ARACYTINE 100 mg, poudre et solvant pour solution injectable (Cytarabine) est un médicament commercialisé en France. Retrouvez ici indications et posologie, composition, prix, équivalents.
Le service médical rendu par ARACYTINE reste important dans les indications de l’AMM.
Extraits du résumé des caractéristiques du produit publié par l’ANSM, repris mot pour mot et jamais reformulés. Ils ne remplacent pas le document complet, qui seul fait foi.
Leucémies aiguës myéloblastiques de l’adulte et de l’enfant.
Leucémies aiguës lymphoblastiques et localisation méningée de la maladie.
Transformation aiguë des leucémies myéloïdes chroniques et des myélodysplasies.
La posologie et le mode d’administration varient selon le protocole d’associations thérapeutiques utilisées.
Posologie
Différents schémas thérapeutiques utilisant la cytarabine ont été proposés :
Leucémies aiguës myéloblastiques et transformation aiguë des leucémies myéloïdes chroniques et des myélodysplasies
Les posologies données en mg/m2 de surface corporelle sont utilisables chez l’adulte et l’enfant.
Induction
Chimiothérapie d’association (toujours avec une anthracycline, parfois avec d’autres anti-néoplasiques) :
100 mg/m2/j pendant 7 à 10 jours,
ou 200 mg/m2/j pendant 5 à 7 jours.
Une deuxième cure peut être administrée en cas d’échec de la première.
Entretien et consolidation
Une consolidation peut être faite avec le même protocole de chimiothérapie que celui qui a permis d’obtenir la rémission. La cytarabine peut être administrée à des doses inférieures, seule ou en association avec d’autres antinéoplasiques, par cures espacées de 4 à 6 semaines lors des traitements d’entretien.
Dans les traitements d’entretien, la voie sous-cutanée peut être utilisée : 20 mg/m2/jour, administrés en 1 ou 2 injections pendant 5 à 10 jours.
Leucémies aiguës lymphoblastiques
Traitement d’induction et d’entretien
Les protocoles utilisés sont assez voisins de ceux du traitement des leucémies aiguës myéloïdes.
Ils utilisent des associations comprenant principalement : cytarabine-vincristine-prednisolone.
Traitement des localisations méningées par voie intrathécale
A titre préventif, on propose la cytarabine : 20 mg/m2, parfois associée au méthotrexate et à l’hydrocortisone.
Pour l’enfant de moins de 3 ans, la dose de cytarabine est de 30 mg/m2.
A titre curatif, on utilise habituellement la dose de 20 mg/m2 une à deux fois par semaine.
L’alcool benzylique ne doit pas être utilisé pour la reconstitution de la solution dans le cas d’une administration intrathécale ou pour une administration chez les nouveau-nés et les enfants de moins de 3 ans (voir rubrique 4.2 dans Mode d’administration).
ADAPTATION POSOLOGIQUE
La fréquence des cures est fonction du résultat thérapeutique et de la toxicité hématologique et extra-hématologique.
Des contrôles répétés, sanguins et médullaires devront être effectués, surtout en début de traitement. Les fonctions hépatiques et rénales seront également surveillées.
L’adaptation de la posologie se fait en fonction des résultats des examens sanguins et médullaires (myélogramme).
Habituellement le traitement est interrompu si :
o les plaquettes sont inférieures à 50 000/mm3,
o les polynucléaires neutrophiles sont inférieurs à 1 000/mm3.
La reprise du traitement se fait dès que les chiffres des numérations le permettent et dès que les cellules blastiques réapparaissent dans le sang ou dans la moelle. Le fait d’attendre la normalisation de la numération pour reprendre le traitement est préjudiciable au contrôle ultérieur de la maladie.
Extrait abrégé — la section 4.2 continue dans le RCP.
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Celles communes à toute thérapeutique cytotoxique.
Aplasie médullaire préexistante.
Encéphalopathies dégénératives et toxiques, notamment après emploi du méthotrexate ou de traitement par les radiations ionisantes.
Patients avec une infection méningée évolutive.
Allaitement (voir rubrique 4.6).
Vaccins vivants atténués (contre fièvre jaune, varicelle - zona, rougeole, oreillons, rubéole, tuberculose, rotavirus, grippe) et ce pendant les 6 mois suivant l’arrêt de la chimiothérapie (voir rubrique 4.5) : risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle.
Le solvant à base d’alcool benzylique ne doit pas être utilisé pour la reconstitution de la solution dans le cas d’une administration intrathécale ou intraveineuse à fort dosage. Dans les autres cas, la solution reconstituée avec ce solvant est contre-indiquée chez les nouveau-nés et les enfants de moins de 3 ans.
Femmes en âge de procréer/Contraception chez les hommes et les femmes
Les femmes en âge de procréer doivent réaliser un test de grossesse avant de commencer le traitement par cytarabine et doivent éviter de débuter une grossesse pendant le traitement.
En raison du risque de génotoxicité, il faut conseiller aux femmes en âge de procréer d'utiliser une méthode de contraception très efficace pendant le traitement et pendant 6 mois après la dernière dose de cytarabine.
En raison du risque de génotoxicité, il faut conseiller aux patients de sexe masculin ayant des partenaires féminines en âge de procréer d’utiliser une contraception très efficace pendant le traitement et pendant 3 mois après la dernière dose de cytarabine.
Grossesse
Compte tenu des données disponibles, la cytarabine ne sera administrée pendant la grossesse que si la pathologie met en jeu le pronostic vital de la mère. En effet, les études sur les fonctions de reproduction réalisées chez différentes espèces animales ont montré que la cytarabine est embryotoxique et a des effets tératogènes principalement sur le cerveau et le squelette.
Quelques cas de malformations congénitales des membres et de l’oreille externe ont été rapportés lors de l’exposition au premier trimestre de grossesse. En cas d’exposition au premier trimestre, une surveillance échographique orientée est donc recommandée.
Des cas de prématurité ou de retard de croissance intra-utérin ont été signalés.
A la naissance, la survenue d’ictère, d’insuffisance médullaire et d’hyperéosinophilie transitoires a été rapportée. Une surveillance biologique est donc indiquée dans les premières semaines de vie.
Le solvant d’ARACYTINE contient de l’alcool benzylique comme conservateur. L’alcool benzylique peut traverser le placenta (voir rubrique 4.4).
Extrait abrégé — la section 4.6 continue dans le RCP.
La cytarabine doit être administrée sous stricte surveillance médicale en particulier au cours du traitement d'induction : on pratiquera de façon répétée une numération de la formule sanguine, examens médullaires (myélogramme) afin d'apprécier les résultats thérapeutiques et la toxicité hématologique du traitement.
La cytarabine est un puissant myélosuppresseur : elle peut entraîner une hypoplasie ou une aplasie médullaire dont la sévérité dépend de la dose administrée et du schéma thérapeutique utilisé.
Insuffisance médullaire préexistante : la cytarabine peut être administrée en cas de nécessité absolue.
Le traitement doit dans ce cas être initié avec prudence.
Les patients recevant ce traitement doivent être placés sous surveillance médicale stricte.
Pendant la phase d’induction une numération des globules blancs et des plaquettes doit être réalisée quotidiennement. Des examens médullaires doivent être réalisés fréquemment une fois que les cellules blastiques ont disparu du sang périphérique.
Il conviendra de considérer la possibilité de suspendre ou de modifier le traitement lorsque l’insuffisance médullaire médicamenteuse entraîne une réduction du nombre de plaquettes à moins de 50 000 ou de polynucléaires neutrophiles à moins de 1 000/mm3. Il se peut que le nombre d’éléments figurés continue à diminuer après l’arrêt du traitement pour atteindre les valeurs les plus basses après une période sans traitement de 12 à 24 jours. Si cela est indiqué, la reprise du traitement peut se faire lorsque des signes nets de réparation médullaire apparaissent.
Extrait abrégé — la section 4.4 continue dans le RCP.
Interactions médicamenteuses
En raison de l’augmentation du risque thrombotique lors des affections tumorales, le recours à un traitement anticoagulant est fréquent. La grande variabilité de la coagulabilité au cours de ces affections, à laquelle s’ajoute l’éventualité d’une interaction entre les anticoagulants oraux et la chimiothérapie anticancéreuse, impose, s’il est décidé de traiter le patient par anticoagulants oraux, d’augmenter la fréquence des contrôles de l’INR (acénocoumarol, fluindione, phénindione, tioclomarol, warfarine).
Interactions communes à tous les cytotoxiques
Association contre-indiquée (voir rubrique 4.3)
+ Vaccins vivants atténués (contre fièvre jaune, varicelle - zona, rougeole, oreillons, rubéole, tuberculose, rotavirus, grippe) et ce pendant les 6 mois suivant l’arrêt de la chimiothérapie :
Risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle.
Associations déconseillées (voir rubrique 4.4)
+ Phénytoïne (et, par extrapolation, fosphénytoïne)
Risque de survenue de convulsions par diminution de l’absorption digestive de la seule phénytoïne par le cytotoxique ou bien risque de majoration de la toxicité ou de perte d’efficacité du cytotoxique par augmentation de son métabolisme hépatique par la phénytoïne ou la fosphénytoïne.
Associations faisant l'objet de précautions d’emploi
+ Antivitamines K
Extrait abrégé — la section 4.5 continue dans le RCP.
Résumé du profil de sécurité d’emploi
Affections hématologiques et du système lymphatique
La cytarabine est un agent antinéoplasique qui entraîne une myélodépression. Son administration entraîne donc une aplasie ou une hypoplasie médullaire responsable d'anémie, granulopénie, thrombopénie, mégaloblastose et chute du taux de réticulocytes.
La sévérité de l'aplasie dépend de la dose administrée et du schéma thérapeutique utilisé. En relation avec l'aplasie, des complications hémorragiques ou infectieuses graves peuvent venir compliquer secondairement la cure de chimiothérapie.
Infections et infestations
Des infections virales, bactériennes, fongiques, parasitaires et saprophytiques peuvent être associées à l’utilisation de la cytarabine seule ou en association avec d’autres médicaments immunosuppresseurs affectant l’immunité cellulaire ou humorale. Ces infections peuvent être légères, mais elles peuvent aussi être graves et parfois fatales.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
De rares cas de pneumopathies interstitielles ont été rapportés chez des patients traités avec des doses intermédiaires de cytarabine associée ou non à d’autres agents de chimiothérapie, sans que cela ait pu être associé de façon claire à la cytarabine.
Affections gastro-intestinales
Les nausées et vomissements sont plus fréquents à la suite d’une perfusion rapide.
Des cas de pancréatite aiguë ont été rapportés chez des patients traités avec de la cytarabine en association avec d’autres médicaments.
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Extrait abrégé — la section 4.8 continue dans le RCP.
Il n’existe pas d’antidote spécifique. La dose de 4,5 g/m2 en perfusion IV d’une heure toutes les 12 heures en 12 doses, provoque une toxicité du système nerveux central irréversible et létale.
Les effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n’ont pas été étudiés. Cependant, sur la base des effets indésirables notifiés, les patients doivent être avertis de ne pas conduire et de ne pas utiliser de machine sans l’avis d’un professionnel de santé.
| Substance | Dosage | Pour |
|---|---|---|
| Cytarabine | 100,00 mg | un flacon de 100 mg de poudre |
Cytarabine
Leucémies aiguës (myéloblastique, lymphoblastique) en induction et consolidation, en association à d'autres cytotoxiques ; Certains lymphomes ; Administration intrathécale pour la prophylaxie et le traitement des atteintes méningées de certaines hémopathies.
La fiche de la molécule a été établie d'après ARACYTINE 100 MG, Ampoule injectable : sa posologie est celle de cette présentation.
| Nom commercial | Dosage | Forme | Prix | P/G |
|---|---|---|---|---|
| ARACYTINE 2 g, poudre pour solution pour perfusion (I.V.) | 2 g | poudre pour solution pour perfusion | — | — |
| ARACYTINE 1 g, poudre pour solution pour perfusion (I.V.) | 1 g | poudre pour solution pour perfusion | — | — |
| VYXEOS LIPOSOMAL 44 mg/100 mg, poudre pour solution à diluer pour perfusion | 100 mg + 44 mg | poudre pour solution à diluer pour perfusion | — | — |
| CYTARABINE SANDOZ 50 mg/ml, solution injectable | 50 mg | solution injectable | — | — |
| CYTARABINE ACCORD 100 mg/ml, solution injectable ou pour perfusion | 100 mg | solution pour préparation injectable ou pour perfusion | — | — |
| ARACYTINE 500 mg, poudre pour solution pour perfusion | 500 mg | poudre pour solution pour perfusion | — | — |
| CYTARABINE ACCORD 20 mg/mL, solution injectable/pour perfusion | 20 mg | solution injectable ou pour perfusion | — | — |
| CYTARABINE SANDOZ 100 mg/ml, solution injectable | 100 mg | solution injectable | — | — |
| CYTARABINE SANDOZ 20 mg/ml, solution injectable | 20 mg | solution injectable | — | PRI |
Non. ARACYTINE 100 mg, poudre et solvant pour solution injectable figure sur la liste I : sa délivrance exige une ordonnance, et le renouvellement n'est possible que si le prescripteur l'a explicitement mentionné.
Le prix public de ARACYTINE 100 mg, poudre et solvant pour solution injectable est de 5,22 €. Le registre national indique un taux de remboursement de 100%. La Haute Autorité de santé a jugé son service médical rendu important.
Oui : 9 médicaments commercialisés en France contiennent la même substance active.
ARACYTINE 100 mg, poudre et solvant pour solution injectable appartient à la classe pharmacothérapeutique suivante : Agents antinéoplasiques – Antimétabolites – Analogues de la pyrimidine. Son code ATC est L01BC01.