Colique néphrétique : conduite à tenir

AINS, signes de gravité, calcul, prévention · Urologie, Urgences · Sources : AFU 2022-2023

L’essentiel

Colique néphrétique compliquée : urgences

Diagnostic de la colique néphrétique

Taille du calculExpulsion spontanée à 20 semaines
0 à 3 mm98 %
4 mm81 %
5 mm65 %
6 mm33 %
Plus de 6 mm9 %

Traitement de la colique néphrétique

Recommandation (AFU 2022)Force
AINS en alternance avec le paracétamol en première ligneForte (A)
Opioïdes en seconde ligneB
Alphabloquant après l’analgésie initialeB
Traitement expulsif si calcul urétéral unique de 5 à 10 mm ; alphabloquant de préférenceA
Lidocaïne intraveineuseNon recommandée
Fièvre ou anurie : drainage des urines + antibiotiqueAccord d’experts

Ordonnances types pour la colique néphrétique

Colique néphrétique simple

Imagerie et biologie

Traitement expulsif (hors AMM)

Analyse du calcul et bilan

Conseils au patient : colique néphrétique

Questions fréquentes sur la colique néphrétique

Quel traitement pour une colique néphrétique ?

Un anti-inflammatoire non stéroïdien en alternance avec le paracétamol en première ligne, sauf contre-indication, puis un opioïde si la douleur persiste. Une colique compliquée (fièvre, anurie, douleur rebelle) relève des urgences.

Faut-il boire beaucoup pendant une colique néphrétique ?

Non : pendant la crise, il faut boire normalement ; l’hyperhydratation n’accélère pas l’expulsion du calcul. En revanche, après la crise, boire plus de 2 litres par jour prévient les récidives.

Quand faut-il aller aux urgences pour une colique néphrétique ?

En cas de fièvre ou de frissons (infection en amont d’un calcul), d’absence d’urines, de rein unique, de grossesse ou de douleur non soulagée par le traitement.

Quel examen pour une colique néphrétique ?

Le scanner abdomino-pelvien sans injection est l’examen de référence ; il est réalisé immédiatement en cas de fièvre, de rein unique ou de doute diagnostique. L’échographie est privilégiée pendant la grossesse.

Un calcul de 6 mm peut-il s’éliminer seul ?

Parfois : environ un tiers des calculs de 6 mm s’éliminent spontanément, contre 65 % à 5 mm. Pour un calcul de 5 à 10 mm, un traitement expulsif par tamsulosine (hors AMM) peut être proposé.

Pourquoi faut-il analyser le calcul ?

Parce que sa composition oriente la cause et la prévention des récidives, qui touchent environ la moitié des patients à 5 ans. L’analyse se fait par spectrophotométrie infrarouge.

Faut-il supprimer les produits laitiers après un calcul ?

Non : un apport normal en calcium (800 à 1 000 mg par jour) est recommandé ; c’est l’excès de sel et de protéines animales qu’il faut limiter, avec une diurèse de plus de 2 litres par jour.

Comment éviter une nouvelle colique néphrétique ?

En buvant suffisamment pour uriner plus de 2 litres par jour, en répartissant les boissons y compris le soir, en limitant le sel à 8 g par jour, en modérant les protéines animales et en faisant le bilan prescrit après le premier calcul.

Voir aussi sur ordonnance.net

Sources et recommandations

  1. AFU · CLAFU — Prise en charge des calculs et de la lithiase urinaires : diagnostic, traitement, suivi et prévention secondaire (argumentaire) (Novembre 2022)
  2. SFMU · AFU — Actualisation 2008 de la 8e conférence de consensus : prise en charge des coliques néphrétiques de l’adulte dans les services d’urgences (Prog Urol 2009;19:462-73) (2008)
  3. ANSM — Base de données publique des médicaments : RCP de l’ibuprofène (Consulté en octobre 2026)