BETNESOL 0,50 mg, comprimé effervescent (Bétaméthasone) est un médicament commercialisé en France. Retrouvez ici indications et posologie, composition, prix, équivalents.
Le service médical rendu par :
• BETNESOL comprimé et solution rectale reste important dans les indications de l’AMM.
• BETNESOL 4 mg/1 ml, solution injectable reste important dans les indications de l’AMM excepté dans les rhinites allergiques où le service médical rendu est insuffisant comme pour l’ensemble des corticoïdes injectables.
Extraits du résumé des caractéristiques du produit publié par l’ANSM, repris mot pour mot et jamais reformulés. Ils ne remplacent pas le document complet, qui seul fait foi.
AFFECTIONS OU MALADIES :
I - COLLAGENOSES-CONNECTIVITES
a -poussées évolutives de maladies systémiques, notamment : lupus érythémateux disséminé, vascularite, polymyosite, sarcoïdose viscérale
II - DERMATOLOGIQUES
a -dermatoses bulleuses auto-immunes sévères, en particulier pemphigus et pemphigoïde bulleuse
b -formes graves des angiomes du nourrisson
c -certaines formes de lichen plan
d -certaines urticaires aiguës
e -formes graves de dermatoses neutrophiliques
III - DIGESTIVES
a -poussées évolutives de la rectocolite hémorragique et de la maladie de Crohn
b -hépatite chronique active auto-immune (avec ou sans cirrhose)
c -hépatite alcoolique aiguë sévère, histologiquement prouvée
IV - ENDOCRINIENNES
a -thyroïdite subaiguë de De Quervain sévère
b -certaines hypercalcémies
V - HEMATOLOGIQUES
a -purpuras thrombopéniques immunologiques sévères
b -anémies hémolytiques auto-immunes
c -en association avec diverses chimiothérapies dans le traitement d'hémopathies malignes lymphoïdes
d -érythroblastopénies chroniques acquises ou congénitales
VI - INFECTIEUSES
a -péricardite tuberculeuse et formes graves de tuberculose mettant en jeu le pronostic vital
b -pneumopathie à Pneumocystis carinii avec hypoxie sévère
VII - NEOPLASIQUES
a -traitement anti-émétique au cours des chimiothérapies antinéoplasiques
b-poussée œdémateuse et inflammatoire associée aux traitements antinéoplasiques (radio et chimiothérapie)
VIII - NEPHROLOGIQUES
a -syndrome néphrotique à lésions glomérulaires minimes
b -syndrome néphrotique des hyalinoses segmentaires et focales primitives
c -stade III et IV de la néphropathie lupique
d -sarcoïdose granulomateuse intrarénale
e -vascularites avec atteinte rénale
f -glomérulonéphrites extra-capillaires primitives
IX - NEUROLOGIQUES
a -myasthénie
Extrait abrégé — la section 4.1 continue dans le RCP.
Voie orale.
Equivalence anti-inflammatoire (équipotence) pour 5 mg de prednisone : 0,75 mg de bétaméthasone.
Les comprimés peuvent être avalés avec un verre d'eau mais seront de préférence dissous dans un peu d'eau. Ils sont effervescents.
ADULTES :
La posologie est variable en fonction du diagnostic, de la sévérité de l'affection, du pronostic, de la réponse du patient et de la tolérance au traitement.
Traitement d'attaque : 0,05 mg/kg/jour à 0,2 mg/kg/jour (0,35 mg/kg/jour à 1,2 mg/kg/jour équivalent prednisone). A titre indicatif : 6 à 24 comprimés chez un adulte de 60 kg.
Au cours des maladies inflammatoires graves, la posologie varie de 0,1 à 0,2 mg/kg/jour de bétaméthasone (0,75 mg/kg/jour à 1,2 mg/kg/jour équivalent prednisone). A titre indicatif : 12 à 24 comprimés par jour pour un adulte de 60 kg.
Des situations très exceptionnelles peuvent requérir des doses plus élevées.
Traitement d'entretien : de 0,5 à 1,5 mg/jour, soit de 1 à 3 comprimés par jour.
ENFANTS :
La posologie doit être adaptée à l'affection et au poids de l'enfant.
Traitement d'attaque : 0,075 mg/kg/jour à 0,3 mg/kg/jour de bétaméthasone (0,5 à 2 mg/kg/jour équivalent prednisone). A titre indicatif : 4 à 15 comprimés pour un enfant de 25 kg.
Traitement d'entretien : 0,03 mg/kg/jour. A titre indicatif : 1 à 2 comprimés pour un enfant de 25 kg.
La prescription de la corticothérapie à jour alterné (un jour sans corticoïde et le deuxième jour avec une posologie double de la posologie quotidienne qui aurait été requise) s'utilise chez l'enfant pour tenter de limiter le retard de croissance. Ce schéma à jour alterné ne peut s'envisager qu'après le contrôle de la maladie inflammatoire par les fortes doses de corticoïdes, et lorsqu'au cours de la décroissance aucun rebond n'est observé.
EN GENERAL
Le traitement "à la dose d'attaque" doit être poursuivi jusqu'au contrôle durable de la maladie. En cas de traitement au long cours, la décroissance doit être lente. L'obtention d'un sevrage est le but recherché. Le maintien d'une dose d'entretien (dose minimale efficace) est un compromis parfois nécessaire.
Pour un traitement prolongé et à fortes doses, les premières doses peuvent être réparties en deux prises quotidiennes. Par la suite, la dose quotidienne peut être administrée en prise unique de préférence le matin au cours d'un repas.
Arrêt du traitement
Le rythme du sevrage dépend principalement de la durée du traitement, de la dose de départ et de la maladie.
Le traitement entraîne une mise au repos des sécrétions d'ACTH et de cortisol avec parfois une insuffisance surrénalienne durable. Lors du sevrage, l'arrêt doit se faire progressivement, par paliers, en raison du risque de rechute : réduction de 10% tous les 8 à 15 jours en moyenne.
Pour les cures courtes de moins de 10 jours, l'arrêt du traitement ne nécessite pas de décroissance.
Extrait abrégé — la section 4.2 continue dans le RCP.
Ce médicament est généralement contre-indiqué dans les situations suivantes (il n'existe toutefois aucune contre-indication absolue pour une corticothérapie d'indication vitale) :
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
tout état infectieux à l'exclusion des indications spécifiées (voir rubrique 4.1) ;
certaines viroses en évolution (notamment hépatites, herpès, varicelle, zona) ;
états psychotiques encore non contrôlés par un traitement ;
vaccins vivants.
Grossesse
Chez l'animal, l'expérimentation met en évidence un effet tératogène variable selon les espèces.
Des études précoces chez les animaux ont mis en évidence une augmentation de la division palatine fœtale après l’ingestion par la mère de doses élevées de corticoïdes.
Une revue des données de sécurité des corticoïdes systémiques utilisés pendant la grossesse et l’allaitement, conduite par le Comité sur la Sécurité des médicaments, a conclu qu’il n’y a pas de preuve convaincante indiquant que les corticoïdes provoquent une incidence accrue d’anomalie congénitale. L’utilisation prolongée ou répétée pendant la grossesse augmente réellement le risque de retard de croissance intra-utérine mais cela ne semble pas représenter un risque après un traitement à court terme. On a relevé également que les corticoïdes varient au niveau de leur capacité à franchir la barrière placentaire ; la bétaméthasone et la dexaméthasone traversent immédiatement le placenta, tandis que 88% de la prednisolone sont inactivés lorsqu’elle traverse le placenta.
Dans l'espèce humaine, il existe un passage transplacentaire. Cependant, les études épidémiologiques n'ont décelé aucun risque malformatif lié à la prise de corticoïdes lors du premier trimestre.
Lors de maladies chroniques nécessitant un traitement tout au long de la grossesse, un léger retard de croissance intra-utérin est possible. Une insuffisance surrénale néonatale a été exceptionnellement observée après corticothérapie à doses élevées.
Il est justifié d'observer une période de surveillance clinique (poids, diurèse) et biologique du nouveau-né.
En conséquence, les corticoïdes peuvent être prescrits pendant la grossesse si besoin.
Allaitement
Extrait abrégé — la section 4.6 continue dans le RCP.
Mises en garde
Une crise de phéochromocytome, pouvant être fatale, a été rapportée après l’administration de corticostéroïdes systémiques. Les corticostéroïdes ne doivent être administrés aux patients pour lesquels la présence d’un phéochromocytome est suspectée ou avérée qu’après une évaluation appropriée du rapport bénéfice/risque.
La prudence est recommandée lors de l’administration de corticoïdes dans les situations suivantes : ulcère gastrique actif ou latent ; anastomose intestinale récente ; colite ulcéreuse aspécifique, avec menace de perforation ; diverticulite ; myopathie induite par les stéroïdes. En cas d’infarctus du myocarde récent, une vigilance extrême est recommandée (risque possible de rupture de la paroi libre du ventricule gauche), abcès et infections pyogéniques en général.
Un traitement par corticoïdes peut entraîner une aggravation de l’hypertension, diabète, glaucome, épilepsie.
La corticothérapie peut entraîner divers troubles psychiques se manifestant sous forme d’euphorie, d’insomnie, de sautes d’humeur ou de modifications de la personnalité ; des dépressions graves aboutissant à des psychoses manifestes peuvent survenir. Les corticoïdes risquent de renforcer une labilité psychique ou des tendances psychotiques déjà existantes.
En cas d'ulcère gastro-duodénal, la corticothérapie n'est pas contre-indiquée si un traitement anti-ulcéreux est associé.
En cas d'antécédent ulcéreux, la corticothérapie peut être prescrite, avec une surveillance clinique et au besoin après fibroscopie.
Extrait abrégé — la section 4.4 continue dans le RCP.
Médicaments hypokaliémiants
L'hypokaliémie est un facteur favorisant l'apparition de troubles du rythme cardiaque (torsades de pointes, notamment) et augmentant la toxicité de certains médicaments, par exemple la digoxine. De ce fait, les médicaments qui peuvent entraîner une hypokaliémie sont impliqués dans un grand nombre d'interactions. Il s'agit des diurétiques hypokaliémiants, seuls ou associés, des laxatifs stimulants, des glucocorticoïdes, du tétracosactide et de l'amphotéricine B (voie IV).
Associations déconseillées (voir rubrique 4.4)
+ Sultopride
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
+ Vaccins vivants atténués
Risque de maladie vaccinale généralisée, potentiellement mortelle.
Associations faisant l'objet de précautions d’emploi
+ Anticoagulants oraux
Impact éventuel de la corticothérapie sur le métabolisme de l'anticoagulant oral et sur celui des facteurs de la coagulation.
Risque hémorragique propre à la corticothérapie (muqueuse digestive, fragilité vasculaire) à fortes doses ou en traitement prolongé supérieur à 10 jours.
Lorsque l'association est justifiée, renforcer la surveillance : contrôle biologique au 8ème jour, puis tous les 15 jours pendant la corticothérapie et après son arrêt.
+ Autres médicaments hypokaliémiants (diurétiques hypokaliémiants seuls ou associés, laxatifs stimulants, amphotéricine B IV, tétracosactide, xanthines (théophylline))
Extrait abrégé — la section 4.5 continue dans le RCP.
La fréquence des effets secondaires est définie comme suit :
Très fréquents (≥1/10), Fréquents (≥1/100,
Le surdosage des glucocorticoïdes, dont la bétaméthasone, ne compromet pas le pronostic vital. A l’exception de doses extrêmement élevées, un surdosage de corticoïdes pendant quelques jours n’est pas susceptible d’induire un état dangereux, en l’absence de contre-indications spécifiques, telles que diabète, glaucome, ou ulcère gastrique actif, ou en l’absence d’un traitement concomitant par digitaline, coumarine ou diurétiques qui induisent une déplétion potassique.
On ne connaît pas l’influence directe de la substance sur l’aptitude à conduite et à utiliser des machines ; toutefois, elle peut être réduite dans de rares cas en raison des effets secondaires neurologiques.
| Substance | Dosage | Pour |
|---|---|---|
| Bétaméthasone | 0,5000 mg | un comprimé |
Bétaméthasone
La fiche de la molécule a été établie d'après DIPROLENE 0.05 %, Pommade, Tube de 15 g : sa posologie est celle de cette présentation.
| Nom commercial | Dosage | Forme | Prix | P/G |
|---|---|---|---|---|
| BETNEVAL LOTION 0,1 %, émulsion pour application cutanée | 0,100 g | émulsion pour application | 2,66 € | — |
| DIPROLENE 0,05 %, pommade | 0,050 g | pommade | 2,79 € | — |
| CELESTENE CHRONODOSE 5,70 mg/ml, suspension injectable | 2,70 mg + 3,00 mg | suspension injectable | 3,04 € | — |
| BETNEVAL 0,1 %, pommade | 0,10 g | pommade | 3,13 € | — |
| BETNEVAL 0,1 %, crème | 0,100 g | crème | 3,16 € | — |
| BETNESOL 4 mg/1 ml, solution injectable | 4,0 mg | solution injectable | 3,18 € | — |
| DIPROSALIC, lotion | 2 g + 0,05 g | lotion | 3,71 € | — |
| DIPROSONE 0,05 %, lotion | 0,050 g | lotion | 3,89 € | — |
| DIPROSONE 0,05 %, pommade | 0,050 g | pommade | 3,89 € | — |
| DIPROSTENE, suspension injectable en seringue pré-remplie | 2 mg + 5 mg | suspension injectable | 5,31 € | — |
| CLOSALIS 50 microgrammes/0,5 mg/g, pommade | 0,50 mg + 50 microgrammes | pommade | 16,15 € | — |
| BETESIL 2,250 mg, emplâtre médicamenteux | 1,845 mg | emplâtre médicamenteux(se) | 19,69 € | — |
| XAMIOL 50 microgrammes/0,5 mg/g, gel | 0,5 mg + 50 microgrammes | gel | 23,37 € | — |
| ENSTILAR 50 microgrammes/0,5 mg/g, mousse cutanée | 0,5 mg + 50 microgrammes | mousse | 34,93 € | — |
| DERMAFUSONE 20 mg/1 mg/g, crème | 1 mg + 20 mg | crème | — | — |
| BUCCOBET 0,1 mg, comprimé à sucer | 0,100 mg | comprimé à sucer | — | — |
| BETAMETHASONE BIOGARAN 0,05 %, crème | 0,05 g | crème | 3,00 € | GEN |
| BETAMETHASONE EG 2 mg, comprimé dispersible sécable | 2 mg | comprimé dispersible sécable | 3,68 € | GEN |
| BETAMETHASONE BIOGARAN 2 mg, comprimé dispersible sécable | 2 mg | comprimé dispersible sécable | 3,74 € | GEN |
| BETAMETHASONE ZENTIVA 2 mg, comprimé dispersible sécable | 2 mg | comprimé dispersible sécable | 3,74 € | GEN |
| BETAMETHASONE ARROW 2 mg, comprimé dispersible sécable | 2 mg | comprimé dispersible sécable | 3,74 € | GEN |
| BETAMETHASONE EG 0,05 POUR CENT, solution buvable en gouttes | 0,05 % | solution buvable en gouttes | 3,79 € | GEN |
| BETAMETHASONE BIOGARAN 0,05 %, solution buvable en gouttes | 0,015 g | solution buvable en gouttes | 3,91 € | GEN |
| BETAMETHASONE ARROW 0,05 %, solution buvable en gouttes | 0,05 % | solution buvable en gouttes | 3,91 € | GEN |
| BETAMETHASONE ZENTIVA 0,05 %, solution buvable en gouttes | 0,05 % | solution buvable en gouttes | 3,91 € | GEN |
| CALCIPOTRIOL/BETAMETHASONE SANDOZ 50 microgrammes/0,5 mg/g, pommade | 0,500 mg + 50 microgrammes | pommade | 15,87 € | GEN |
| CLOSALIS 50 microgrammes/0,5 mg/g, gel | 0,5 mg + 50 microgrammes | gel | 15,87 € | GEN |
| CELESTENE 4 mg/1 ml, solution injectable | 4,00 mg | solution injectable | 2,38 € | PRI |
| DIPROSONE 0,05 %, crème | 0,050 g | crème | 3,00 € | PRI |
| CELESTENE 2 mg, comprimé dispersible sécable | 2 mg | comprimé dispersible sécable | 3,74 € | PRI |
| CELESTENE 0,05 POUR CENT, solution buvable en gouttes | 0,050 g | solution buvable en gouttes | 3,91 € | PRI |
| DAIVOBET 50 microgrammes/0,5 mg/g, pommade | 0,500 mg + 50 microgrammes | pommade | 23,37 € | PRI |
| DAIVOBET 50 microgrammes/0,5 mg/g, gel | 0,5 mg + 50 microgrammes | gel | 23,37 € | PRI |
Non. BETNESOL 0,50 mg, comprimé effervescent figure sur la liste I : sa délivrance exige une ordonnance, et le renouvellement n'est possible que si le prescripteur l'a explicitement mentionné.
Le prix public de BETNESOL 0,50 mg, comprimé effervescent est de 3,04 €. Le registre national indique un taux de remboursement de 65%. La Haute Autorité de santé a jugé son service médical rendu important.
Oui : 33 médicaments commercialisés en France contiennent la même substance active. Le premier générique listé, BETAMETHASONE BIOGARAN 0,05 %, crème, est à 3,00 €.
BETNESOL 0,50 mg, comprimé effervescent appartient à la classe pharmacothérapeutique suivante : GLUCOCORTICOIDES. Son code ATC est H02AB06.