OZALIN 2 mg/mL, solution buvable en récipient unidose (Midazolam) est un médicament commercialisé en France. Retrouvez ici indications et posologie, composition, équivalents.
Le service médical rendu par OZALIN 2 mg/mL, solution buvable en récipient unidose est important dans les indications de l’AMM.
Compte-tenu de :
• des données issues d’une étude de pharmacocinétique, non comparative réalisée chez un faible nombre de patients (n=37)
• l’absence de donnée d’efficacité et de tolérance versus une préparation extemporanée orale à base d’HYPNOVEL IV,
la Commission considère qu’OZALIN n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) par rapport à la spécialité de référence HYPNOVEL dans les indications de l’AMM.
Extraits du résumé des caractéristiques du produit publié par l’ANSM, repris mot pour mot et jamais reformulés. Ils ne remplacent pas le document complet, qui seul fait foi.
OZALIN est indiqué chez les nourrissons, enfants et adolescents âgés de 6 mois à 17 ans, en vue d’une sédation modérée avant une intervention thérapeutique ou diagnostique, pour soulager l’anxiété, l’angoisse et l’agitation liées à cette procédure ou comme prémédication avant une anesthésie.
La solution buvable OZALIN doit être administrée uniquement par des professionnels de santé.
Les règles de jeûne préopératoire doivent être respectées avant la sédation.
Posologie
La dose doit être adaptée en fonction du poids du patient.
OZALIN doit être administré par voie orale en dose unique de 0,25 mg/kg dans la population pédiatrique à partir de l’âge de six mois. L’administration d’une dose ultérieure immédiate n’est pas recommandée (voir rubrique 5.2).
La dose maximale ne doit pas dépasser 20 mg de midazolam (équivalent à 2 ampoules), même pour les enfants et les adolescents pesant plus de 80 kg.
OZALIN est indiqué pour une administration en dose unique. Il n’existe pas de données disponibles concernant une administration répétée d’OZALIN.
Chez les enfants et les adolescents obèses, la dose doit être déterminée en fonction du poids réel, sans excéder 20 mg.
La dose doit être adaptée en fonction du poids du patient. L’applicateur pour administration orale est gradué en kilogrammes de poids corporel, de 3 kg à 40 kg (voir rubrique 6.6, pictogramme n°6) et présente trois types de graduations :
Une petite graduation correspondant à 1 kg, soit 0,25 mg de midazolam,
Une graduation intermédiaire correspondant à 5 kg, soit 1,25 mg de midazolam,
Une grande graduation correspondant à 10 kg, soit 2,5 mg de midazolam.
Pour les patients pesant plus de 40 kg, 2 ampoules sont nécessaires. La dose minimale pouvant être prélevée par ampoule correspond à une dose pour 3 kg. Pour les patients pesant 41 et 42 kg, nécessitant plus d’une ampoule, prélevez une dose correspondant à moins de 40 kg dans la première ampoule et prélevez le complément de dose dans la seconde ampoule, selon les exemples ci-dessous :
Pour un patient de 41 kg, il est recommandé de prélever une dose correspondant à 30 kg dans la première ampoule et à 11 kg dans la seconde ampoule,
Pour un patient de 42 kg, il est recommandé de prélever une dose correspondant à 30 kg dans la première ampoule et à 12 kg dans la seconde ampoule.
Populations particulières
Insuffisance rénale
OZALIN doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une insuffisance rénale chronique car l’élimination du midazolam peut être retardée et ses effets peuvent être prolongés.
Insuffisance hépatique
L’insuffisance hépatique diminue la clairance du midazolam, ce qui augmente la demi-vie terminale (pour l’élimination) ainsi que la biodisponibilité. Une surveillance attentive de ces effets et des signes vitaux est nécessaire après l’administration de midazolam chez ces patients (voir rubrique 4.4).
Population pédiatrique
La sécurité et l’efficacité d’OZALIN chez les enfants âgés de moins de six mois n’ont pas été établies. Aucune donnée n’est disponible (voir rubrique 5.1).
Mode d’administration
OZALIN doit être administré par voie orale uniquement et à l’aide de son applicateur spécifique pour administration orale, gradué en kilogrammes de poids corporel.
Extrait abrégé — la section 4.2 continue dans le RCP.
Chez les patients présentant :
une hypersensibilité à la substance active, aux benzodiazépines ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
une myasthénie grave,
une insuffisance respiratoire sévère,
une anomalie anatomique des voies respiratoires ou une maladie pulmonaire,
un syndrome d’apnée du sommeil,
une insuffisance hépatique sévère.
Grossesse
Les données sur le midazolam sont insuffisantes pour évaluer sa sécurité pendant la grossesse. Les études effectuées chez l’animal n’indiquent pas d’effet tératogène, mais une fœtotoxicité a été observée avec d’autres benzodiazépines. Il n’existe pas de données sur les expositions pendant les deux premiers trimestres de la grossesse.
Des effets indésirables pour la mère ou le fœtus ont été rapportés lors de l’administration de doses élevées de midazolam pendant le dernier trimestre de la grossesse, pendant l’accouchement ou lorsque le midazolam était utilisé en tant qu’agent pour l’induction de l’anesthésie lors d’une césarienne : risque d’inhalation chez la mère, irrégularités du rythme cardiaque du fœtus, hypotonie, mauvaise succion, hypothermie et détresse respiratoire du nouveau-né.
De plus, les nourrissons nés de mères ayant reçu des benzodiazépines de manière chronique à un stade plus avancé de la grossesse peuvent avoir acquis une dépendance physique et peuvent présenter un risque de développer des symptômes de sevrage pendant la période postnatale.
Par conséquent, le midazolam peut être utilisé pendant la grossesse s’il est clairement nécessaire, mais il est préférable d’éviter de l’utiliser lors d’une césarienne.
Le risque pour les nouveau-nés doit être pris en considération en cas d’administration de midazolam lors de toute intervention chirurgicale proche du terme.
Allaitement
Le midazolam est excrété en faibles quantités dans le lait maternel. Les mères qui allaitent doivent être avisées d’interrompre l’allaitement pendant 24 heures après l’administration du midazolam.
Fertilité
Les études effectuées chez l’animal n’ont pas mis en évidence de diminution de la fertilité (voir rubrique 5.3).
Le midazolam doit être administré uniquement par des professionnels de santé dans un lieu totalement équipé pour la surveillance et le maintien des fonctions cardio-respiratoires, et par des personnes formées spécifiquement à la reconnaissance et à la prise en charge des événements indésirables attendus et ayant l’expérience de la réanimation cardio-respiratoire. Des effets indésirables cardio-respiratoires sévères ont été rapportés. Ces effets étaient : dépression respiratoire, apnée, arrêt respiratoire et/ou arrêt cardiaque. De tels incidents menaçant le pronostic vital surviennent plus volontiers lorsqu’une dose élevée est administrée.
Administration à des patients à haut risque
Le midazolam doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une insuffisance respiratoire chronique car il peut aggraver la dépression respiratoire.
Le midazolam doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère ou modérée, une insuffisance cardiaque ou une insuffisance rénale chronique. Le midazolam ou son métabolite peut s’accumuler chez les patients présentant une insuffisance rénale chronique ou une insuffisance hépatique, et la clairance du midazolam peut être diminuée chez les patients présentant une insuffisance cardiaque.
Le midazolam par voie orale doit être utilisé avec prudence chez les patients en mauvaise santé générale car ils sont plus sensibles aux effets des benzodiazépines sur le système nerveux central.
Modification de l’élimination du midazolam
Le midazolam oral doit être utilisé avec prudence chez les patients traités par des médicaments connus pour inhiber ou induire le CYP3A4 (voir rubrique 4.5).
Utilisation concomitante d’alcool/de dépresseurs du système nerveux central
Extrait abrégé — la section 4.4 continue dans le RCP.
Interactions pharmacocinétiques
Le midazolam étant principalement métabolisé par l’enzyme CYP3A4, les inhibiteurs et inducteurs du CYP3A4 peuvent, respectivement, augmenter ou diminuer les concentrations plasmatiques. Par conséquent, les effets cliniques du midazolam peuvent être augmentés ou diminués et sa durée d’action peut être prolongée ou raccourcie. Une surveillance attentive des effets cliniques et des signes vitaux du patient est donc recommandée après l’administration de midazolam avec un inhibiteur du CYP3A4, même après une dose unique.
En cas d’inhibition ou d’inhibition irréversible du CYP3A4, l’effet sur la pharmacocinétique du midazolam peut persister plusieurs jours ou plusieurs semaines après l’administration du modulateur du CYP3A4 (clarithromycine, érythromycine, inhibiteurs de la protéase du VIH, vérapamil, diltiazem, atorvastatine, aprépitant, par exemple).
En cas d’administration concomitante avec l’éthinylestradiol et le norgestrel (utilisés comme contraceptifs oraux), l’exposition au midazolam n’est pas significativement altérée.
Inhibiteurs du CYP3A4 :
Antifongiques azolés : kétoconazole, itraconazole, voriconazole, fluconazole, posaconazole.
Inhibiteurs de la protéase du VIH : saquinavir et autres inhibiteurs de la protéase, y compris associations contenant du ritonavir.
Extrait abrégé — la section 4.5 continue dans le RCP.
Au cours de l’administration du midazolam, les effets indésirables suivants ont été rapportés à une fréquence indéterminée, qui ne peut être estimée sur la base des données disponibles :
Classe de systèmes d'organes
Effet indésirable - fréquence indéterminée
Affections cardiaques
Tachycardie, bradycardie.
Syndrome de Kounis*
Affections psychiatriques
Réactions paradoxales (agitation, excitation, hallucinations, agressivité, désinhibition, dysphorie, comportement indésirable, anxiété), dérèglement du sommeil, mouvements involontaires, akathisie, instabilité de la marche, tremblements.
Affections du système nerveux
Sédation prolongée/hypersédation, endormissement, somnolence, sensations vertigineuses, ataxie, vertige, dysarthrie, bouche sèche, salivation, énurésie, céphalées, amnésie antérograde.
Affections oculaires
Vision trouble, diplopie (Généralement légère)
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Hypoxémie, désaturation transitoire, laryngospasme, dépression respiratoire, obstruction des voies aériennes, ronchi/bruit respiratoire, hoquet, dyspnée.
Affections gastro-intestinales
Vomissements, nausées.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Prurit, réaction urticarienne, rash cutané.
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Altération du contrôle musculaire.
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Fatigue inhabituelle, sensation de faiblesse.
Affections du système immunitaire
Hypersensibilité, angioedème.
*en particulier après administration parentérale
Extrait abrégé — la section 4.8 continue dans le RCP.
Symptômes
A l’instar de toutes les benzodiazépines, le midazolam induit fréquemment un endormissement, une ataxie, une dysarthrie et un nystagmus. Un surdosage en midazolam engage rarement le pronostic vital si ce produit est pris seul, mais un surdosage peut provoquer une aréflexie, une apnée, une hypotension, une dépression cardiorespiratoire et, dans de rares cas, un coma. Les effets dépresseurs respiratoires des benzodiazépines sont plus graves chez les patients présentant une maladie respiratoire ou cardiaque ou si le médicament est associé à d’autres dépresseurs du système nerveux central, dont l’alcool.
Traitement
Dans la plupart des cas, une surveillance des signes vitaux s’avère nécessaire.
En cas de surdosage, une attention particulière doit être accordée aux fonctions respiratoires et cardiovasculaires en soins intensifs.
Extrait abrégé — la section 4.9 continue dans le RCP.
OZALIN a une influence majeure sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
Une sédation, une amnésie antérograde, une altération de l’attention et une altération de la fonction musculaire peuvent affecter momentanément l’aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines. Avant d’administrer OZALIN, le patient doit être averti de ne pas conduire ou utiliser une machine avant d’avoir complètement récupéré. C’est au médecin de décider du moment de reprise de ces activités. Il est recommandé au patient d’être accompagné d’un adulte lors de son retour à domicile après sa sortie.
| Substance | Dosage | Pour |
|---|---|---|
| Midazolam | 2 mg | 1 mL de solution buvable |
Midazolam
La fiche de la molécule a été établie d'après MIDAZOLAM MYLAN 5 MG / ML, Solution injectable : sa posologie est celle de cette présentation.
| Nom commercial | Dosage | Forme | Prix | P/G |
|---|---|---|---|---|
| BUCCOLAM 10 mg, solution buccale | 10 mg | solution | 80,26 € | — |
| BUCCOLAM 2,5 mg, solution buccale | 2,5 mg | solution | 80,26 € | — |
| BUCCOLAM 7,5 mg, solution buccale | 7,5 mg | solution | 80,26 € | — |
| BUCCOLAM 5 mg, solution buccale | 5 mg | solution | 80,26 € | — |
| MIDAZOLAM VIATRIS 1 mg/ml, solution injectable ou rectale | 1 mg | solution injectable pour perfusion ou | 16,78 € | GEN |
| MIDAZOLAM AGUETTANT 5 mg/ml, solution injectable | 5 mg | solution injectable pour perfusion ou | 16,78 € | GEN |
| MIDAZOLAM ACCORD 1 mg/ml, solution injectable | 1 mg | solution injectable pour perfusion ou | 16,78 € | GEN |
| MIDAZOLAM ACCORD 5 mg/ml, solution injectable | 5 mg | solution injectable pour perfusion ou | 16,78 € | GEN |
| MIDAZOLAM VIATRIS 5 mg/ml, solution injectable ou rectale | 5 mg | solution injectable pour perfusion ou | 16,78 € | GEN |
| MIDAZOLAM AGUETTANT 1 mg/ml, solution injectable | 1 mg | solution injectable pour perfusion ou | 16,78 € | GEN |
| MIDAZOLAM PANPHARMA 5 mg/ml, solution injectable | 5 mg | solution injectable | — | GEN |
| MIDAZOLAM KALCEKS 5 mg/mL, solution injectable/pour perfusion | 5 mg | solution injectable ou pour perfusion | — | GEN |
| MIDAZOLAM PANPHARMA 1 mg/ml, solution injectable | 1 mg | solution injectable | — | GEN |
| MIDAZOLAM KALCEKS 1 mg/mL, solution injectable/pour perfusion | 1 mg | solution injectable ou pour perfusion | — | GEN |
Non. OZALIN 2 mg/mL, solution buvable en récipient unidose figure sur la liste I : sa délivrance exige une ordonnance, et le renouvellement n'est possible que si le prescripteur l'a explicitement mentionné.
Oui : 14 médicaments commercialisés en France contiennent la même substance active. Le premier générique listé, MIDAZOLAM VIATRIS 1 mg/ml, solution injectable ou rectale, est à 16,78 €.
OZALIN 2 mg/mL, solution buvable en récipient unidose appartient à la classe pharmacothérapeutique suivante : benzodiazépines. Son code ATC est N05CD08.