CARIBAN 10 mg/10 mg, gélule à libération modifiée (Hydrogénosuccinate De Doxylamine + Chlorhydrate De Pyridoxine) est un médicament commercialisé en France. Retrouvez ici indications et posologie, composition, équivalents.
Extraits du résumé des caractéristiques du produit publié par l’ANSM, repris mot pour mot et jamais reformulés. Ils ne remplacent pas le document complet, qui seul fait foi.
CARIBAN est indiqué chez l’adulte dans le traitement symptomatique des nausées et vomissements de la grossesse qui ne répondent pas au traitement classique.
Restrictions concernant l’utilisation : l’association doxylamine/pyridoxine n’a pas été étudiée dans le cas de l’hyperémèse gravidique (voir rubrique 4.4).
Posologie
La dose recommandée est la suivante :
Si les nausées se produisent le matin, la dose initiale recommandée est de deux gélules au coucher (Jour 1). Si cette dose suffit à contrôler les symptômes le lendemain, la patiente peut continuer à prendre deux gélules par jour au coucher.
Cependant, si les symptômes persistent dans l'après-midi du jour 2, la patiente doit continuer la dose habituelle de deux gélules au coucher le jour 2 et au Jour 3 prendre trois gélules (une gélule le matin et deux gélules au coucher).
Si ces trois gélules ne contrôlent pas suffisamment les symptômes au Jour 3, la patiente peut prendre quatre gélules à partir du Jour 4 (une gélule le matin, une gélule en milieu d’après-midi et deux gélules au coucher).
La dose journalière maximale recommandée est de quatre gélules (une le matin, une autre en milieu d'après-midi et deux au coucher).
CARIBAN doit être administré quotidiennement conformément à la prescription et non au besoin. La nécessité de poursuivre le traitement par CARIBAN doit être réévaluée au cours de la grossesse.
Pour éviter une réapparition brutale des symptômes de nausées et vomissements de la grossesse, il est recommandé de diminuer progressivement la posologie de CARIBAN lors de l’arrêt du traitement.
Populations particulières
Insuffisance hépatique
Aucune étude pharmacocinétique n’a été menée chez les patients insuffisants hépatiques.
Aucune donnée n'est disponible concernant les différences pharmacocinétiques de l'association succinate de doxylamine et chlorhydrate de pyridoxine chez les patients présentant une insuffisance hépatique. Cependant, la posologie doit être adaptée selon le degré d’insuffisance hépatique étant donné que la doxylamine est métabolisée par le foie.
Insuffisance rénale
Aucune étude pharmacocinétique n’a été menée chez les patients insuffisants rénaux.
Aucune donnée n'est disponible concernant les différences pharmacocinétiques de l'association succinate de doxylamine et chlorhydrate de pyridoxine chez les patients présentant une insuffisance rénale. Cependant, la posologie doit être réduite selon le degré d’insuffisance rénale étant donné une possible accumulation de métabolite..
Population pédiatrique
CARIBAN ne doit pas être utilisé chez les enfants âgés de moins de 18 ans. La sécurité et l’efficacité de la doxylamine/pyridoxine n’ont pas encore été établies dans cette population.
Mode d’administration
Voie orale.
Les gélules doivent être prises l’estomac vide (voir rubrique 4.5).
Les gélules doivent être avalées entières, avec un verre d’eau, et ne doivent pas être mâchées afin de ne pas altérer les caractéristiques de la libération modifiée.
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Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Réactions d’hypersensibilité à tout autre antihistaminique dérivé de l’éthanolamine.
Utilisation simultanée avec des inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO), car les effets indésirables de CARIBAN sur le système nerveux central sont accentués et prolongés.
Utilisation simultanée avec de puissants inhibiteurs des isoenzymes du CYP450.
Porphyrie.
Grossesse
CARIBAN est destiné à être utilisé chez les femmes enceintes. Des études épidémiologiques et des méta-analyses n’ont révélé aucune tératogénicité du succinate de doxylamine et du chlorhydrate de pyridoxine.
En raison des propriétés anticholinergiques et sédatives du succinate de doxylamine (voir rubrique 5.1), en cas de traitement de la mère jusqu’à l’accouchement, des précautions doivent être prises avec le nouveau-né.
Allaitement
Les données physico-chimiques suggèrent que le succinate de doxylamine passe dans le lait maternel humain. Les nouveau-nés pouvant être plus sensibles aux effets des antihistaminiques et aux réactions paradoxales d’irritabilité et d’excitation, un risque pour le nourrisson ne peut être exclu. CARIBAN n’est pas recommandé lors de l’allaitement.
Fertilité
Une étude réalisée sur l’administration de doxylamine chez le rat n’a pas révélé d’effets indésirables sur la fertilité (voir rubrique 5.3). Il n’y a pas de données disponibles pour l’homme.
Il convient d’évaluer la pertinence du traitement des patientes dans les cas suivants :
Augmentation de la pression intraoculaire, glaucome à angle fermé, obstruction urinaire, dysfonctionnement thyroïdien, anomalies cardiovasculaires, hypertension, ulcère gastro-duodénal sténosant, obstruction pyloroduodénale et obstruction au niveau du col vésical car les effets anticholinergiques de ce médicament peuvent aggraver ces conditions.
Asthme ou autres affections respiratoires, telles que la bronchite chronique et l’emphysème pulmonaire. Il a été démontré que les antihistaminiques réduisent le volume des sécrétions bronchiques et augmentent leur viscosité, rendant ainsi plus difficile l’expectoration bronchique. Cela peut entraîner une obstruction respiratoire susceptible d’aggraver ces affections. La prudence est donc de mise chez ces patientes.
Réactions de photosensibilité : bien que les réactions n’aient pas été constatées avec la doxylamine, une sensibilité accrue de la peau à la lumière du soleil, avec photodermatose, a été observée avec certains antihistaminiques ; les bains de soleil doivent être évités pendant le traitement.
Médicaments ototoxiques : les antihistaminiques sédatifs de la classe de l’éthanolamine, comme la doxylamine, peuvent masquer les signes précurseurs de dommages causés par des médicaments ototoxiques, notamment les aminoglycosides antibactériens, le carboplatine, le cisplatine, la chloroquine et l’érythromycine.
Il convient d’être prudent dans le cas des patientes souffrant d’épilepsie, car les antihistaminiques ont parfois été associés à des réactions d’hyperexcitabilité paradoxale, même à des doses thérapeutiques.
Extrait abrégé — la section 4.4 continue dans le RCP.
Aucune étude d’interaction n’a été réalisée avec CARIBAN.
En ce qui concerne les antihistaminiques de la classe des éthanolamines, des interactions sont connues avec les médicaments suivants :
+ Agents anticholinergiques (antidépresseurs tricycliques, IMAO, neuroleptiques) : ils peuvent augmenter la toxicité par potentialisation de leurs effets anticholinergiques.
+ Sédatifs (barbituriques, benzodiazépines, agents antipsychotiques, antalgiques opioïdes) : ils peuvent augmenter l’action hypnotique.
+ Antihypertenseurs ayant un effet sédatif sur le SNC (en particulier, l’alpha-méthyldopa), parce qu’ils peuvent augmenter l’effet sédatif lorsqu’ils sont administrés avec des antihistaminiques.
+ Alcool : une toxicité accrue, avec capacité psychomotrice et intellectuelle altérée, a été rapportée dans certaines études. Le mécanisme n’a pas été établi.
+ L’oxybate de sodium est non recommandé en association avec la doxylamine en raison de son effet dépresseur central important.
+ Médicaments ototoxiques : les antihistaminiques sédatifs de la classe de l’éthanolamine, comme la doxylamine, peuvent masquer les signes précurseurs de dommages causés par des médicaments ototoxiques, tels que les aminoglycosides antibactériens.
Extrait abrégé — la section 4.5 continue dans le RCP.
Résumé du profil de sécurité
Les effets indésirables liés à l’utilisation de l’association doxylamine/pyridoxine sont comparables à ceux qui se produisent avec les antihistaminiques sédatifs comme seule substance active.
Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables.
Les effets indésirables les plus fréquents incluent une somnolence et des effets anticholinergiques (1%-9%) tels que bouche sèche, constipation, rétention urinaire, épaississement des sécrétions bronchiques et vision floue.
Liste tabulée des effets indésirables
La liste suivante des effets indésirables est basée sur l’expérience post-commercialisation.
Les effets indésirables sont listés ci-dessous par classe de systèmes d’organe selon la terminologie MedDRA et selon leur fréquence :
Très fréquent (≥ 1/10)
Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
Peu fréquent (≥ 1/1000 à < 1/100)
Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1000)
Très rare (< 1/10 000, incluant les cas isolés)
Inconnue (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)
Classe de système d’organe
Effet indésirable
Fréquence
Affections du système nerveux
Somnolence
Fréquent
Etat confusionnel
Peu fréquent
Tremblements, convulsion, agitation
Rare
Affections gastro-intestinales
Bouche sèche, constipation
Fréquent
Nausée, vomissement, diarrhée
Peu fréquent
Affections oculaires
Vision floue
Fréquent
Diplopie, glaucome
Peu fréquent
Affections du rein et des voies urinaires
Rétention urinaire
Fréquent
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Epaississement des sécrétions bronchiques
Fréquent
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Asthénie, œdème périphérique
Peu fréquent
Affections vasculaires
Hypotension orthostatique
Peu fréquent
Affections de l’oreille et du labyrinthe
Acouphènes
Peu fréquent
Extrait abrégé — la section 4.8 continue dans le RCP.
Des manifestations de surdosage ont été décrites aux doses comprises entre 250 et 1000 mg/jour pour la doxylamine.
Les symptômes d’un surdosage avec des antihistaminiques incluent une excitation avec agitation, des hallucinations, une ataxie, une perte de coordination et des convulsions. Ces dernières se produisent par intermittence. Les symptômes avant-coureurs peuvent inclure des tremblements et des mouvements athétosiques.
Les pupilles fixes et dilatées, les rougeurs cutanées (visage) et l'hyperémie sont les signes qui ressemblent le plus souvent à une intoxication par l'atropine. La phase terminale s'accompagne d'un coma, aggravé par un collapsus cardiovasculaire. La mort peut survenir dans les 2 à 98 heures. Parfois, la dépression et le coma peuvent précéder une phase d'excitation et de convulsions.
La rhabdomyolyse a également été rapportée dans les cas de surdosage de la doxylamine.
Compte tenu du fait que CARIBAN est une formulation à libération modifiée, les signes et symptômes d'intoxication peuvent ne pas apparaitre immédiatement.
Extrait abrégé — la section 4.9 continue dans le RCP.
CARIBAN a une influence importante sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
Ce médicament peut provoquer une somnolence et une vision floue, en particulier pendant les premiers jours de traitement. Par conséquent, les patientes doivent éviter de se livrer à des activités exigeant une grande vigilance, telles que la conduite automobile ou l’utilisation de machines lourdes.
| Substance | Dosage | Pour |
|---|---|---|
| Hydrogénosuccinate De Doxylamine | 10 mg | une gélule |
| Chlorhydrate De Pyridoxine | 10 mg | une gélule |
| Nom commercial | Dosage | Forme | Prix | P/G |
|---|---|---|---|---|
| XONVEA 10 mg/10 mg, comprimé gastro-résistant | 10 mg + 10 mg | comprimé gastro-résistant(e) | — | — |
| XONVEA 20 mg/20 mg, comprimé à libération modifiée | 20 mg + 20 mg | comprimé à libération modifiée | — | — |
| DONORMYL 15 mg, comprimé effervescent sécable | 0,015 g | comprimé effervescent(e) sécable | — | — |
| LIDENE 15 mg, comprimé pelliculé sécable | 15 mg | comprimé pelliculé sécable | — | — |
| DOXYLAMINE BIOGARAN CONSEIL 15 mg, comprimé pelliculé sécable | 15 mg | comprimé pelliculé sécable | — | GEN |
| DOXYLAMINE CRISTERS 15 mg, comprimé pelliculé sécable | 15 mg | comprimé pelliculé sécable | — | GEN |
| DOXYLAMINE TEVA CONSEIL 15 mg, comprimé pelliculé sécable | 15 mg | comprimé pelliculé sécable | — | GEN |
| DOXYLAMINE SANDOZ CONSEIL 15 mg, comprimé pelliculé sécable | 15 mg | comprimé pelliculé sécable | — | GEN |
| DOXYLAMINE KRKA 15 mg, comprimé pelliculé sécable | 15,00 mg | comprimé pelliculé sécable | — | GEN |
| DOXYLAMINE VIATRIS CONSEIL 15 mg, comprimé pelliculé sécable | 15 mg | comprimé pelliculé sécable | — | GEN |
| DOXYLAMINE EG LABO 15 mg, comprimé pelliculé sécable | 15 mg | comprimé pelliculé sécable | — | GEN |
| DOXYLAMINE ARROW CONSEIL 15 mg, comprimé pelliculé sécable | 15 mg | comprimé pelliculé sécable | — | GEN |
| DOXYLAMINE ZENTIVA CONSEIL 15 mg, comprimé pelliculé sécable | 15 mg | comprimé pelliculé sécable | — | GEN |
| DONORMYL 15 mg, comprimé pelliculé sécable | 15,00 mg | comprimé pelliculé sécable | — | PRI |
Non. CARIBAN 10 mg/10 mg, gélule à libération modifiée figure sur la liste I : sa délivrance exige une ordonnance, et le renouvellement n'est possible que si le prescripteur l'a explicitement mentionné.
Oui : 14 médicaments commercialisés en France contiennent la même substance active.
CARIBAN 10 mg/10 mg, gélule à libération modifiée appartient à la classe pharmacothérapeutique suivante : AntihistaminIQUes à usage systémique, ETHERS AMINOALKYKES. Son code ATC est R06AA59.