CYMEVAN 500 mg, poudre pour solution à diluer pour perfusion (Ganciclovir) est un médicament de référence commercialisé en France. Retrouvez ici indications et posologie, composition, équivalents.
Le service médical rendu par CYMEVAN (ganciclovir) est important uniquement dans le traitement prophylactique des infections à cytomégalovirus (CMV) chez les enfants (de la naissance à 11 ans) CMV-négatifs ayant bénéficié d'une transplantation d’organe solide à partir d’un donneur CMV-positif et lorsque la voie orale n’est pas utilisable.
Chez les enfants (de la naissance à 11 ans) CMV-négatifs ayant bénéficié d'une transplantation d’organe solide à partir d’un donneur CMV-positif, prenant en compte :
• les données d’efficacité très limitées chez l’enfant reposant exclusivement sur une extrapolation des résultats observés chez l’adulte à partir des données de pharmacocinétique,
• du profil de tolérance de CYMEVAN (ganciclovir) chez l’enfant similaire à celui connu dans la population adulte et celui de sa prodrogue ROVALCYTE (valganciclovir), avec un risque accru de cytopénies chez les nouveau-nés et des incertitudes sur la tolérance à long terme (effets cancérogènes et toxicité sur la reproduction),
la commission de la Transparence considère que CYMEVAN (ganciclovir) n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) par rapport à ROVALCYTE (valganciclovir).
Extraits du résumé des caractéristiques du produit publié par l’ANSM, repris mot pour mot et jamais reformulés. Ils ne remplacent pas le document complet, qui seul fait foi.
CYMEVAN est indiqué chez les adultes et les adolescents ≥ 12 ans pour :
le traitement des infections à cytomégalovirus (CMV) chez les patients immunodéprimés,
la prévention des infections à CMV en utilisant un traitement pré-emptif chez les patients présentant une immunosuppression induite par un traitement médicamenteux (par exemple à la suite d’une greffe d’organe ou d’une chimiothérapie anticancéreuse).
CYMEVAN est également indiqué dès la naissance pour la :
prévention des infections à CMV en utilisant une prophylaxie universelle chez les patients présentant une immunodépression induite par un traitement médicamenteux (par exemple suite à une greffe d’organe ou une chimiothérapie anticancéreuse).
Il convient de prendre en compte les recommandations officielles sur l’utilisation appropriée des agents antiviraux.
Posologie
Traitement des infections à CMV
Adultes et population pédiatrique ≥ 12 ans ayant une fonction rénale normale
Traitement d’induction : 5 mg/kg administrés par perfusion intraveineuse d’une heure toutes les 12 heures pendant 14 à 21 jours.
Traitement d’entretien : un traitement d’entretien peut être administré aux patients immunodéprimés exposés à un risque de rechute. 5 mg/kg administrés par perfusion intraveineuse d’une heure une fois par jour 7 jours par semaine, ou 6 mg/kg administrés une fois par jour 5 jours par semaine. La durée du traitement d’entretien doit être déterminée au cas par cas en tenant compte des recommandations thérapeutiques locales.
Traitement d’une progression de la maladie : Le traitement peut être réadministré à la posologie indiquée pour le traitement d’induction chez tout patient dont l’infection à CMV progresse sous traitement d’entretien ou suite à l’arrêt du traitement par ganciclovir.
Population pédiatrique de la naissance à < 12 ans :
Les données pédiatriques actuellement disponibles sont décrites dans les rubriques 5.1 et 5.2, mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée.
Prophylaxie des infections à CMV utilisant un traitement pré-emptif
Adultes et population pédiatrique ≥ 12 ans ayant une fonction rénale normale
Traitement d’induction : 5 mg/kg administrés par perfusion intraveineuse d’une heure toutes les 12 heures pendant 7 à 14 jours.
Traitement d’entretien : 5 mg/kg par perfusion intraveineuse d’une heure une fois par jour 7 jours par semaine, ou 6 mg/kg une fois par jour 5 jours par semaine. La durée du traitement d’entretien doit être déterminée selon le risque d’infection à CMV ; les recommandations thérapeutiques locales doivent être consultées.
Population pédiatrique de la naissance à < 12 ans
Les données pédiatriques actuellement disponibles sont décrites dans les rubriques 5.1 et 5.2, mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée.
Prévention des infections à CMV en utilisant une prophylaxie universelle
Adultes et population pédiatrique > 16 ans
5 mg/kg administrés par perfusion intraveineuse pendant une heure une fois par jour pendant 7 jours par semaine, ou 6 mg/kg une fois par jour pendant 5 jours par semaine. La durée est basée sur le risque de contracter une infection à CMV, tout en tenant compte des recommandations thérapeutiques locales.
Population pédiatrique de la naissance à ≤ 16 ans
La dose unique quotidienne recommandée de ganciclovir administrée par perfusion intraveineuse pendant une heure est déterminée en fonction de la surface corporelle (SC) au moyen de la formule de Mosteller et de la clairance de la créatinine dérivée de la formule de Schwartz (CrCLS). Elle se calcule à l’aide des équations ci-dessous. La durée du traitement prophylactique universel est basée sur le risque de contracter une infection à CMV et doit être déterminée au cas par cas.
Extrait abrégé — la section 4.2 continue dans le RCP.
Hypersensibilité à la substance active, au valganciclovir ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Allaitement (voir rubrique 4.6).
Grossesse
La sécurité d’emploi du ganciclovir chez la femme enceinte n’a pas été établie. Cependant, le ganciclovir diffuse facilement à travers le placenta humain. Lors des études chez l’animal, le ganciclovir a été associé à une toxicité pour la reproduction et à une tératogénicité (voir les rubriques 4.4 et 5.3). Le ganciclovir ne doit donc pas être administré pendant la grossesse, sauf si les bénéfices attendus pour la mère justifient les risques tératogènes potentiels pour le fœtus.
Allaitement
On ne sait pas si le ganciclovir est excrété dans le lait maternel, mais la possibilité de son passage dans le lait provoquant des effets indésirables graves chez le nourrisson allaité ne peut être exclue. Des données chez l’animal indiquent que le ganciclovir est excrété dans le lait de rates allaitantes. L’allaitement doit donc être interrompu durant le traitement par ganciclovir (voir rubrique 4.3).
Fertilité
Une étude clinique de faible envergure chez des patients transplantés rénaux recevant Valcyte dans le cadre d’une prophylaxie des infections à CMV jusqu’à 200 jours a démontré un impact du valganciclovir / ganciclovir sur la spermatogenèse avec une diminution de la densité et de la motilité des spermatozoïdes mesurés à la fin du traitement. Cet effet semble être réversible, et environ 6 mois après l’arrêt du Valcyte, la densité moyenne et la motilité des spermatozoïdes retrouvent des niveaux comparables à ceux observés chez les témoins non traités.
Lors d’études pratiquées chez l’animal, le ganciclovir a altéré la fertilité chez les souris mâles et femelles et il a été montré qu’il inhibait la spermatogenèse et induisait une atrophie testiculaire chez la souris, le rat et le chien à des doses considérées comme cliniquement appropriées.
Extrait abrégé — la section 4.6 continue dans le RCP.
Hypersensibilité croisée
En raison de la similarité de la structure chimique du ganciclovir et de celle de l’aciclovir et du penciclovir, une réaction d’hypersensibilité croisée entre ces médicaments est possible. CYMEVAN doit donc être prescrit avec prudence chez les patients présentant une hypersensibilité connue à l’aciclovir ou au penciclovir (ou à leurs prodrogues respectives le valaciclovir ou le famciclovir).
Mutagenèse, tératogenèse, cancérogenèse, fertilité et contraception
Avant l’instauration du traitement par ganciclovir, les patients doivent être avertis des risques potentiels pour le fœtus. Dans les études chez l’animal, le ganciclovir s’est révélé mutagène, tératogène, cancérogène et a altéré la fertilité. D’après des études cliniques et non cliniques, il est probable que le ganciclovir induise une inhibition temporaire ou permanente de la spermatogenèse (voir les rubriques 4.6, 4.8 et 5.3).
Le ganciclovir doit donc être considéré comme potentiellement tératogène et cancérogène chez l’Homme, avec un risque d’induire des malformations congénitales et des cancers. Les femmes en âge de procréer doivent être informées de la nécessité d’utiliser une méthode de contraception efficace pendant le traitement et pendant au moins 30 jours après le traitement. Il faut conseiller aux hommes d’utiliser une méthode de contraception mécanique pendant le traitement et pendant au moins 90 jours après le traitement, sauf s’il est certain que la partenaire n’est pas exposée à un risque de grossesse (voir les rubriques 4.6, 4.8 et 5.3).
Extrait abrégé — la section 4.4 continue dans le RCP.
Interactions pharmacocinétiques
Probénécide
L’administration de probénécide avec du ganciclovir par voie orale a entrainé une diminution statistiquement significative de la clairance rénale du ganciclovir et en une augmentation cliniquement significative de l’exposition. Un tel effet est également attendu durant l’administration concomitante de ganciclovir intraveineux et de probénécide. Les patients traités par probénécide et CYMEVAN doivent donc être étroitement surveillés à la recherche de signes de toxicité du ganciclovir.
Didanosine
Les concentrations plasmatiques de didanosine ont systématiquement augmenté en cas d’administration concomitante de ganciclovir. À des doses intraveineuses de 5 et 10 mg/kg/jour, une augmentation de l’ASC de la didanosine allant de 38 % à 67 % a été observée. Aucun effet cliniquement significatif sur les concentrations du ganciclovir n’a été constaté. Les patients doivent être étroitement surveillés en ce qui concerne la toxicité de la didanosine (voir rubrique 4.4).
Autres antirétroviraux
Les isoenzymes du cytochrome P450 ne jouent aucun rôle dans la pharmacocinétique du ganciclovir. Des interactions pharmacocinétiques avec les inhibiteurs de protéases et les inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse ne sont donc pas attendues.
Interactions pharmacodynamiques
Imipénème-cilastatine
Extrait abrégé — la section 4.5 continue dans le RCP.
Résumé du profil de tolérance
Le valganciclovir est une prodrogue du ganciclovir, les effets indésirables associés au valganciclovir peuvent être attendus avec le ganciclovir. Le ganciclovir oral n’est plus disponible, mais les effets indésirables rapportés lors de son utilisation peuvent être également attendus chez les patients recevant le ganciclovir intraveineux. Les effets indésirables rapportés avec le ganciclovir intraveineux ou oral ou avec le valganciclovir sont donc inclus dans le tableau des effets indésirables.
Chez les patients traités par le ganciclovir/valganciclovir, les effets indésirables les plus graves et les plus fréquents sont hématologiques, notamment neutropénie, anémie et thrombopénie (voir rubrique 4.4). D’autres effets indésirables sont présentés dans le tableau ci-dessous.
Les fréquences présentées dans le tableau des effets indésirables proviennent d’une population de patients infectés par le VIH (n=1 704) recevant un traitement d’entretien par du ganciclovir ou du valganciclovir. A l’exception de l’agranulocytose, la granulocytopénie et la réaction anaphylactique, dont les fréquences sont tirées de l’expérience post-AMM. Les effets indésirables sont présentés par MedDRA systeme organ classe (SOC). Les catégories de fréquences sont définies en utilisant la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) .
Extrait abrégé — la section 4.8 continue dans le RCP.
Symptômes
Des cas de surdosages en ganciclovir par voie intraveineuse, dont certains d’issue fatale, ont été rapportés lors des essais cliniques et après la mise sur le marché. La majorité de ces cas n’a été associé à aucun effet indésirable, ou a été associé à un ou plusieurs des effets indésirables suivants :
Toxicité hématologique : dépression médullaire, dont pancytopénie, insuffisance médullaire, leucopénie, neutropénie, granulopénie
Hépatotoxicité : hépatite, troubles de la fonction hépatique
Toxicité rénale : aggravation d’une hématurie chez un patient présentant une insuffisance rénale préexistante, atteinte rénale aiguë, une créatininémie élevée.
Toxicité gastro-intestinale : douleurs abdominales, diarrhée, vomissements
Neurotoxicité : tremblements généralisés, crises d’épilepsie
Prise en charge
Ganciclovir est éliminé par hémodialyse ; l’hémodialyse peut donc être bénéfique en réduisant l’exposition à la substance active chez les patients étant en surdosage de ganciclovir (voir rubrique 5.2).
Informations complémentaires sur des populations particulières
Extrait abrégé — la section 4.9 continue dans le RCP.
Ganciclovir peut avoir une influence importante sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines (voir rubrique 4.8).
| Substance | Dosage | Pour |
|---|---|---|
| Ganciclovir | 500 mg | un flacon |
Ganciclovir
La fiche de la molécule a été établie d'après CYMEVENE 500 MG, Boîte d'un flacon : sa posologie est celle de cette présentation.
| Nom commercial | Dosage | Forme | Prix | P/G |
|---|---|---|---|---|
| VIRGAN 1,5 mg/g, gel ophtalmique | 1,5 mg | gel | 11,72 € | — |
| GANCICLOVIR HIKMA 500 mg, poudre pour solution à diluer pour perfusion | 500 mg | poudre pour solution à diluer pour perfusion | — | GEN |
| GANCICLOVIR SANDOZ 500 mg, poudre pour solution à diluer pour perfusion | 500 mg | poudre pour solution à diluer pour perfusion | — | GEN |
Non. CYMEVAN 500 mg, poudre pour solution à diluer pour perfusion figure sur la liste I : sa délivrance exige une ordonnance, et le renouvellement n'est possible que si le prescripteur l'a explicitement mentionné.
Oui : 3 médicaments commercialisés en France contiennent la même substance active.
CYMEVAN 500 mg, poudre pour solution à diluer pour perfusion appartient à la classe pharmacothérapeutique suivante : antiviraux à usage systémique, antiviraux à action directe, nucléosides et nucléotides sauf inhibiteurs de la transcriptase inverse. Son code ATC est J05AB06.