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Cystite récidivante chez la femme – épisode aigu

Ordonnance type commune à tous les pays : molécules et posologie non encore relues par un médecin sur ce site, sauf la 1re intention, adaptée aux recommandations françaises mais pas encore relue. Les noms commerciaux viennent de la base officielle de chaque pays. Point de départ pour un professionnel de santé : ne remplace ni le jugement clinique, ni les recommandations nationales, ni le RCP.
1re intention

Selon les recommandations françaises.

  1. Fosfomycine trométamol 3 g, granulés pour solution buvable
    1 sachet de 3 g en prise unique dès les premiers symptômes.
    ⏱ dose unique
    Noms commerciaux
  2. Paracétamol 1 g, comprimé
    1 g jusqu'à 3 fois par jour si douleur, en respectant un intervalle d'au moins 6 heures entre deux prises.
    Maximum 3 g par 24 h.
    ⏱ selon la douleur
    Noms commerciaux Fiche molécule
  3. ⇄ Alternative — au choix, non cumulable
    Fosfomycine trométamol 3 g, granulés pour solution buvable
    Prophylaxie — seulement si ≥ 1 épisode par mois et après avis :
    1 sachet de 3 g tous les 7 jours.
    À réévaluer tous les 6 mois. Les mesures non médicamenteuses restent le socle de la prévention.
    ⏱ à réévaluer à 6 mois
    Noms commerciaux
2e intention

Si l'ordonnance précédente n'est pas disponible dans votre pays.

  1. Nitrofurantoïne 50 mg, comprimé
    2 comprimés matin, midi et soir, au cours des repas
    Durée : 5 jours (traitement de l'épisode aigu)
    Noms commerciaux Fiche molécule
  2. Paracétamol 1 g, comprimé sécable
    1 comprimé toutes les 8 heures si douleur
    Maximum : 3 comprimés par jour (3 g/j)
    Noms commerciaux Fiche molécule
  3. Nitrofurantoïne 50 mg, comprimé
    1 comprimé en prise unique dans les 2 heures suivant le rapport sexuel
    Uniquement si cystites clairement déclenchées par les rapports, après évaluation médicale
    À réévaluer régulièrement
    Noms commerciaux Fiche molécule
Diagnostic en bref

Épisode aigu de cystite basse chez une femme présentant des cystites récidivantes (≥ 4 épisodes/12 mois). ECBU avant traitement. Toujours vérifier qu'il ne s'agit pas d'une pyélonéphrite, d'une IST, d'une vaginite, d'une lithiase ou d'une autre cause. Rechercher le facteur déclenchant (rapports sexuels, spermicides, ménopause, constipation, hydratation insuffisante).

Critères de gravité
  • Fièvre, frissons, douleur lombaire → pyélonéphrite → consultation urgente
  • Hématurie macroscopique persistante
  • Grossesse
  • Immunodépression
  • Suspicion de lithiase ou d'anomalie urinaire
  • Absence d'amélioration malgré un antibiogramme sensible
Examens complémentaires

ECBU au moins une fois lors du bilan initial des récidives.

Rechercher un facteur favorisant ; avis urologique si récidives fréquentes ou anomalie suspectée.

Pourquoi ce traitement

On parle de cystite récidivante à partir de 4 épisodes sur 12 mois. L'enjeu n'est pas de traiter plus fort, mais de traiter chaque épisode simplement tout en agissant sur les facteurs favorisants.

ÉPISODE AIGU

  • Traité comme une cystite simple : fosfomycine-trométamol 3 g en dose unique
  • Un ECBU au moins une fois lors du bilan initial, pour documenter les germes et vérifier l'absence de résistance installée

PRÉVENTION — DANS CET ORDRE

  1. Mesures non médicamenteuses d'abord : apports hydriques ≥ 1,5 L/j, mictions non retenues, miction post-coïtale, lutte contre la constipation. Ce sont elles qui font l'essentiel du bénéfice
  2. Œstrogènes locaux chez la femme ménopausée, en cas d'atrophie vulvovaginale
  3. Antibioprophylaxie en dernier recours, seulement au-delà d'un épisode par mois et après avis : elle sélectionne des résistances et ne traite pas la cause

Avis urologique ou gynécologique si les récidives persistent ou si une anomalie anatomique est suspectée.

Alternatives thérapeutiques

Prophylaxie, par ordre :

  1. Mesures non médicamenteuses : apports hydriques ≥ 1,5 L/j, mictions non retenues, miction post-coïtale, lutte contre la constipation
  2. Antibioprophylaxie seulement si ≥ 1 épisode par mois, après avis : triméthoprime 150 mg/j, ou fosfomycine-trométamol 3 g tous les 7 jours
  3. Œstrogènes locaux chez la femme ménopausée
Conseils au patient
  • Boire régulièrement
  • Uriner après les rapports si facteur déclenchant identifié
  • Éviter les spermicides si cystites post-coïtales
  • Corriger une éventuelle constipation
  • Ne pas multiplier les antibiotiques sans ECBU
  • Reconsulter si fièvre, douleur lombaire, sang dans les urines ou absence d'amélioration après 48 h
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