BUPRENORPHINE VIATRIS 0,4 mg, comprimé sublingual

Buprénorphine
🇫🇷 France Générique Remboursé à 65% Liste I

BUPRENORPHINE VIATRIS 0,4 mg, comprimé sublingual (Buprénorphine) est un médicament générique commercialisé en France. Retrouvez ici indications et posologie, composition, prix, équivalents.

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Informations générales
Dosage0,4 mg
Formecomprimé
Voie d'administrationsublinguale
Présentationplaquette(s) PVC-Aluminium de 7 comprimé(s)
Groupe génériqueBUPRENORPHINE 0,4 mg
LaboratoireVIATRIS SANTE
Code national61688718
Classe thérapeutiquemédicament utilisé dans la dépendance aux opioïdes
Code ATCN07BC01
Prix & Remboursement
Prix public 2,61 €
Remboursement Remboursé à 65%
Type Générique
Prix relevé le 09/08/2026
📝 Conditions de prescription et de délivrance
  • prescription limitée à 4 semaines
  • délivrance fractionnée de 7 jours
  • liste I
  • prescription en toutes lettres sur ordonnance sécurisée
📄 L’essentiel du RCP

Extraits du résumé des caractéristiques du produit publié par l’ANSM, repris mot pour mot et jamais reformulés. Ils ne remplacent pas le document complet, qui seul fait foi.

Indications thérapeutiques RCP 4.1

Traitement substitutif de la pharmacodépendance aux opioïdes, dans le cadre d'une thérapeutique globale de prise en charge médicale, sociale et psychologique.

Le traitement est réservé aux adultes et adolescents de plus de 15 ans, volontaires pour recevoir un traitement de la dépendance aux opioïdes.

Posologie et mode d’administration RCP 4.2

Le traitement doit se faire sous le contrôle d’un médecin spécialisé dans la prise en charge de la dépendance/addiction aux opiacés.

Il est recommandé de prescrire le traitement par la buprénorphine dans le cadre d’une prise en charge globale de la dépendance aux opioïdes.

Le résultat du traitement dépend, d'une part, de la posologie prescrite et d'autre part, des mesures médico-psychologiques et socio-éducatives associées pour le suivi des patients.

Précautions à prendre avant l’induction du traitement

Avant d’instaurer le traitement, le médecin doit prendre en compte le type de dépendance aux opioïdes (opioïdes à durée d'action longue ou courte), l’intervalle de temps écoulé depuis la dernière prise d’opioïdes et le niveau de dépendance aux opioïdes. Afin d’éviter de précipiter l’apparition d'un syndrome de sevrage, l’induction du traitement par buprénorphine doit être effectuée dès l’apparition des signes objectifs et évidents de sevrage (démontré par ex., par un score indiquant un sevrage léger à modéré sur l'échelle clinique validée des symptômes de sevrage des opioïdes (COWS)).

Chez les patients dépendants à l’héroïne ou aux opioïdes à courte durée d’action, la première dose de buprénorphine doit être prise lors de l’apparition des premiers signes de sevrage mais doit intervenir au moins 6 heures après la dernière prise d’opioïdes.

Chez les patients recevant de la méthadone, la dose de méthadone doit être diminuée à une posologie maximum de 30 mg/jour avant de commencer le traitement par la buprénorphine. La longue demi-vie de la méthadone doit être prise en compte lors de l’instauration du traitement par buprénorphine.

La première dose de buprénorphine ne doit être prise que lorsque les premiers signes de sevrage apparaissent et généralement pas moins de 24 heures après la dernière prise de méthadone.

La buprénorphine peut précipiter l'apparition de symptômes de sevrage chez les patients dépendants à la méthadone.

Posologie

Mise en place du traitement (induction)

La dose initiale recommandée chez l'adulte et l'adolescent âgé de plus de 15 ans est de 2 à 4 mg. Pour minimiser les symptômes de sevrage indésirables et l’usage d’opioïdes conséquents, et maintenir le patient sous traitement, cette dose peut être répétée jusqu’à 12 mg au premier jour. Dans certains cas, selon la réponse du patient, la dose au jour 1 peut être augmentée sans dépasser 24 mg de buprénorphine. Pendant la phase d’instauration du traitement, il est recommandé de contrôler quotidiennement son administration afin de s’assurer que le comprimé est placé correctement sous la langue et d’observer la réponse du patient au traitement, ce qui permettra d’adapter efficacement la dose administrée en fonction de l’effet clinique obtenu chez le patient.

Adaptation posologique et traitement d'entretien

Extrait abrégé — la section 4.2 continue dans le RCP.

Contre-indications RCP 4.3

Hypersensibilité à la buprénorphine ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Enfants de moins de 15 ans.

Insuffisance respiratoire sévère.

Insuffisance hépatique sévère.

Intoxication alcoolique aiguë ou delirium tremens.

Association à la méthadone, les analgésiques morphiniques de palier III, la naltrexone, et le nalméfène (voir rubrique 4.5).

Grossesse et allaitement RCP 4.6

Grossesse

Compte tenu des données disponibles et du bénéfice materno/fœtal, la buprénorphine peut être utilisée pendant la grossesse. Cependant, une adaptation de la posologie quotidienne peut être nécessaire afin de maintenir l’efficacité du traitement.

La prise chronique de buprénorphine par la mère, quelle que soit la dose, à la fin de la grossesse, peut entraîner un syndrome de sevrage (cris aigus, mauvaise prise alimentaire, sommeil anormal, irritabilité, tremblement, hypertonie, myoclonie ou convulsions) chez le nouveau-né. Ce syndrome est généralement retardé de plusieurs heures à plusieurs jours après la naissance. Des cas de troubles respiratoires chez les nouveau-nés ont aussi été rapportés. Par conséquent, si la mère est traitée jusqu’à la fin de la grossesse, une surveillance doit être envisagée à la naissance et pendant plusieurs jours après.

Allaitement

De très petites quantités de buprénorphine et de ses métabolites passent dans le lait maternel. Ces quantités ne sont pas suffisantes pour éviter le syndrome de sevrage qui peut être retardé chez les nourrissons allaités. Après une évaluation des facteurs de risque individuels, l'allaitement peut être envisagé chez les patientes traitées par la buprénorphine.

Fertilité

Dans une étude conduite avec des doses pharmacologiques chez la souris, une atrophie testiculaire avec calcification tubulaire a été mise en évidence chez des animaux traités.

Il n’a pas été observé d’effets indésirables sur la fertilité dans les études chez le rat ; cependant, des difficultés de mise bas ont été constatées (voir rubrique 5.3).

Mises en garde et précautions RCP 4.4

Mises en garde

Ce médicament est exclusivement réservé au traitement de la pharmacodépendance aux opioïdes.

Utilisation chez l’adolescent : en raison de l'absence de données chez l’adolescent (âgé de 15 à 17ans), les patients appartenant à cette tranche d’âge doivent être plus étroitement surveillés pendant le traitement.

Il est recommandé que ce traitement soit prescrit par des médecins assurant une prise en charge thérapeutique globale de la dépendance aux opioïdes.

Mésusage, abus et usage détourné

Tout comme les autres opioïdes, licites ou illicites, la buprénorphine peut être mal utilisée ou utilisée de manière abusive. Parmi les risques de mésusage et d’abus figurent le surdosage, la propagation d’infections virales ou d’infections localisées et systémiques transmises par voie sanguine, la dépression respiratoire et l’atteinte hépatique. Le mauvais usage de la buprénorphine par une personne autre que le patient à qui le produit est destiné risque également de créer une nouvelle catégorie d'individus primodépendants à cette substance ; ce type d’utilisation peut aussi apparaître lorsque le médicament est distribué directement par le patient en vue d’un usage illicite ou lorsque le médicament est volé, n’étant pas conservé en lieu sûr.

En cas de mésusage intentionnel du médicament par voie intraveineuse, des réactions locales, parfois septiques (abcès, cellulite), des hépatites aiguës potentiellement graves et d'autres infections aiguës, telles que des pneumonies ou des endocardites, ont été rapportées.

Extrait abrégé — la section 4.4 continue dans le RCP.

Interactions médicamenteuses RCP 4.5

Associations contre-indiquées

+ Méthadone

Diminution de l'effet de la méthadone par blocage compétitif des récepteurs, avec risque d'apparition d'un syndrome de sevrage.

+ Analgésiques morphiniques de palier III

Chez les patients utilisant des analgésiques de palier III, une diminution de l'effet antalgique du morphinique peut être observée, par blocage compétitif des récepteurs, avec risque d'apparition d'un syndrome de sevrage.

+ Naltrexone et nalméfène

La naltrexone et le nalméfène sont des antagonistes des opioïdes susceptibles de bloquer les effets pharmacologiques de la buprénorphine. Pour les patients dépendants aux opioïdes recevant un traitement par buprénorphine, la co-administration de naltrexone et de nalméfène est contre‑indiquée, la naltrexone et le nalméfène pouvant précipiter l'apparition brutale de symptômes de sevrage aux opioïdes prolongés et intenses.

Associations déconseillées

+ Analgésiques de palier II (tramadol, codéine et dihydrocodéine)

Une diminution de l’effet analgésique du morphinique peut être observée, par blocage compétitif des récepteurs, avec risque d'apparition d’un syndrome de sevrage.

+ Ethylmorphine

Chez les patients utilisant de l’éthylmorphine, une diminution de l’effet analgésique du morphinique peut être observée, par blocage compétitif des récepteurs, avec risque d'apparition d’un syndrome de sevrage.

+ Alcool

Extrait abrégé — la section 4.5 continue dans le RCP.

Effets indésirables RCP 4.8

Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés lors de l’étude clinique pivot étaient les effets liés au syndrome de sevrage (par exemple insomnie, céphalées, nausées et hyperhidrose).

Liste tabulée des effets indésirables

Le Tableau 1 présente les effets indésirables les plus fréquemment rapportés lors d’une étude clinique pivot chez les patients traités avec la buprénorphine (n=103) versus placebo (n=107). La fréquence des effets indésirables éventuels répertoriés ci-dessous est définie selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000).

Le Tableau 1 récapitule aussi les effets indésirables les plus fréquemment rapportés dans la base de données de pharmacovigilance globale du titulaire, identifiés dans les études cliniques et la surveillance du produit après commercialisation. La fréquence est dite indéterminée quand l’effet indésirable n’a pas été identifié dans l’étude clinique pivot.

Tableau 1 : Effets indésirables observés dans une étude clinique pivot et/ou notifiés dans le cadre de la pharmacovigilance, présentés par classe de systèmes d’organes

Classe de systèmes d’organes

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

Fréquence indéterminée

Infections et infestations

Infection

Pharyngite

Troubles psychiatriques

Insomnie

Agitation

Anxiété

Nervosité

Hallucination

Affections du système nerveux

Céphalée

Migraine

Paresthésie

Somnolence

Syncope

Vertige

Hyperkinésie

Affections vasculaires

Hypotension orthostatique

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Dyspnée

Dépression respiratoire1

Affections gastro-intestinales

Nausées

Douleur abdominale

Constipation

Vomissement

Caries dentaires

Extrait abrégé — la section 4.8 continue dans le RCP.

Surdosage RCP 4.9

Les propriétés d'agoniste partiel morphinique de la buprénorphine lui confèrent un index thérapeutique élevé.

Symptômes

Le principal symptôme nécessitant une intervention médicale en cas de surdosage est la dépression respiratoire consécutive à une dépression du système nerveux central, car elle peut conduire à un arrêt respiratoire et à la mort (voir rubrique 4.4). Les autres signes d’un surdosage sont notamment la sédation, le myosis, l’hypotension, les nausées et les vomissements.

Traitement/Prise en charge

En cas de surdosage, une prise en charge globale doit être instituée, comprenant une surveillance étroite de l’état respiratoire et cardiaque du patient.

Un traitement symptomatique de la dépression respiratoire et des mesures standard de soins intensifs doivent être mis en place. La libération des voies aériennes supérieures ainsi qu’une ventilation assistée ou contrôlée doivent être assurées si nécessaire. Le patient doit être transféré dans une unité disposant de tous les moyens de réanimation nécessaires.

Si le patient vomit, des précautions doivent être prises afin d’éviter qu’il inhale son vomi.

Extrait abrégé — la section 4.9 continue dans le RCP.

Conduite et machines RCP 4.7

La buprénorphine a une influence mineure à modérée sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines lorsqu’elle est administrée à des patients dépendants aux opioïdes. Ce médicament peut provoquer de la somnolence, des vertiges ou une confusion mentale, en particulier pendant l'induction du traitement et l'adaptation de la posologie.

Si le produit est pris en même temps que de l’alcool ou des dépresseurs du système nerveux central, son effet risque d’être majoré (voir rubriques 4.4 et 4.5). Les patients doivent être avertis que la prise de buprénorphine peut affecter leur capacité à conduire et utiliser des machines dangereuses.

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🧪 Composition
SubstanceDosagePour
Buprénorphine 0,4 mg un comprimé
🧬 La molécule

Buprenorphine

Traitement des douleurs intenses, notamment d'origine cancéreuse, ne répondant pas aux antalgiques non opioïdes.

La fiche de la molécule a été établie d'après TEMGESIC 0.2 MG, Comprimé sublingual : sa posologie est celle de cette présentation.

🔄 Médicaments équivalents commercialisés en France
Nom commercialDosageFormePrixP/G
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BUPRENORPHINE SANDOZ 1 mg, comprimé sublingual 1 mg comprimé 3,48 € —
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BUPRENORPHINE VIATRIS 4 mg, comprimé sublingual 4,00 mg comprimé 6,93 € —
BUPRENORPHINE SANDOZ 4 mg, comprimé sublingual 4 mg comprimé 6,93 € —
BUPRENORPHINE ARROW 4 mg, comprimé sublingual 4 mg comprimé 6,93 € —
TEMGESIC 0,2 mg, comprimé sublingual 0,200 mg comprimé 9,21 € —
BUPRENORPHINE VIATRIS 6 mg, comprimé sublingual 6,00 mg comprimé 9,86 € —
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BUPRENORPHINE SANDOZ 6 mg, comprimé sublingual 6 mg comprimé 9,86 € —
OROBUPRE 8 mg, lyophilisat oral 8 mg lyophilisat 10,40 € —
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BUVIDAL 8 mg, solution injectable à libération prolongée 8 mg solution injectable à libération prolongée — —
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BUPRENORPHINE TEVA 2 mg, comprimé sublingual 2 mg comprimé 4,35 € GEN
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BUPRENORPHINE TEVA 8 mg, comprimé sublingual 8 mg comprimé 10,62 € GEN
BUPRENORPHINE ARROW 8 mg, comprimé sublingual 8 mg comprimé 10,62 € GEN
BUPRENORPHINE SANDOZ 8 mg, comprimé sublingual 8 mg comprimé 10,62 € GEN
SUBUTEX 0,4 mg, comprimé sublingual 0,400 mg comprimé 2,83 € PRI
SUBOXONE 2 mg/0,5 mg, comprimé sublingual 2 mg + 0,5 mg comprimé 4,13 € PRI
SUBUTEX 2 mg, comprimé sublingual 2 mg comprimé 5,38 € PRI
SUBOXONE 8 mg/2 mg, comprimé sublingual 8 mg + 2 mg comprimé 9,98 € PRI
❓ Questions fréquentes sur BUPRENORPHINE VIATRIS 0,4 mg, comprimé sublingual
BUPRENORPHINE VIATRIS 0,4 mg, comprimé sublingual est-il délivré sans ordonnance ?

Non. BUPRENORPHINE VIATRIS 0,4 mg, comprimé sublingual figure sur la liste I : sa délivrance exige une ordonnance, et le renouvellement n'est possible que si le prescripteur l'a explicitement mentionné.

Quel est le prix de BUPRENORPHINE VIATRIS 0,4 mg, comprimé sublingual et son taux de remboursement ?

Le prix public de BUPRENORPHINE VIATRIS 0,4 mg, comprimé sublingual est de 2,61 €. Le registre national indique un taux de remboursement de 65%.

Existe-t-il un équivalent ou un générique de BUPRENORPHINE VIATRIS 0,4 mg, comprimé sublingual ?

Oui : 41 médicaments commercialisés en France contiennent la même substance active. Le premier générique listé, BUPRENORPHINE SANDOZ 0,4 mg, comprimé sublingual, est à 2,61 €.

À quelle famille ou classe thérapeutique appartient BUPRENORPHINE VIATRIS 0,4 mg, comprimé sublingual ?

BUPRENORPHINE VIATRIS 0,4 mg, comprimé sublingual appartient à la classe pharmacothérapeutique suivante : médicament utilisé dans la dépendance aux opioïdes. Son code ATC est N07BC01.

⚕️ Information reprise de la source officielle (BDPM (ANSM/HAS/CNAM) — Licence Ouverte Etalab 2.0) — fiche officielle ↗. Ne remplace ni l'avis d'un professionnel de santé, ni le résumé des caractéristiques du produit. Prix et remboursement évoluent. Nos sources · Signaler une erreur
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