Ménopause : conduite à tenir

Bouffées de chaleur, traitement hormonal, sécheresse vaginale · Gynécologie · Sources : CNGOF-GEMVi 2021

L’essentiel

Situations à explorer

Traitement hormonal : bénéfices et risques (CNGOF-GEMVi 2021)

ÉlémentDonnées
Bouffées de chaleurTraitement le plus efficace
OsPrévient la perte osseuse ; réduit les fractures de 20 à 40 % ; option de 1re intention pour prévenir l’ostéoporose en début de ménopause (risque faible à modéré)
Thrombose veineuseEstrogène oral : risque × 1,7 ; cutané : pas d’augmentation (avec progestérone ou dydrogestérone)
CardiovasculaireAVC ischémique augmenté par voie orale ; risque coronarien non augmenté, voire diminué, si début avant 60 ans ou moins de 10 ans après la ménopause
Cancer du seinRisque plus élevé avec estroprogestatifs qu’avec estrogènes seuls ; progestérone ou dydrogestérone limitent le surrisque (au moins < 5-7 ans)

Ordonnances types : ménopause

Traitement hormonal (femme non hystérectomisée)

Sécheresse vaginale

Conseils : bien vivre la ménopause

Questions fréquentes sur la ménopause

Faut-il une prise de sang pour diagnostiquer la ménopause ?

Non, dans la situation habituelle : le diagnostic est clinique, après 12 mois sans règles après 45 ans. Les dosages hormonaux ne sont pas utiles, même sous contraception.

Le traitement hormonal de la ménopause est-il dangereux ?

Ses risques dépendent du type, de la dose, de la voie, de la durée et de l’âge de début. L’estradiol en gel ou patch associé à la progestérone naturelle limite le risque de thrombose et de cancer du sein. Il est réévalué chaque année.

Combien de temps peut-on prendre un traitement hormonal ?

Il n’y a pas de durée maximale fixée : la poursuite dépend de l’indication et du rapport bénéfice/risque, réévalué régulièrement avec le médecin.

Quelles alternatives aux hormones pour les bouffées de chaleur ?

Certains antidépresseurs à faible dose (paroxétine, citalopram, escitalopram, venlafaxine), la gabapentine, la prégabaline, la clonidine, l’hypnose ou l’acupuncture ont montré une efficacité. Le fézolinétant est une option récente avec surveillance du foie.

L’Abufène (bêta-alanine) est-il efficace ?

Non : la revue des recommandations françaises de 2021 le classe parmi les traitements inefficaces sur les bouffées de chaleur, comme l’homéopathie ou la vitamine E.

Comment traiter la sécheresse vaginale ?

D’abord par des hydratants vaginaux et des lubrifiants, puis si besoin par des œstrogènes vaginaux à faible dose, qui ne nécessitent pas de progestatif. Après un cancer du sein, on privilégie les traitements non hormonaux.

Le traitement hormonal protège-t-il contre l’ostéoporose ?

Oui : il prévient la perte osseuse et réduit le risque de fracture de 20 à 40 %. Il peut être proposé en début de ménopause chez les femmes à risque de fracture faible à modéré.

Peut-on prendre un THM après une phlébite ?

Les estrogènes par voie orale sont contre-indiqués. Un estradiol par voie cutanée associé à la progestérone peut se discuter après avis d’un expert.

Voir aussi sur ordonnance.net

Sources et recommandations

  1. CNGOF · GEMVi — Management of postmenopausal women : CNGOF and GEMVi clinical practice guidelines (Maturitas 2022;163:62-81) (2021-2022)
  2. CNGOF · GEMVi — Ménopause et risque thromboembolique (Gynecol Obstet Fertil Senol 2021;49:455-61) (2021)
  3. CNGOF · GEMVi — Alternatives non hormonales aux bouffées de chaleur (Gynecol Obstet Fertil Senol 2021;49:373-93) (2021)
  4. CNGOF · GEMVi — Syndrome génito-urinaire de la ménopause (Gynecol Obstet Fertil Senol 2021;49:394-413) (2021)
  5. ANSM — Veoza (fézolinétant) : risque de lésion hépatique et surveillance de la fonction hépatique (Mai 2025)
  6. ANSM — Base de données publique des médicaments : RCP d’Oestrodose, Utrogestan, Physiogine (Consulté en octobre 2026)