  • Sinon céfixime ou fluoroquinolone, puis réévaluation à l'antibiogramme
  • Durée 7 jours, contre 5 jours pour la nitrofurantoïne
Alternatives thérapeutiques

Traitement différé, adapté à l'antibiogramme — à privilégier :

  • Amoxicilline 1 g × 3/j pendant 7 jours si souche sensible — 1er choix
  • Pivmécillinam 400 mg × 2/j pendant 7 jours
  • Nitrofurantoïne 100 mg × 3/j pendant 7 jours
  • Céfixime 200 mg × 2/j ou fluoroquinolone pendant 7 jours

Si le traitement ne peut être différé : nitrofurantoïne si DFG > 45 mL/min, sinon céfixime ou fluoroquinolone, puis réévaluation à l'antibiogramme.

Conseils au patient
  • Ne pas démarrer plusieurs antibiotiques successivement sans résultat d'ECBU
  • Reconsulter rapidement si apparition de fièvre, frissons ou douleur lombaire
  • Apporter le résultat de l'ECBU à la prochaine consultation
  • Boire régulièrement et ne pas se retenir d'uriner
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